Aperçu de la version papier de Otaku Tōkyō isshūkan

Sortie de la version papier de Otaku Tōkyō isshūkan, guide de voyage de Tōkyō sous l’angle de la culture anime/manga

Après la version digitale, accessible en avant-première chez les libraires numériques dès la semaine dernière, la version “physique” de mon livre Otaku Tōkyō isshūkan est parue aujourd’hui !

Je suis le premier convaincu par les avantages du numérique, mais j’avoue que le support papier garde un charme indéniable : un livre, c’est aussi le plaisir du toucher, l’odeur qui se dégage des pages fraîchement imprimées, le bruit des pages que l’on tourne… une véritable expérience sensorielle, propre à chaque ouvrage.

Photo de famille de quelques-uns des supports sur lesquels Otaku Tōkyō isshūkan est disponible, c'est-à-dire iPad, iPhone, Kobo (et bien d'autres !)… et la fameuse édition papier !

Photo de famille de quelques-uns des supports sur lesquels Otaku Tōkyō isshūkan est disponible, c’est-à-dire iPad, iPhone, Kobo (et bien d’autres !)… et la fameuse édition papier !

Je suis vraiment ravi que mon texte ait pu bénéficier d’une édition aussi soignée, qui plus est avec une couverture pelliculée du plus bel effet ! Vous pouvez commander cette version papier au prix de 6.99 euros sur Amazon. Vous pourrez également retrouver l’ouvrage lors de deux événements auxquels je prendrai part en juin :

  • le 12 juin à la bibliothèque Emilienne Leroux – Nantes
  • les 23 et 24 juin au salon “Passion Japon” – Île de Versailles, Nantes

Que les lecteurs optent pour l’édition numérique ou physique, j’espère vraiment qu’ils apprécieront cette expérience, et qu’ils ressentiront toute la passion que j’ai mise dans la préparation de ce livre !

Bandeau de Otaku Tōkyō isshūkan

Otaku Tōkyō isshūkan, mon guide de voyage de Tōkyō sous l’angle de la passion manga

C’est avec beaucoup d’émotion et d’enthousiasme que j’entame la promotion de Otaku Tōkyō isshūkan, livre disponible aussi bien au format numérique que papier. Avec cet ouvrage, j’ai voulu proposer une visite de la capitale japonaise en harmonie avec la passion de l’animation japonaise et du manga que je porte dans le coeur depuis tant d’années.

Couverture de Otaku Tōkyō isshūkan

Couverture de Otaku Tōkyō isshūkan

Cette sortie fait sens à plus d’un titre. Après la parution de Workaholic, j’ai souhaité proposer un nouveau livre, Otaku Tōkyō isshūkan. J’avais envie de partager mon enthousiasme pour la capitale japonaise. Je ne connais pas de cité qui intègre aussi bien la culture “otaku” : des mangas aux dessins animés en passant par les jeux vidéos… le coeur de la ville semble battre à l’unisson avec sa pop-culture. Ce nouvel ouvrage est une invitation au voyage. Une incitation à découvrir les rues de Tōkyō sous l’angle de la culture “manga”. J’espère sincèrement qu’il saura satisfaire les amateurs du Japon !

Retrouvez Otaku Tōkyō isshūkan : 

Bandeau pour Macross Frontier Itsuwari no Utahime

Macross Frontier Gekijō-ban ~Itsuwari no Utahime~ (Macross Frontier the Movie: The False Songstress)

À quoi tient mon attrait pour Macross ? Un savant mélange de mécha, de triangle amoureux, de caractères bien trempés et, surtout, de musique. Macross Frontier, dernier univers en date placé sous ce label, m’avait de suite séduit par ses chansons (et son générique interprété par Māya Sakamoto) et par sa réalisation léchée. Le produit tenait ses promesses, même si le personnage principal (Alto) faisait pâle figure face aux deux figures féminines. L’une, Sheryl, était élégante et entreprenante, tandis que la seconde, Ranka, restait plus naïve, parfaite image de femme-enfant. Alto allait-il réussir à y trouver sa reine de coeur ?

