Formation sur Twitter dans le cadre du Printemps d'UNIT

Comment tirer profit des dynamiques des réseaux sociaux pour soutenir l’enseignement et l’apprentissage ? Formation au Printemps d’UNIT 2012.

À l’occasion du Printemps d’UNIT 2012, j’étais invité, ce jeudi 24 mai, à donner une formation sur les réseaux sociaux en pédagogie. Intitulée “Twitter, Google+ et compagnie : comment tirer profit des dynamiques des réseaux sociaux pour soutenir l’apprentissage ?“, cette intervention de 4 heures visait à permettre aux participants de :

  • Identifier le réseau social adapté au soutien de leur dispositif pédagogique
  • Déterminer les configurations optimales pour l’intégration d’une composante “réseaux sociaux” dans leurs enseignements
  • Initier des interactions enseignant/apprenant grâce aux réseaux sociaux

L’enjeu que représentent les réseaux sociaux pour l’enseignement supérieur n’est plus à démontrer : 83% des 15-24 ans possèdent un compte sur Facebook, selon l’étude (réalisée du 14 au 23 décembre 2010) de l’Ifop sur l’accès des Français à Internet. Ces réseaux bénéficient nativement des faveurs des étudiants. Mais au-delà d’un usage à titre exclusivement privé, il importe que les jeunes développent une bonne maîtrise de leur identité numérique et soient capable de tirer profit des réseaux sociaux tant dans le cadre de leurs études que dans leurs relations professionnelles.
Les réseaux sociaux apparaissent comme des structures très intéressantes pour construire des communautés d’apprentissage. Au cours de cette formation, nous avons balayé la diversité des réseaux sociaux existants, avec leurs usages associés. Nous nous sommes concentrés notamment sur leur utilisation dans le cadre de dispositifs pédagogiques dédiés. Nous avons illustré notre propos à partir d’exemples tirés des expériences que nous menons depuis plusieurs années à l’École Centrale de Nantes.

Le diaporama support de cette formation est visible ci-dessous. J’en profite pour rappeler qu’une captation d’un précédent exposé (donné en février 2012), centré sur l’utilisation de Twitter en enseignement, est également disponible en ligne.

Exemple d'échanges sur Twitter pendant la matinée du e-learning

Les réseaux sociaux en enseignement supérieur. Exposé à la Matinée du E-Learning.

Voilà plusieurs années que je mène différentes expériences autour de l’usage des réseaux sociaux à des fins pédagogiques. Il faut dire que je suis passionné de longue date par les potentialités qu’Internet a ouverte en termes de communication, d’échanges et de co-construction de ressources.

Faisant suite à ces expérimentations, j’ai eu le plaisir d’être invité à intervenir lors de la Matinée du E-learning du 3 février 2012, organisée à l’EM Lyon. L’événement avait pour thème “Twitter dans l’enseignement supérieur“.

Au cours de ma présentation, j’ai dressé le bilan des initiatives intégrant  l’usage de réseaux sociaux (notamment Twitter) dans des dispositifs pédagogiques déployés à l’École Centrale de Nantes depuis 2009. Mon diaporama peut être consulté (et téléchargé) en ligne. Mon exposé était relativement similaire à celui que j’avais donné, deux semaines auparavant, dans le cadre de la réunion des responsables TICE de la région Pays de la Loire. Si vous avez raté mon intervention à Lyon, je vous invite donc à découvrir mon propos dans la vidéo qui suit.

Ma conférence était suivie d’un exposé de Yann Bergheaud, juriste et responsable du e-learning à l’Université de Lyon 3. Il a apporté un regard complémentaire sur les enjeux légaux liés à l’usage d’un réseau social tel que Twitter en pédagogie. Il a notamment évoqué :

  • le droit d’auteur sur un tweet : dès qu’un tweet témoigne de la personnalité de l’auteur, il est protégé par le droit d’auteur. Il en découle que, dans une application stricte de la loi, l’auteur d’un tweet pourrait exiger de contrôler toute copie (retweet) ou modification de son propos initial de 140 caractères.
  • la question de la propriété d’un compte Twitter d’institution géré par un community manager contractuel. Cela ne semblerait pas poser de problème dans le cas d’un compte Twitter institutionnel tenu par un agent contractuel dont la principale mission inscrite à son contrat serait l’animation de l’identité numérique de l’établissement sur les réseaux sociaux. Ce serait moins évident dans le cas où l’animation du compte ne figurerait pas dans le contrat (avec une possibilité pour l’animateur du compte d’en revendiquer la propriété ?). En tout cas, le sujet paraît chaud aux Etats-Unis.
Après un certain nombre de mises en garde, Yann Bergheaud a modulé son discours en expliquant que le travail d’un juriste, c’est de montrer le pire, autrement dit tout ce qui peut arriver. Après, en tant qu’utilisateur, il s’agit de faire une analyse du risque. Et, dans le contexte de l’enseignement supérieur, le risque est modéré.
Il reste toutefois important de sensibiliser les étudiants au problème de la maîtrise de leurs données. Et de réfléchir, pour un passage à l’échelle de ces expérimentations, aux moyens logistiques et techniques qui permettraient aux établissements d’enseignement supérieur de proposer des solutions maîtrisables et traçables (telle l’installation, par exemple, de solutions libres sur leurs serveurs).

