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Release of the English edition of our one-shot manga Workaholic on iBookStore

Yesterday was full of great news for our publishing house, Univers partagés éditions: the English edition of Workaholic released officially on iBookStore, and we benefited from two new papers in the press (Nantes-Actu.info and Journal du Japon). That’s very exciting to see the enthusiasm among readers and people around us.

Now that Workaholic is available in English, we hope a wide range of readers will enjoy our eBook. In a few words: Workaholic is a one-shot comic-book that I wrote and which has been brilliantly illustrated by Rosalys. The French version has been released two weeks ago, and now the English version can be downloaded for free on the iBookStore. If you’re looking for a short manga to read on your iPad, feel free to download our story.

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

The description of the book follows:

Amina works as an executive in a state-of-the-art IT company. She joined that company right after getting her degree and progressively climbed up through the ranks. Greater responsibilities also imply greater pressure. Amina spares no effort working overtime. And it’s not unusual for her to leave the office around midnight. But strange events will occur on a stormy night…

A complete story, as a tribute to josei manga.
“Lady” Collection, comic book, 32 pages.
Translated from French by Nocturnal Azure.

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

Sortie de la version anglaise de Workaholic et parution de deux articles dans la presse

Journée pleine d’actualité hier pour Univers partagés éditions avec la sortie de l’édition anglaise de Workaholic sur l’iBookStore d’une part, la parution de deux articles dans la presse sur notre projet d’autre part.

Nous espérons que cette traduction anglaise permettra à un plus large public de découvrir notre histoire ! En attendant de bien mesurer l’impact de cette version, nous sommes ravis de constater l’enthousiasme que génère notre approche.

Nantes-actu.info nous a gratifié d’un joli article avec du “média enrichi” pour présenter Workaholic et, plus généralement, notre démarche.

Article de Nantes-Actu sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Article de Nantes-Actu sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Le Journal du Japon, de son côté, s’interroge sur la place du manga numérique dans le paysage éditorial.

Article de Journal du Japon sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Article de Journal du Japon sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Exemple d'échanges sur Twitter pendant la matinée du e-learning

Les réseaux sociaux en enseignement supérieur. Exposé à la Matinée du E-Learning.

Voilà plusieurs années que je mène différentes expériences autour de l’usage des réseaux sociaux à des fins pédagogiques. Il faut dire que je suis passionné de longue date par les potentialités qu’Internet a ouverte en termes de communication, d’échanges et de co-construction de ressources.

Faisant suite à ces expérimentations, j’ai eu le plaisir d’être invité à intervenir lors de la Matinée du E-learning du 3 février 2012, organisée à l’EM Lyon. L’événement avait pour thème “Twitter dans l’enseignement supérieur“.

Au cours de ma présentation, j’ai dressé le bilan des initiatives intégrant  l’usage de réseaux sociaux (notamment Twitter) dans des dispositifs pédagogiques déployés à l’École Centrale de Nantes depuis 2009. Mon diaporama peut être consulté (et téléchargé) en ligne. Mon exposé était relativement similaire à celui que j’avais donné, deux semaines auparavant, dans le cadre de la réunion des responsables TICE de la région Pays de la Loire. Si vous avez raté mon intervention à Lyon, je vous invite donc à découvrir mon propos dans la vidéo qui suit.

Ma conférence était suivie d’un exposé de Yann Bergheaud, juriste et responsable du e-learning à l’Université de Lyon 3. Il a apporté un regard complémentaire sur les enjeux légaux liés à l’usage d’un réseau social tel que Twitter en pédagogie. Il a notamment évoqué :