Visuel promotionnel pour la série animée Macross Frontier diffusée du Japon entre avril et septembre 2008

Visuel promotionnel pour la série animée Macross Frontier diffusée du Japon entre avril et septembre 2008

Après le succès de la série de 25 épisodes, Macross Frontier s’est vu décliné en deux longs-métrages. Le premier (Macross Frontier Gekijō-ban ~Itsuwari no Utahime~, ou Macross Frontier the Movie: The False Songstress) est sorti dans les cinémas japonais le 21 novembre 2009, puis en DVD et Blu-ray en octobre 2010. Le second est arrivé dans les salles obscures nipponnes le 26 février 2011, puis en DVD et Blu-ray au Japon le 20 octobre 2011.

Les films rebattent les cartes, en reprenant certes les mêmes personnages, mais en les plaçant dans des situations (légèrement) différentes. Ni résumé, ni intrigue totalement originale, le scénario suit le même fil rouge que la série. À savoir l’apparition de mystérieux extra-terrestres qui mettent en péril les stations orbitales sur lesquelles vivent désormais les humains. Mais les producteurs ont su s’adapter à la contrainte d’un long-métrage de cinéma, en évitant des scènes d’exposition excessivement longues (et dommageables au niveau du rythme).

Itsuwari no utahime saura plaire au fan comme au néophyte, en offrant un séjour bref, mais intense, en plein coeur de la saga Macross Frontier. Les personnages sont fidèles à leur alter-ego de la série. Les spectateurs se déchireront une nouvelle fois pour savoir qui, de Ranka ou de Sheryl, devrait avoir les faveurs d’Alto. Un petit jeu auquel il est sympathique de se prêter. Justement, Sheryl illumine la scène, avec de nouvelles chansons qui restent en tête longtemps après le générique de fin (Universal Bunny, Obelisk) et des mises en scène flamboyantes (à l’image de la transformation de son auditorium de concert en navire de proue).

Jaquette du CD Universal Bunny par Sheryl Nome/May'n, sorti peu avant le premier film de Macross Frontier

Jaquette du CD Universal Bunny par Sheryl Nome/May'n, sorti peu avant le premier film de Macross Frontier

Une nouvelle fois, la franchise Macross Frontier fait ainsi l’objet d’une belle exploitation : un CD spécial, signé Sheryl Nome, avait fait son apparition dans les bacs japonais juste avant l’arrivée dans les salles du premier long-métrage. Et nous savons déjà qu’un autre album nous attend en décembre prochain, quelques mois avant la projection de la conclusion de la saga. “Commercial”, diront certains rabats-joies ? Oui, peut-être, mais pourquoi bouder son plaisir quand l’ensemble est si bien mené ? Et l’un des talents des Japonais se révèlent là : parvenir à faire vivre une franchise au-delà des seuls événements que représente la sortie d’un film ou d’un DVD. Des albums des personnages de la série, en passant par ceux des interprètes de ces mêmes personnages (May’n et Megumi Nakajima, qui ont entamé ainsi une belle carrière), sans oublier le DVD du concert “live” donné en l’honneur de l’univers, le public a pu profiter d’au moins une sortie notable chaque trimestre ! Cela fait maintenant plus de 4 ans que le volet “Frontier” s’est ouvert et parvient à conserver l’intérêt des fans. On espère que cela va durer, et qu’à l’instar de May’n (qui a donné un concert à Japan Expo 2011 et qui se produira à nouveau sur scène à Paris en septembre 2012), Megumi Nakajima, Māya Sakamoto ou encore Yōko Kanno rendront visite prochainement à leurs fans français.

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L’Arc~en~Ciel – 20th L’Anniversary WORLD TOUR 2012 : de retour du concert au Zenith de Paris

Quatre ans… c’est le temps qu’il aura fallu attendre pour revoir en France L’Arc~en~Ciel, groupe phare de la scène pop-rock japonaise. Lors de sa première prestation hexagonale, en 2008, Hyde, Tetsu, Ken et Yukihiro (le chanteur, bassiste, guitariste et percussionniste) avaient promis qu’ils reviendraient fêter les 20 ans de leur composition. Ils n’ont pas menti. Et le spectacle était à la hauteur de nos espérances !