L’auditoire, composé d’une soixantaine de personnes, s’est en tout cas emparé avec passion de ces sujets. La matinée fut largement live-tweetée. De plus, certains participants ont réalisé une synthèse collaborative des échanges que je vous recommande.

Pendant les exposés, le public a partagé ses impressions en direct sur Twitter. Cela a contribué à la visibilité des échanges auprès d'un large public intéressé par les TICE, et pas uniquement envers l'auditoire présent à Lyon.

Pendant les exposés, le public a partagé ses impressions en direct sur Twitter. Cela a contribué à la visibilité des échanges auprès d'un large public intéressé par les TICE, et pas uniquement envers l'auditoire présent à Lyon.

Capture d'écran de MarkUs pour l'évaluation d'un document PDF

Apports de MarkUs pour l’évaluation des travaux des étudiants. Exposé au Learning Lab Centrale Lyon/EMLyon.

Ce vendredi 3 février, j’ai été invité à faire une présentation du logiciel libre MarkUs à un panel d’enseignants de l’École Centrale de Lyon et de l’ECAM. MarkUs est une application web qui permet aux étudiants de déposer leurs rapports et leur code, puis aux enseignants de tout corriger en ligne à travers un simple navigateur ! Pour rappel, le projet a reçu la mention spéciale des Trophées des Technologies Éducatives 2011.

Cette présentation s’est tenue dans les locaux du Learning Lab, lieu d’échange et de partage d’expériences tenu par l’École Centrale de Lyon et l’EMLyon. Le diaporama que j’ai diffusé pour l’occasion figure ci-dessous.

L’auditoire semble avoir été sensible au fait que MarkUs nous permette de mieux structurer le processus de rendu des compte-rendus par les étudiants, correction et évaluation par les enseignants, retour vers les élèves de la version annotée par les enseignants. J’ai pu sentir une forte demande envers des fonctionnalités qui font l’objet de nos efforts actuels, notamment :

  • L’aide à la correction, à travers la possibilité pour l’enseignant de savoir si le code soumis par les élèves dans le cadre de TP d’informatique passe – ou non – une série de tests unitaires ;
  • La détection de plagiat ;
  • L’extension de MarkUs à d’autres matières que les enseignements d’informatique.

J’espère que mon exposé aura suscité des vocations et que de nouveaux enseignants auront envie d’utiliser MarkUs !

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La contribution d’étudiants de Centrale Nantes à des projets libres. Exposé à l’IRILL.

La philosophie du logiciel libre (entre autres : libre utilisation, libre redistribution, possibilité de modification et d’amélioration itérative d’un programme) me tient à coeur depuis de nombreuses années. Ce n’est pas un hasard si, quand j’étais étudiant, j’avais été amené à travailler sur une étude bibliographique de ce domaine.

Une fois recruté à l’École Centrale de Nantes en 2008, je tenais à proposer aux étudiants des projets autour du libre. De fil en aiguille – grâce également à des élèves motivés et des communautés ouvertes aux contributions estudiantines -, nous avons pu bâtir une collaboration solide autour de deux logiciels, OpenOffice.org d’une part, MarkUs d’autre part. Nous en avons dressé un bilan publié lors du colloque QPES’2011. Faisant suite à cette action de valorisation, nous avons été invités par Roberto Di Cosmo, Albert Cohen et Ivaylo Ganchev à présenter notre dispositif lors de la journée “Logiciels libres et enseignement supérieur”. Cet événement passionnant et très sympathique s’est tenu le jeudi 2 février 2012 dans les locaux de l’IRILL à l’antenne parisienne de l’INRIA. J’étais accompagné de Nelle Varoquaux et Benjamin Vialle qui ont participé à ces projets en tant qu’étudiants, et qui poursuivent leur action en tant que mentor maintenant qu’ils sont diplômés. Lors de l’intervention que nous avons réalisée ensemble, ils ont apporté un regard complémentaire sur ces projets, à la fois sur le défi (et l’apport) que cela représente et sur les tâches du mentor technique. Le diaporama de notre exposé figure ci-dessous.