  • le droit d’auteur sur un tweet : dès qu’un tweet témoigne de la personnalité de l’auteur, il est protégé par le droit d’auteur. Il en découle que, dans une application stricte de la loi, l’auteur d’un tweet pourrait exiger de contrôler toute copie (retweet) ou modification de son propos initial de 140 caractères.
  • la question de la propriété d’un compte Twitter d’institution géré par un community manager contractuel. Cela ne semblerait pas poser de problème dans le cas d’un compte Twitter institutionnel tenu par un agent contractuel dont la principale mission inscrite à son contrat serait l’animation de l’identité numérique de l’établissement sur les réseaux sociaux. Ce serait moins évident dans le cas où l’animation du compte ne figurerait pas dans le contrat (avec une possibilité pour l’animateur du compte d’en revendiquer la propriété ?). En tout cas, le sujet paraît chaud aux Etats-Unis.
Après un certain nombre de mises en garde, Yann Bergheaud a modulé son discours en expliquant que le travail d’un juriste, c’est de montrer le pire, autrement dit tout ce qui peut arriver. Après, en tant qu’utilisateur, il s’agit de faire une analyse du risque. Et, dans le contexte de l’enseignement supérieur, le risque est modéré.
Il reste toutefois important de sensibiliser les étudiants au problème de la maîtrise de leurs données. Et de réfléchir, pour un passage à l’échelle de ces expérimentations, aux moyens logistiques et techniques qui permettraient aux établissements d’enseignement supérieur de proposer des solutions maîtrisables et traçables (telle l’installation, par exemple, de solutions libres sur leurs serveurs).

L’auditoire, composé d’une soixantaine de personnes, s’est en tout cas emparé avec passion de ces sujets. La matinée fut largement live-tweetée. De plus, certains participants ont réalisé une synthèse collaborative des échanges que je vous recommande.

Pendant les exposés, le public a partagé ses impressions en direct sur Twitter. Cela a contribué à la visibilité des échanges auprès d'un large public intéressé par les TICE, et pas uniquement envers l'auditoire présent à Lyon.

Pendant les exposés, le public a partagé ses impressions en direct sur Twitter. Cela a contribué à la visibilité des échanges auprès d'un large public intéressé par les TICE, et pas uniquement envers l'auditoire présent à Lyon.

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La contribution d’étudiants de Centrale Nantes à des projets libres. Exposé à l’IRILL.

La philosophie du logiciel libre (entre autres : libre utilisation, libre redistribution, possibilité de modification et d’amélioration itérative d’un programme) me tient à coeur depuis de nombreuses années. Ce n’est pas un hasard si, quand j’étais étudiant, j’avais été amené à travailler sur une étude bibliographique de ce domaine.

Une fois recruté à l’École Centrale de Nantes en 2008, je tenais à proposer aux étudiants des projets autour du libre. De fil en aiguille – grâce également à des élèves motivés et des communautés ouvertes aux contributions estudiantines -, nous avons pu bâtir une collaboration solide autour de deux logiciels, OpenOffice.org d’une part, MarkUs d’autre part. Nous en avons dressé un bilan publié lors du colloque QPES’2011. Faisant suite à cette action de valorisation, nous avons été invités par Roberto Di Cosmo, Albert Cohen et Ivaylo Ganchev à présenter notre dispositif lors de la journée “Logiciels libres et enseignement supérieur”. Cet événement passionnant et très sympathique s’est tenu le jeudi 2 février 2012 dans les locaux de l’IRILL à l’antenne parisienne de l’INRIA. J’étais accompagné de Nelle Varoquaux et Benjamin Vialle qui ont participé à ces projets en tant qu’étudiants, et qui poursuivent leur action en tant que mentor maintenant qu’ils sont diplômés. Lors de l’intervention que nous avons réalisée ensemble, ils ont apporté un regard complémentaire sur ces projets, à la fois sur le défi (et l’apport) que cela représente et sur les tâches du mentor technique. Le diaporama de notre exposé figure ci-dessous.

Cette journée dédiée à l’intégration des logiciels libres dans l’enseignement supérieur constituait un événement rare et enrichissant. Il est remarquable de noter les ressemblances entre bon nombre d’expériences, notamment la récurrence du co-encadrement, avec un superviseur de l’équipe pédagogique d’une part, un mentor technique de l’équipe de développement d’autre part. Voici quelques pointeurs qui m’ont paru intéressants (je n’ai malheureusement pas pu assister à tous les échanges car je devais ensuite partir sur Lyon) :