Forcément, il s’en est est passé des choses en quatre ans.

Pour ce nouveau passage de l'Arc~en~Ciel au Zenith de Paris, le décor était peut-être sobre, mais les jeux de lumières étaient renversants.

Pour ce nouveau passage de l'Arc~en~Ciel au Zenith de Paris, le décor était peut-être sobre, mais les jeux de lumières étaient renversants.

Même s’il ne semble pas vieillir (et c’est la grande surprise de la soirée !), le public français a mûri. Cela se sent dans sa participation tant physique que vocale. Ainsi les spectateurs s’équipent désormais en glowsticks, ces bâtons de lumière qui permettent de battre le rythme avec les musiciens. L’ambiance en est radicalement modifiée, les séquences de noir profond laissant transparaître des lumières diffuses dans la salle. Surtout, la connaissance des chansons – et de leurs paroles – est bien meilleure. Évidemment, cela ne veut pas forcément dire que tous les Français apprennent le japonais. Mais les venues régulières d’artistes japonais et la diffusion quotidienne de clips de jpop sur la chaîne de télévision Nolife concourent grandement à la démocratisation de la musique et des textes qui vont avec. Du coup, l’atmosphère dans le public était très différente de celle de 2008 : quand les spectateurs avaient alors l’impression de vivre l’expérience unique d’une vie, ils savent désormais que la rencontre pourrait se reproduire… et ont à coeur de communier avec leurs idoles sans penser au lendemain.

Pour animer un des intermèdes vocaux, Ken était venu avec quelques cadeaux pour Hyde.

Pour animer un des intermèdes vocaux, Ken était venu avec quelques cadeaux pour Hyde.

De leur côté, les membres de L’Arc~en~Ciel paraissaient beaucoup plus détendus et heureux d’être là. Alors que la performance de 2008 en France paraissait être un excellent coup de pub’ vis-à-vis du public japonais, le spectateur hexagonal avait paru abandonné au niveau de la communication autour de l’événement. Il en était de même de la distribution alors très lacunaire des albums studios en magasins (physiques et virtuels). Depuis, les choses ont bien changé : les nouvelles sorties de l’Arc~en~Ciel bénéficient d’une diffusion hexagonale (voire européenne) et la tournée mondiale a fait l’objet d’une campagne publicitaire dans les différents pays visités. Mine de rien, cela fait plaisir de voir une publicité pour le groupe dans un magazine bien français tel que Les Inrockuptibles. L’aura de l’Arc~en~Ciel dépasse depuis longtemps les frontières de l’archipel nippon, ce que les quatre piliers du groupe semblent désormais comprendre, apprécier et défendre. Il n’y a qu’à voir, pendant le concert, leurs efforts pour parler français lors des intermèdes vocaux.

Durant la performance magistrale de l'Arc~en~Ciel sur Niji, des plumes descendaient du ciel, renforçant la grâce de la fin de concert.

Durant la performance magistrale de l'Arc~en~Ciel sur Niji, des plumes descendaient du ciel, renforçant la grâce de la fin de concert.

À l’issue d’une prestation dense, spectaculaire et intense, L’Arc~en~Ciel paraît désormais se positionner sciemment comme le groupe phare du rock japonais. On ne peut que s’en réjouir et espérer que le Roi saura défendre sa couronne lors des années à venir. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts pour que la Reine de la pop japonaise, Hamasaki Ayumi, envisage à son tour de nous rendre une petite visite !

Quelques photos “bonus” pour terminer :

Lors de leurs interventions, les membres du groupe ont fait l'effort de parler en français. Ici, Ken s'apprête à révéler les cadeaux qu'il a amenés pour Hyde.

Lors de leurs interventions, les membres du groupe ont fait l'effort de parler en français. Ici, Ken s'apprête à révéler les cadeaux qu'il a amenés pour Hyde.