Cette journée dédiée à l’intégration des logiciels libres dans l’enseignement supérieur constituait un événement rare et enrichissant. Il est remarquable de noter les ressemblances entre bon nombre d’expériences, notamment la récurrence du co-encadrement, avec un superviseur de l’équipe pédagogique d’une part, un mentor technique de l’équipe de développement d’autre part. Voici quelques pointeurs qui m’ont paru intéressants (je n’ai malheureusement pas pu assister à tous les échanges car je devais ensuite partir sur Lyon) :

  • L’Université Paul Sabatier et la communauté KDE ont proposé pendant 5 ans des projets libres aux étudiants, sous l’impulsion de Kevin Ottens.
  • La MIAGE de l’Université d’Evry dispose d’un projet dédié à la contribution des étudiants à des modules développés par la fondation Mozilla : le projet CoMETE concerne ainsi plusieurs dizaines d’élèves chaque année.
  • À l’Université de Paris VIII, Ivaylo Ganchev et Karine Mordal proposent depuis cette année aux étudiants de participer à des projets libres, notamment autour de VideoLAN.
  • Concernant VideoLAN/VLC, qui est justement un projet issu de l’École Centrale de Paris, Jean-Baptiste Kempf est revenu sur la génèse du logiciel. Un développement qui s’est éloigné de son établissement d’origine (malheureusement pour ce dernier), mais dont 80% des contributeurs restent des anciens élèves de Centrale Paris.
  • L’Université du Littoral dispose de la seule formation diplômante au niveau Master 2 dans le secteur du logiciel libre : le Master Ingénierie du Logiciel Libre, qui va changer de modalité à partir de la rentrée 2012 et devenir un cursus par apprentissage.

Il était bien plaisant de constater que les initiatives pour intégrer le libre dans les cursus d’enseignement supérieur ne sont pas isolées. Espérons que le mouvement ne fera que s’amplifier dans les prochaines années !

Micro à PRUN

Interview radio – My Web Generation sur la pédagogie numérique

My Web Generation est une émission radio dédiée aux sciences et technologies de l’information et de la communication, et à leur impact dans la société. Elle est diffusée chaque jeudi sur PRUN’ (92 FM à Nantes, ou accessible en ligne). J’ai eu le plaisir d’être invité à l’émission du 26 janvier 2012, sur le thème “la pédagogie numérique et les nouveaux outils d’apprentissage”, animée par Mathieu le Gac et Simon Robic. Je partageais le plateau avec Christian Colin, responsable du Centre d’Appui aux Pratiques d’Enseignement (CAPE) de l’École des Mines de Nantes.

Quelques jours avant, Apple venait de faire des annonces fortes en direction du secteur de l’enseignement : d’une part, le lancement d’une application dédiée iTunesU pour mieux mettre en valeur les programmes éducatifs, d’autre part la sortie de iBooks Author pour la création – entre autres – de manuels interactifs (ce même logiciel qui nous a permis de faire paraître notre BD Workaholic sur l’iBookStore en un temps record). L’actualité fournissait ainsi une belle matière à débat : Apple s’apprête-t-il à remporter le marché de l’éducation ? Que va modifier l’arrivée des tablettes numériques dans les salles de cours ? Comment les dispositifs pédagogiques vont-ils intégrer ces nouveaux matériels ?

Autant de questions qui furent au coeur de l’échange et que vous pouvez désormais écouter ci-dessous.


Exposé sur l’utilisation des réseaux sociaux (notamment Twitter) en pédagogie

À l’occasion de la réunion des correspondants TICE des Pays de la Loire de janvier 2012, j’ai été invité à donner un retour d’expérience sur mon utilisation des réseaux sociaux dans un contexte pédagogique. Cela fait maintenant plus de trois ans que je mène différentes expérimentations sur cette thématique, à travers notamment (mais pas uniquement) Twitter. Cet exposé était donc l’occasion de dresser un panorama des expériences menées à l’École Centrale de Nantes, de donner un aperçu des possibilités offertes par Twitter, et surtout de sa mise en oeuvre pratique dans un environnement d’apprentissage. Je vous invite à revoir, ci-dessous, mon intervention. J’y reviens en détails sur l’apport d’un tel dispositif, mais également ses limites et les leçons que nous en avons tirées.

Twitter permet d’aller du message vers une ressource pédagogique (un polycopié, un site de référence, etc.). L’enjeu, désormais, est d’aller de la ressource pédagogique vers les messages des étudiants. C’est ce que je souhaite continuer d’explorer avec Google+ dans le prolongement de mes premières expériences dans le domaine. Puis, dans un second temps, dans le cadre du projet UNIT qui vise à construire un réseau social autour de ressources pédagogiques avec différents niveaux de granularité.