  • L’Université Paul Sabatier et la communauté KDE ont proposé pendant 5 ans des projets libres aux étudiants, sous l’impulsion de Kevin Ottens.
  • La MIAGE de l’Université d’Evry dispose d’un projet dédié à la contribution des étudiants à des modules développés par la fondation Mozilla : le projet CoMETE concerne ainsi plusieurs dizaines d’élèves chaque année.
  • À l’Université de Paris VIII, Ivaylo Ganchev et Karine Mordal proposent depuis cette année aux étudiants de participer à des projets libres, notamment autour de VideoLAN.
  • Concernant VideoLAN/VLC, qui est justement un projet issu de l’École Centrale de Paris, Jean-Baptiste Kempf est revenu sur la génèse du logiciel. Un développement qui s’est éloigné de son établissement d’origine (malheureusement pour ce dernier), mais dont 80% des contributeurs restent des anciens élèves de Centrale Paris.
  • L’Université du Littoral dispose de la seule formation diplômante au niveau Master 2 dans le secteur du logiciel libre : le Master Ingénierie du Logiciel Libre, qui va changer de modalité à partir de la rentrée 2012 et devenir un cursus par apprentissage.

Il était bien plaisant de constater que les initiatives pour intégrer le libre dans les cursus d’enseignement supérieur ne sont pas isolées. Espérons que le mouvement ne fera que s’amplifier dans les prochaines années !

Micro à PRUN

Interview radio – My Web Generation sur la pédagogie numérique

My Web Generation est une émission radio dédiée aux sciences et technologies de l’information et de la communication, et à leur impact dans la société. Elle est diffusée chaque jeudi sur PRUN’ (92 FM à Nantes, ou accessible en ligne). J’ai eu le plaisir d’être invité à l’émission du 26 janvier 2012, sur le thème “la pédagogie numérique et les nouveaux outils d’apprentissage”, animée par Mathieu le Gac et Simon Robic. Je partageais le plateau avec Christian Colin, responsable du Centre d’Appui aux Pratiques d’Enseignement (CAPE) de l’École des Mines de Nantes.

Quelques jours avant, Apple venait de faire des annonces fortes en direction du secteur de l’enseignement : d’une part, le lancement d’une application dédiée iTunesU pour mieux mettre en valeur les programmes éducatifs, d’autre part la sortie de iBooks Author pour la création – entre autres – de manuels interactifs (ce même logiciel qui nous a permis de faire paraître notre BD Workaholic sur l’iBookStore en un temps record). L’actualité fournissait ainsi une belle matière à débat : Apple s’apprête-t-il à remporter le marché de l’éducation ? Que va modifier l’arrivée des tablettes numériques dans les salles de cours ? Comment les dispositifs pédagogiques vont-ils intégrer ces nouveaux matériels ?

Autant de questions qui furent au coeur de l’échange et que vous pouvez désormais écouter ci-dessous.

Aperçu de Workaholic sur iPad

Parution de la première BD numérique d’Univers partagés sur iBookStore

La création de l’association Univers partagés reposait sur une volonté forte : défendre et promouvoir la création dessinée. Assez rapidement, un pan important de notre action s’est porté sur l’événementiel, avec la participation à différents événements ponctuels ou récurrents (CinéManga avec la Bibliothèque Municipale de Nantes ; Bulles de Mangas avec la FNAC de Nantes ; le pôle asiatique des Utopiales).

Alors que l’association va fêter ses 5 ans en 2012, Rosalys et moi avons souhaité explorer un nouveau champ, celui de l’édition (tant digitale que papier). Au programme, des oeuvres inédites qui paraîtront à partir du printemps. Depuis plusieurs mois, les projets avancent. Mais il est encore trop tôt pour vous en dire plus sur leur contenu et leur forme.

Les ouvrages exclusifs d'Univers partagés paraîtront dans les prochains mois.

Les ouvrages exclusifs d'Univers partagés paraîtront, au format papier et en numérique, dans les prochains mois.

Enthousiasmés tant par ces nouvelles perspectives que par l’effervescence dans le numérique, nous avons eu envie de donner aux lecteurs un avant-goût de notre futur catalogue. Profitant à la fois de cette période de passion autour de la BD que représente le festival d’Angoulême et de la sortie de iBooks Author, nous avons le plaisir de vous inviter à télécharger gratuitement, sur vos iPads, Workaholic (une version adaptée à d’autres liseuses sortira ultérieurement). Il s’agit d’un titre que nous avions réalisé dans le cadre des 23h de la BD 2008 (il est d’ailleurs possible de revivre l’événement heure par heure). En adaptant cette BD sur iPad, nous avons voulu lui fournir un écrin plus adapté à la lecture qu’un écran d’ordinateur.

