Broken Flowers, de Jim Jarmusch

Quel est le point commun entre Lost In Translation, Six Feet Under et Before Sunset, c’est-à-dire trois de mes plus grosses obsessions de ces deux dernières années ?
La réponse tient en un simple film : Broken Flowers, le nouveau Jim Jarmush.

Broken Flowers narre le retour d’un Don Juan sur les traces de son passé : alors que sa dernière amante en date le quitte, Don Johnston (Bill Murray, toujours aussi impeccable) reçoit une lettre lui annonçant qu’il aurait en fait un fils d’une vingtaine d’années. Mais la missive n’est pas signée. Poussé par Winston, son voisin féru d’enquêtes policières, Don part retrouver ses conquêtes d’antan et découvrir laquelle d’entre elles aurait pu lui faire un enfant. Il s’ensuit des rencontres cocasses, qui ne laisseront pas indifférent un homme par ailleurs ébranlé par sa paternité potentielle.

Ce Jim Jarmusch est un petit bijou, qui mérite bien le Grand Prix du Festival de Cannes qu’il a reçu cette année. Les personnages sont atypiques, les scènes cocasses – et parfois carrément mordantes -, la réalisation est emplie de mille et un petits détails irrésistibles. Mais au-delà de ses ressorts comiques, Broken Flowers s’avère constituer une vision sans concession d’une certaine Amérique et d’un certain âge.

Je terminerai en explicitant l’introduction de ce billet : Broken Flowers réunit entre autres Bill Murray (Lost In Translation, Un jour sans fin, La Vie Aquatique, …), Frances Conroy (Six Feet Under, The Aviator) et Julie Delpy (Before Sunset, Urgences, …). Profitons-en d’ailleurs pour ajouter qu’au niveau de la bande originale figure, entre autres, un morceau de Brian Jonestown Massacre, un groupe loin d’être inconnu aux spectateurs ayant vu Dig!

4 thoughts on “Broken Flowers, de Jim Jarmusch

  1. Ça va peut-être paraître bête, mais l’un des points communs de Lost In Translation et de Broken Flowers est qu’ils sont tous les deux sortis du label Focus Features (tout comme mes coups de coeur 21 grammes et Eternal sunshine of the spotless mind).

    Je commence à faire du fétichisme au niveau de ce label, c’est incroyable… Je suis fan.🙂

  2. L’autre point commun entre Lost In Translation, Six Feet Under et Before Sunset c’est que je déteste les 3, ce qui ne fait que renforcer ma méfiance vis-à-vis de Broken Flowers, lequel me semble dangereusement arborer tous les signes extérieurs de hype pseudo-cinéphile. Un peu comme si c’était le Blankets du cinéma quoi.

    Mais je ne veux pas juger sans voir, sache seulement que tu accrois ma méfiance avec cette triple comparaison, mon Momo d’amûr. Si au final Broken a un spectateur de moins, ça sera partiellement ta faute (tu vas pouvoir survivre avec ça sur la conscience ?).

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s