You're no one if you're not on Twitter.

Projet UNIT : intégration et analyse de l’impact d’un réseau social dans le processus d’apprentissage

Une nouvelle année amène évidemment de nouveaux projets, échanges et collaborations. C’est en ce mois de janvier que débute véritablement le projet UNIT intitulé “Expérimentation d’usage d’un réseau social pour favoriser l’apprentissage” porté par le CAPE de l’École des Mines de Nantes, et rassemblant plusieurs acteurs français autour de la pédagogie et des réseaux sociaux. Cela fait plusieurs années maintenant que je mène des expériences novatrices avec les élèves-ingénieurs de l’École Centrale de Nantes autour des réseaux sociaux (notamment Twitter) dans un contexte d’apprentissage. C’est à ce titre que j’ai eu le plaisir d’être contacté, lors du montage du projet, pour participer à cette aventure.

Exemple d'échanges enseignant/étudiant via Twitter

Exemple d'échanges enseignant/étudiant via Twitter

Ce projet vise à utiliser un réseau social dans un processus d’apprentissage. Il s’agit, entre autres, de favoriser les interactions entre les élèves autour d’intérêts similaires – et donc de ressources pédagogiques communes. Nous nous intéresserons notamment à mesurer l’impact des réseaux sociaux sur l’acte d’apprentissage, en essayant d’en avoir une vision scientifique.

Nous ne partirons pas ici d’un réseau social existant. L’originalité – et la force – du projet consiste en effet à intégrer nativement une dimension sociale au coeur des supports pédagogiques mis à disposition des élèves. Autrement dit, les élèves accèderont à la ressource pédagogique via leur ordinateur ou leur téléphone portable et pourront interagir avec d’autres utilisateurs (qu’ils soient étudiants eux aussi, enseignants ou visiteurs extérieurs). Techniquement, c’est une combinaison des logiciels Scenari (chaîne éditoriale de conception et publication) et Elgg (réseau social) qui nous permettra de parvenir à nos fins.

Je devrais avoir l’occasion de revenir sur ce projet au cours des prochains mois !

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Revue de presse TICE – Journal des Grandes Écoles

Aperçu de l'article publié dans le numéro de décembre du Journal des Grandes Écoles

Aperçu de l'article publié dans le numéro de décembre du Journal des Grandes Écoles


J’ai eu la bonne surprise de découvrir, dans le numéro 60 (daté de décembre 2011) du Journal des Grandes Écoles, un article qui évoque plusieurs des actions sur lesquelles je travaille à Centrale Nantes :

  • Le prêt de Tablets PC aux apprentis du cursus “Centralien par apprentissage” pendant la durée de les 3 ans de leur apprentissage, ce qui leur permet ainsi de bénéficer d’un véritable “cartable numérique” pour leurs activités académiques, professionnelles et associatives ;
  • Le déploiement du logiciel MarkUs pour la gestion, l’annotation et l’évaluation des travaux rendus en informatique par les étudiants ;
  • Enfin, les expérimentations d’utilisation de réseaux sociaux, notamment Twitter, dans un contexte pédagogique.

Voilà qui fait toujours plaisir !

Mention spéciale des Trophées des Technologies Éducatives 2011 pour MarkUs

MarkUs primé aux Trophées des Technologies Éducatives

Mention spéciale des Trophées des Technologies Éducatives 2011 pour MarkUs

Mention spéciale des Trophées des Technologies Éducatives 2011 pour MarkUs

Mon collègue Guillaume Moreau, deux de mes anciens étudiants – Nelle Varoquaux et Benjamin Vialle – et moi avons eu la joie, hier, de recevoir la “mention spéciale” des 3èmes Trophées des Technologies Éducatives décernées au salon professionnel de l’éducation Educatec-Educatice. Nous avons été distingués pour une innovation que nous portons depuis plusieurs années avec l’Université de Toronto : l’application web MarkUs. Il s’agit d’une application permettant aux étudiants de déposer leurs rapports et leur code, puis aux enseignants de tout corriger en ligne à travers un simple navigateur web !

Grâce à cela, il n’y a plus besoin de recourir à des impressions papiers (ce qui économise, chez nous, plus de 10000 de feuilles de papier par an) et le processus global de correction gagne en efficacité (finies les archives compressées illisibles sur sa machine) et en rapidité (possibilité de copier/coller des annotations fréquentes, par exemple pour des erreurs récurrentes sur les premiers TP).

C’est super de voir que ce type d’efforts est soutenu :-) Si vous souhaitez en savoir plus, je vous recommande la lecture de l’article complet que j’ai publié sur le blog EAT-TICE de Centrale Nantes.