Nous espérons que vous suivrez avec plaisir notre nouvel horizon !

Aperçu de Workaholic dans l'iBookStore

Aperçu de Workaholic dans l'iBookStore

Pour en savoir plus :

Exposé sur l’utilisation des réseaux sociaux (notamment Twitter) en pédagogie

À l’occasion de la réunion des correspondants TICE des Pays de la Loire de janvier 2012, j’ai été invité à donner un retour d’expérience sur mon utilisation des réseaux sociaux dans un contexte pédagogique. Cela fait maintenant plus de trois ans que je mène différentes expérimentations sur cette thématique, à travers notamment (mais pas uniquement) Twitter. Cet exposé était donc l’occasion de dresser un panorama des expériences menées à l’École Centrale de Nantes, de donner un aperçu des possibilités offertes par Twitter, et surtout de sa mise en oeuvre pratique dans un environnement d’apprentissage. Je vous invite à revoir, ci-dessous, mon intervention. J’y reviens en détails sur l’apport d’un tel dispositif, mais également ses limites et les leçons que nous en avons tirées.

Twitter permet d’aller du message vers une ressource pédagogique (un polycopié, un site de référence, etc.). L’enjeu, désormais, est d’aller de la ressource pédagogique vers les messages des étudiants. C’est ce que je souhaite continuer d’explorer avec Google+ dans le prolongement de mes premières expériences dans le domaine. Puis, dans un second temps, dans le cadre du projet UNIT qui vise à construire un réseau social autour de ressources pédagogiques avec différents niveaux de granularité.

You're no one if you're not on Twitter.

Projet UNIT : intégration et analyse de l’impact d’un réseau social dans le processus d’apprentissage

Une nouvelle année amène évidemment de nouveaux projets, échanges et collaborations. C’est en ce mois de janvier que débute véritablement le projet UNIT intitulé “Expérimentation d’usage d’un réseau social pour favoriser l’apprentissage” porté par le CAPE de l’École des Mines de Nantes, et rassemblant plusieurs acteurs français autour de la pédagogie et des réseaux sociaux. Cela fait plusieurs années maintenant que je mène des expériences novatrices avec les élèves-ingénieurs de l’École Centrale de Nantes autour des réseaux sociaux (notamment Twitter) dans un contexte d’apprentissage. C’est à ce titre que j’ai eu le plaisir d’être contacté, lors du montage du projet, pour participer à cette aventure.

Exemple d'échanges enseignant/étudiant via Twitter

Exemple d'échanges enseignant/étudiant via Twitter

Ce projet vise à utiliser un réseau social dans un processus d’apprentissage. Il s’agit, entre autres, de favoriser les interactions entre les élèves autour d’intérêts similaires – et donc de ressources pédagogiques communes. Nous nous intéresserons notamment à mesurer l’impact des réseaux sociaux sur l’acte d’apprentissage, en essayant d’en avoir une vision scientifique.

Nous ne partirons pas ici d’un réseau social existant. L’originalité – et la force – du projet consiste en effet à intégrer nativement une dimension sociale au coeur des supports pédagogiques mis à disposition des élèves. Autrement dit, les élèves accèderont à la ressource pédagogique via leur ordinateur ou leur téléphone portable et pourront interagir avec d’autres utilisateurs (qu’ils soient étudiants eux aussi, enseignants ou visiteurs extérieurs). Techniquement, c’est une combinaison des logiciels Scenari (chaîne éditoriale de conception et publication) et Elgg (réseau social) qui nous permettra de parvenir à nos fins.

Je devrais avoir l’occasion de revenir sur ce projet au cours des prochains mois !

