Spirou se refait une beauté

Dans son édition de janvier, Bo-Doï nous apprend que l’hebdomadaire Spirou va de nouveau connaître une refonte générale, moins de deux ans après la précédente : fin janvier, le magazine passe de 48 à 68 pages, avec une modernisation de la maquette, l’arrivée d’un peu de papier glacé, de reportages et interviews en BD, le retour de séries cultes telles que Gaston Lagaffe, Boule et Bill, …
Olivier Van Vaerenbergh, rédacteur en chef, explique qu’il souhaite ainsi “faire revenir le magazine en kiosques, d’où il avait pratiquement disparu, augmenter sensiblement sa diffusion et lui insuffler un peu d’esprit rock’n roll“.

Parallèlement, c’est le 4 janvier que débarque en librairie le premier des one-shots autour de Spirou : Les Géants Pétrifiés, par Yoann et Fabien Vehlmann.

Petit Vampire et le Rêve de Tokyo : quand Joann Sfar évoque la culture japonaise…

A mille lieux des clichés ressassés par Albert Uderzo dans le dernier Astérix, Joann Sfar a lui aussi décidé d’évoquer le Japon dans le nouvel opus de Petit Vampire : Petit Vampire et le rêve de Tokyo, disponible en librairie depuis le 7 décembre.

Une nuit, Petit Vampire s’étonne que Michel ne vienne pas jouer avec lui. Il y a une bonne raison à cela : le jeune garçon a la grippe et doit rester au lit. Alors il dévore des mangas. Et les fait découvrir à son ami.

Rentré chez lui, Petit Vampire se plonge dans les ouvrages que lui a prêtés Michel… et finit par s’endormir. Ses rêves le conduisent dans une ville de Tôkyô multi-facettes, où tradition, culture populaire et réalisme économique se mélangent allègrement.

Quelle surprise que de voir Petit Vampire s’aventurer au Pays du Soleil Levant ! Il y a fort à parier que l’idée de cet album est venue à Joann Sfar suite à son voyage dans le cadre du projet Japon (initié par Frédéric Boilet et quelques autres). Comme c’est l’habitude dans cette série, il ne s’agit pas seulement de divertir ; Joann Sfar cherche, par le développement de l’intrigue, a transmettre quelques messages à ses jeunes lecteurs. Cette fois, il est notamment question des affres de la mode et d’un système qui privilégie parfois le développement de la société au détriment de l’épanouissement individuel.

Il s’agit d’une belle réussite : voilà une bande-dessinée jeunesse intelligente qui sait à la fois reconnaître les qualités d’une culture “étrangère” (les premières pages de l’album s’ouvrent sur un hommage à Galaxy Express 999 et Nausicaä) et porter un regard critique dessus (au sens positif du terme).