Hyde, heureux avec les Tour Eiffel que lui a ramenées Ken… mais encore plus par celle remplie d'alcool.

Hyde, heureux avec les Tour Eiffel que lui a ramenées Ken… mais encore plus par celle remplie d'alcool.

Tetsu, magistral à la basse, a semblé beaucoup plus apprécier ce concert parisien qu'en 2008.

Tetsu, magistral à la basse, a semblé beaucoup plus apprécier ce concert parisien qu'en 2008.

Final éblouissant sur Niji

Final éblouissant sur Niji

Couverture du tome 1 d'Un Prince à Croquer de Patricia Lyfoung

Un prince à croquer, une nouvelle série BD jeunesse à déguster

C’est avec la Rose Écarlate que Patricia Lyfoung s’est fait connaître du grand public. En 2010, elle a signé le scénario de Comme ton Ombre, avec Manboou au dessin. Aujourd’hui, nous pouvons explorer une autre facette de son univers avec une nouvelle série dont elle est à la fois scénariste et dessinatrice : Un Prince à Croquer. L’histoire se situe à notre époque. On suit le dilemme du Prince Nicolas auquel ses parents posent un ultimatum : il devra se marier pour ses 26 ans ou abdiquer. Ne connaissant absolument pas la femme qui lui est promise, il préfère s’enfuir à Paris avec un de ses gardes du corps. Là-bas, il va croiser la route de Margot, une jolie parisienne qui n’a qu’une passion : la cuisine. Celle-ci est dotée d’un très fort caractère, et la rencontre avec le prince, qui cherche à passer incognito, ne manquera pas de sel.

Un Prince à Croquer est évidemment disponible au format papier en librairie, mais également au format électronique sur l'iBookStore d'Apple (iPhone/iPad)

Un Prince à Croquer est évidemment disponible au format papier en librairie, mais également au format électronique sur l'iBookStore d'Apple (iPhone/iPad)

L’intrigue ne manque pas de faire écho à l’actualité. Comment ne pas reconnaître un peu du Prince Albert de Monaco ou de William d’Angleterre dans le personnage principal de cette aventure ? Comment ne pas sentir dans la passion de Margot le même enthousiasme pour la cuisine que celui témoigné par les candidats de jeux télévisés tels que Top Chef ou MasterChef ? Le mélange des genres n’en est que plus plaisant. On retrouve immédiatement le dessin dynamique et fin de Patricia Lyfoung. Cela fait bien plaisir de voir son trait s’épanouir dans un univers contemporain. Cerise sur le gâteau, de petites surprises se cachent parfois au coin des cases, telles ces références à Maison Ikkoku, Star Trek ou Terminator.

Gageons qu’Un Prince à Croquer se fera facilement une place dans l’univers de la BD jeunesse. Le titre le mérite. Mon seul regret : devoir attendre un an avant de lire la suite. Mais, après tout, c’est bien normal car La Rose Écarlate se poursuit en parallèle, et nous pourrons en découvrir le prochain tome à l’automne. Rares sont les auteurs qui arrivent à tenir un tel rythme !

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Release of the English edition of our one-shot manga Workaholic on iBookStore

Yesterday was full of great news for our publishing house, Univers partagés éditions: the English edition of Workaholic released officially on iBookStore, and we benefited from two new papers in the press (Nantes-Actu.info and Journal du Japon). That’s very exciting to see the enthusiasm among readers and people around us.

Now that Workaholic is available in English, we hope a wide range of readers will enjoy our eBook. In a few words: Workaholic is a one-shot comic-book that I wrote and which has been brilliantly illustrated by Rosalys. The French version has been released two weeks ago, and now the English version can be downloaded for free on the iBookStore. If you’re looking for a short manga to read on your iPad, feel free to download our story.

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

The description of the book follows:

Amina works as an executive in a state-of-the-art IT company. She joined that company right after getting her degree and progressively climbed up through the ranks. Greater responsibilities also imply greater pressure. Amina spares no effort working overtime. And it’s not unusual for her to leave the office around midnight. But strange events will occur on a stormy night…

A complete story, as a tribute to josei manga.
“Lady” Collection, comic book, 32 pages.
Translated from French by Nocturnal Azure.