Phineas et Ferb

La série animée Phinéas et Ferb : la nouvelle réussite télévisuelle de Disney

Beaucoup ne perçoivent les activités de Disney qu’à travers ses longs-métrages, ses bandes dessinées (principalement Le Journal de Mickey, dont le lectorat est toutefois moindre que dans le passé) et ses parcs d’attraction. Pourtant, l’entreprise américaine a su diversifier ses productions au cours des quinze dernières années. Les années 90 ont marqué de nombreuses incursions sur le marché du “direct-to-video” (en témoignent les suites au Roi Lion, Aladdin ou encore Pocahontas sorties directement en VHS) et de la télévision. La gestion de chaînes de télévision nécessite de disposer de programmes adaptés à ce mode de diffusion. Ce qui passe par l’achat d’oeuvres extérieures, ou de produire ses propres séries et téléfilms. C’est le choix qu’a fait Disney, avec plusieurs réussites populaires : Lizzie McGuire, Hannah Montana ou encore High School Musical. Beaucoup de séries “live”… Disney aurait-il abandonné le champ des séries animées après les succès que furent La Bande à Picsou (Duck Tales), Tic et Tac, Rangers du Risque (Chip ‘n Dale Rescue Rangers) et Super Baloo (Talespin) ? Que nenni ! La meilleure preuve en est Phinéas et Ferb (Phineas and Ferb), en cours de diffusion sur Disney Channel.

Phinéas et Ferb, leur ornithorynque Perry, et Candice

Phinéas et Ferb, leur ornithorynque Perry, et Candice

Phinéas et Ferb repose sur un univers original, inventé par Dan Povenmire and Jeff “Swampy” Marsh. Sa diffusion a débuté en 2007. La série compte déjà plus de 100 épisodes (répartis en 3 saisons) et un téléfilm, sachant qu’une 4e saison est d’ores et déjà en préparation.

Depuis quelques semaines, je me suis pris d’affection pour ce titre résolument créatif et dynamique. Il s’avère à la fois très respectueux de la tradition “Disney” – de par la qualité de l’animation ou l’intégration de 1 ou 2 performances musicales dans chaque épisode – et moderne dans sa construction. Chaque épisode d’une vingtaine de minutes paraît, à première vue, suivre le même schéma : Phinéas et Ferb, deux demi-frères, regorgent d’idées pour occuper leurs vacances d’été et construisent une nouvelle invention géniale. Leur demi-soeur, Candice (Candace dans la version originale), s’évertue à faire prendre conscience à sa mère des frasques de ses frères. Pendant ce temps, leur ornithorynque, Perry part mener sa double-vie : en effet, il est un agent secret chargé de contrer les plans du savant (pas si) maléfique, le Docteur Heinz Doofenshmirtz. Les deux trames se développement généralement en parallèle, pour se rejoindre. Sans jamais que Phinéas et Ferb ne réalisent les occupations de Perry. Et Candice échoue toujours à convaincre sa mère des activités de ses frères.

Ce schéma récurrent pourrait s’essouffler. Mais les scénaristes font preuve d’une inventivité à toute épreuve (bien malin celui qui peut prédire le dénouement de chaque aventure). Et savent s’amuser avec les attentes du spectateur, quitte à le dérouter (à l’instar de l’épisode où Candice finit par ouvrir les yeux de sa mère sur les actions de Phinéas et Ferb)… Mais cela se fait toujours dans la bonne humeur et dans un grand respect de l’ambiance de la série. Les chansons sont distillées à bon escient et, comme toujours avec Disney, adaptées très fidèlement en français.

Perry l'ornithorynque, Phinéas et Ferb dans le téléfilm qui leur est dédié.

Perry l'ornithorynque, Phinéas et Ferb dans le téléfilm qui leur est dédié.

Cette réussite générale trouve son point culminant dans le téléfilm Phinéas et Ferb, le film : Voyage dans la deuxième dimension (Phineas and Ferb, the Movie: Across the 2nd Dimension). À noter qu’un long-métrage pour le cinéma est prévu pour 2013. Mais pour en revenir au téléfilm, celui-ci dure 1h17 et a été diffusé en 2011. Il fait bouger quelques lignes dans la structure de la série, notamment en ce qui concerne le caractère des personnages (on comprend mieux l’état d’esprit de Phinéas) et leur passé. Pouvant être vu indépendamment de la série, il regorge toutefois de nombreux clins d’oeil à de précédents épisodes. Surtout, il bénéficie de moyens supplémentaires et s’avère une parfaite illustration de ce que cet univers a de meilleur à donner.

