Desperate Housewives

Je viens de terminer le visionnage de la saison 1 de Desperate Housewives. Cette série raconte le quotidien de familles vivant à Wisteria Lane, une banlieue typique des Etats-Unis. Ce qui pourrait constituer le plus plat des scénarios est en fait relevé par les extravagances, les secrets et autres cadavres dans le placard de chacun des résidents.

Le premier épisode s’ouvre sur le suicide d’une de ces femmes au foyer qui, pourtant, avait tout pour être heureuse. Cette disparition sert de fil directeur à la première saison : pourquoi Mary-Alice Young s’est-elle suicidée ? Ses amies vont essayer de comprendre, tout en faisant face à leurs propres problèmes : un quotidien trop morne que seule une aventure extra-conjugale semble rehausser, un mariage qui tangue, des enfants ingérables ou une vie sentimentale calamiteuse. La galerie de personnages est savoureuse.

La réalisation est efficace. Scènes d’ouverture et conclusions font l’objet d’un soin particulier, ce qui n’est pas sans rappeler l’un des incontournables des années 2000, à savoir l’excellent Six Feet Under. Les scénarios mettent en exergue les limites du mode de vie à “l’américaine” (et, plus généralement, à “l’occidentale”). Les schémas sur lesquels sont bâtis la société (un beau mariage, de beaux enfants, une belle maison) sont patiemment déconstruits. Ce qui, nécessairement, invite le téléspectateur à s’interroger sur sa propre existence.

Desperate Housewives fait partie de ces oeuvres qui non seulement divertissent mais aussi poussent à la réflexion. Elle mérite donc un intérêt particulier.

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