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

Sortie de la version anglaise de Workaholic et parution de deux articles dans la presse

Journée pleine d’actualité hier pour Univers partagés éditions avec la sortie de l’édition anglaise de Workaholic sur l’iBookStore d’une part, la parution de deux articles dans la presse sur notre projet d’autre part.

Nous espérons que cette traduction anglaise permettra à un plus large public de découvrir notre histoire ! En attendant de bien mesurer l’impact de cette version, nous sommes ravis de constater l’enthousiasme que génère notre approche.

Nantes-actu.info nous a gratifié d’un joli article avec du “média enrichi” pour présenter Workaholic et, plus généralement, notre démarche.

Article de Nantes-Actu sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Article de Nantes-Actu sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Le Journal du Japon, de son côté, s’interroge sur la place du manga numérique dans le paysage éditorial.

Article de Journal du Japon sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Article de Journal du Japon sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Aperçu de Workaholic sur iPad

Parution de la première BD numérique d’Univers partagés sur iBookStore

La création de l’association Univers partagés reposait sur une volonté forte : défendre et promouvoir la création dessinée. Assez rapidement, un pan important de notre action s’est porté sur l’événementiel, avec la participation à différents événements ponctuels ou récurrents (CinéManga avec la Bibliothèque Municipale de Nantes ; Bulles de Mangas avec la FNAC de Nantes ; le pôle asiatique des Utopiales).

Alors que l’association va fêter ses 5 ans en 2012, Rosalys et moi avons souhaité explorer un nouveau champ, celui de l’édition (tant digitale que papier). Au programme, des oeuvres inédites qui paraîtront à partir du printemps. Depuis plusieurs mois, les projets avancent. Mais il est encore trop tôt pour vous en dire plus sur leur contenu et leur forme.

Les ouvrages exclusifs d'Univers partagés paraîtront dans les prochains mois.

Les ouvrages exclusifs d'Univers partagés paraîtront, au format papier et en numérique, dans les prochains mois.

Enthousiasmés tant par ces nouvelles perspectives que par l’effervescence dans le numérique, nous avons eu envie de donner aux lecteurs un avant-goût de notre futur catalogue. Profitant à la fois de cette période de passion autour de la BD que représente le festival d’Angoulême et de la sortie de iBooks Author, nous avons le plaisir de vous inviter à télécharger gratuitement, sur vos iPads, Workaholic (une version adaptée à d’autres liseuses sortira ultérieurement). Il s’agit d’un titre que nous avions réalisé dans le cadre des 23h de la BD 2008 (il est d’ailleurs possible de revivre l’événement heure par heure). En adaptant cette BD sur iPad, nous avons voulu lui fournir un écrin plus adapté à la lecture qu’un écran d’ordinateur.

Nous espérons que vous suivrez avec plaisir notre nouvel horizon !

Aperçu de Workaholic dans l'iBookStore

Aperçu de Workaholic dans l'iBookStore

Pour en savoir plus :

Phineas et Ferb

La série animée Phinéas et Ferb : la nouvelle réussite télévisuelle de Disney

Beaucoup ne perçoivent les activités de Disney qu’à travers ses longs-métrages, ses bandes dessinées (principalement Le Journal de Mickey, dont le lectorat est toutefois moindre que dans le passé) et ses parcs d’attraction. Pourtant, l’entreprise américaine a su diversifier ses productions au cours des quinze dernières années. Les années 90 ont marqué de nombreuses incursions sur le marché du “direct-to-video” (en témoignent les suites au Roi Lion, Aladdin ou encore Pocahontas sorties directement en VHS) et de la télévision. La gestion de chaînes de télévision nécessite de disposer de programmes adaptés à ce mode de diffusion. Ce qui passe par l’achat d’oeuvres extérieures, ou de produire ses propres séries et téléfilms. C’est le choix qu’a fait Disney, avec plusieurs réussites populaires : Lizzie McGuire, Hannah Montana ou encore High School Musical. Beaucoup de séries “live”… Disney aurait-il abandonné le champ des séries animées après les succès que furent La Bande à Picsou (Duck Tales), Tic et Tac, Rangers du Risque (Chip ‘n Dale Rescue Rangers) et Super Baloo (Talespin) ? Que nenni ! La meilleure preuve en est Phinéas et Ferb (Phineas and Ferb), en cours de diffusion sur Disney Channel.