Oeuvre de fiction, Phinéas et Ferb n’en est pas moins ancrée dans notre époque : Phinéas, Ferb et Candice vivent dans une famille recomposée. Le docteur Doofenshmirtz, pour sa part, est divorcé et accueille parfois sa fille Vanessa avec qui il entretient une relation compliquée. “La vie a beau être difficile parfois, l’important est de continuer à savoir s’amuser“, tel est l’un des messages que distille la série. Un propos qui fait du bien dans un monde qui cède de trop au cynisme.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce titre, à l’instar de la présence d’Ashley Tisdale et Mitchell Musso dans l’équipe de doublage de la version originale, le charisme fou de Perry l’ornithorynque, etc. Mais, pour conclure, je dirais juste que ce n’est pas un hasard si Phinéas et Ferb a reçu un Emmy Award pour son écriture. En effet, ce titre est issu d’une maturation de plus d’une quinzaine d’années chez ses deux créateurs. Qui plus est, il bénéficie du savoir-faire de Disney en termes de réalisation. Un diamant à l’état brut qui ne demande qu’à être plus largement découvert en France !

Fan-art de Perry l'ornithorynque, mon personnage préféré, par Rosalys

Fan-art de Perry l'ornithorynque, mon personnage préféré, par Rosalys

PS pour ceux qui auraient envie de se plonger dans les aventures de Phinéas et Ferb :

Extrait de la couverture de l'édition Shinzôban de Codename: Sailor V

Mise à niveau des effets graphiques de Codename: Sailor V pour la nouvelle édition du manga (Shinzōban)

Mise en vis-à-vis de l'ancienne édition française (à gauche) et de l'édition Shinzôban américaine (à droite) de Codename: Sailor V.

Mise en vis-à-vis de l'ancienne édition française (à gauche) et de l'édition Shinzôban américaine (à droite) de Codename: Sailor V.

Après avoir évoqué les évolutions apportées par Naoko Takeuchi aux planches originales de Sailor Moon pour l’édition Shinzōban, il est naturel de se pencher sur le cas de Codename: Sailor V. D’autant plus qu’en France, les nouvelles éditions de ces deux mangas paraîtront simultanément chez l’éditeur Pika à partir de juillet 2012.

Rappelons que le manga Codename: Sailor V est la préquelle de Sailor Moon. Il s’intéresse à une jeune fille pleine d’énergie, mais un peu tête de linottes, Minako Aino. Un personnage que l’on retrouvera plus tard dans Sailor Moon et qui deviendra Sailor Venus.

Codename: Sailor V a débuté en 1992 quelques mois avant Sailor Moon… et se terminera quelques mois après la fin du titre culte de Naoko Takeuchi. En effet, les deux titres se sont développés en parallèle, jusqu’en 1997 : Codename: Sailor V était publié dans le magazine Run Run, tandis que Sailor Moon faisait les beaux jours de Nakayoshi.

Sailor Moon a toujours bénéficié de plus d’attention que Sailor V, et cela transparaît de nouveau dans l’édition Shinzōban (ou Renewal Edition). Si la nouvelle édition de Sailor Moon témoigne de modifications conséquentes sur les cases du manga, celle de Codename: Sailor V ne se concentre que sur une mise à jour des effets graphiques.

Comparaison de l'ancienne édition française (à gauche - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine (à droite - publiée dans le sens "japonais") de Codename: Sailor V : on constate une modernisation du tableau des scores du jeu auquel Minako aime jouer.

Comparaison de l'ancienne édition française (à gauche - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine (à droite - publiée dans le sens "japonais") de Codename: Sailor V : on constate une modernisation du tableau des scores du jeu auquel Minako aime jouer.

Ici, Naoko Takeuchi a effectué des changements plus légers, principalement sur les trames. Si cela ne remet évidemment pas en cause le bien-fondé de cette réédition, cela souligne encore une fois combien le travail sur Sailor Moon est exceptionnel et digne d’intérêt !

Comparaison de l'ancienne édition française (à gauche - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine (à droite - publiée dans le sens "japonais") de Codename: Sailor V : les différences concernent les trames et la nouvelle édition apporte des modifications au niveau des "effets spéciaux".

Comparaison de l'ancienne édition française (à gauche - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine (à droite - publiée dans le sens "japonais") de Codename: Sailor V : les différences concernent les trames et la nouvelle édition apporte des modifications au niveau des "effets spéciaux".