Phinéas et Ferb, leur ornithorynque Perry, et Candice

Phinéas et Ferb, leur ornithorynque Perry, et Candice

Phinéas et Ferb repose sur un univers original, inventé par Dan Povenmire and Jeff “Swampy” Marsh. Sa diffusion a débuté en 2007. La série compte déjà plus de 100 épisodes (répartis en 3 saisons) et un téléfilm, sachant qu’une 4e saison est d’ores et déjà en préparation.

Depuis quelques semaines, je me suis pris d’affection pour ce titre résolument créatif et dynamique. Il s’avère à la fois très respectueux de la tradition “Disney” – de par la qualité de l’animation ou l’intégration de 1 ou 2 performances musicales dans chaque épisode – et moderne dans sa construction. Chaque épisode d’une vingtaine de minutes paraît, à première vue, suivre le même schéma : Phinéas et Ferb, deux demi-frères, regorgent d’idées pour occuper leurs vacances d’été et construisent une nouvelle invention géniale. Leur demi-soeur, Candice (Candace dans la version originale), s’évertue à faire prendre conscience à sa mère des frasques de ses frères. Pendant ce temps, leur ornithorynque, Perry part mener sa double-vie : en effet, il est un agent secret chargé de contrer les plans du savant (pas si) maléfique, le Docteur Heinz Doofenshmirtz. Les deux trames se développement généralement en parallèle, pour se rejoindre. Sans jamais que Phinéas et Ferb ne réalisent les occupations de Perry. Et Candice échoue toujours à convaincre sa mère des activités de ses frères.

Ce schéma récurrent pourrait s’essouffler. Mais les scénaristes font preuve d’une inventivité à toute épreuve (bien malin celui qui peut prédire le dénouement de chaque aventure). Et savent s’amuser avec les attentes du spectateur, quitte à le dérouter (à l’instar de l’épisode où Candice finit par ouvrir les yeux de sa mère sur les actions de Phinéas et Ferb)… Mais cela se fait toujours dans la bonne humeur et dans un grand respect de l’ambiance de la série. Les chansons sont distillées à bon escient et, comme toujours avec Disney, adaptées très fidèlement en français.

Perry l'ornithorynque, Phinéas et Ferb dans le téléfilm qui leur est dédié.

Perry l'ornithorynque, Phinéas et Ferb dans le téléfilm qui leur est dédié.

Cette réussite générale trouve son point culminant dans le téléfilm Phinéas et Ferb, le film : Voyage dans la deuxième dimension (Phineas and Ferb, the Movie: Across the 2nd Dimension). À noter qu’un long-métrage pour le cinéma est prévu pour 2013. Mais pour en revenir au téléfilm, celui-ci dure 1h17 et a été diffusé en 2011. Il fait bouger quelques lignes dans la structure de la série, notamment en ce qui concerne le caractère des personnages (on comprend mieux l’état d’esprit de Phinéas) et leur passé. Pouvant être vu indépendamment de la série, il regorge toutefois de nombreux clins d’oeil à de précédents épisodes. Surtout, il bénéficie de moyens supplémentaires et s’avère une parfaite illustration de ce que cet univers a de meilleur à donner.

Oeuvre de fiction, Phinéas et Ferb n’en est pas moins ancrée dans notre époque : Phinéas, Ferb et Candice vivent dans une famille recomposée. Le docteur Doofenshmirtz, pour sa part, est divorcé et accueille parfois sa fille Vanessa avec qui il entretient une relation compliquée. “La vie a beau être difficile parfois, l’important est de continuer à savoir s’amuser“, tel est l’un des messages que distille la série. Un propos qui fait du bien dans un monde qui cède de trop au cynisme.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce titre, à l’instar de la présence d’Ashley Tisdale et Mitchell Musso dans l’équipe de doublage de la version originale, le charisme fou de Perry l’ornithorynque, etc. Mais, pour conclure, je dirais juste que ce n’est pas un hasard si Phinéas et Ferb a reçu un Emmy Award pour son écriture. En effet, ce titre est issu d’une maturation de plus d’une quinzaine d’années chez ses deux créateurs. Qui plus est, il bénéficie du savoir-faire de Disney en termes de réalisation. Un diamant à l’état brut qui ne demande qu’à être plus largement découvert en France !

Fan-art de Perry l'ornithorynque, mon personnage préféré, par Rosalys

Fan-art de Perry l'ornithorynque, mon personnage préféré, par Rosalys

PS pour ceux qui auraient envie de se plonger dans les aventures de Phinéas et Ferb :

Extrait de la couverture de l'édition Shinzôban de Codename: Sailor V

Mise à niveau des effets graphiques de Codename: Sailor V pour la nouvelle édition du manga (Shinzōban)

Mise en vis-à-vis de l'ancienne édition française (à gauche) et de l'édition Shinzôban américaine (à droite) de Codename: Sailor V.

Mise en vis-à-vis de l'ancienne édition française (à gauche) et de l'édition Shinzôban américaine (à droite) de Codename: Sailor V.

Après avoir évoqué les évolutions apportées par Naoko Takeuchi aux planches originales de Sailor Moon pour l’édition Shinzōban, il est naturel de se pencher sur le cas de Codename: Sailor V. D’autant plus qu’en France, les nouvelles éditions de ces deux mangas paraîtront simultanément chez l’éditeur Pika à partir de juillet 2012.

Rappelons que le manga Codename: Sailor V est la préquelle de Sailor Moon. Il s’intéresse à une jeune fille pleine d’énergie, mais un peu tête de linottes, Minako Aino. Un personnage que l’on retrouvera plus tard dans Sailor Moon et qui deviendra Sailor Venus.

Codename: Sailor V a débuté en 1992 quelques mois avant Sailor Moon… et se terminera quelques mois après la fin du titre culte de Naoko Takeuchi. En effet, les deux titres se sont développés en parallèle, jusqu’en 1997 : Codename: Sailor V était publié dans le magazine Run Run, tandis que Sailor Moon faisait les beaux jours de Nakayoshi.

Sailor Moon a toujours bénéficié de plus d’attention que Sailor V, et cela transparaît de nouveau dans l’édition Shinzōban (ou Renewal Edition). Si la nouvelle édition de Sailor Moon témoigne de modifications conséquentes sur les cases du manga, celle de Codename: Sailor V ne se concentre que sur une mise à jour des effets graphiques.

Comparaison de l'ancienne édition française (à gauche - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine (à droite - publiée dans le sens "japonais") de Codename: Sailor V : on constate une modernisation du tableau des scores du jeu auquel Minako aime jouer.

Comparaison de l'ancienne édition française (à gauche - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine (à droite - publiée dans le sens "japonais") de Codename: Sailor V : on constate une modernisation du tableau des scores du jeu auquel Minako aime jouer.

Ici, Naoko Takeuchi a effectué des changements plus légers, principalement sur les trames. Si cela ne remet évidemment pas en cause le bien-fondé de cette réédition, cela souligne encore une fois combien le travail sur Sailor Moon est exceptionnel et digne d’intérêt !

Comparaison de l'ancienne édition française (à gauche - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine (à droite - publiée dans le sens "japonais") de Codename: Sailor V : les différences concernent les trames et la nouvelle édition apporte des modifications au niveau des "effets spéciaux".

Comparaison de l'ancienne édition française (à gauche - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine (à droite - publiée dans le sens "japonais") de Codename: Sailor V : les différences concernent les trames et la nouvelle édition apporte des modifications au niveau des "effets spéciaux".