Clarika à la Bouche d’Air, à Nantes

Hier, avec un collègue, nous discutions du fait qu’en tant qu’enseignants, nous sommes des “théâtreux“. Nous avons besoin du public, de notre dose d’adrénaline. Nous cherchons à séduire, surprendre, passionner. Les arts de la scène ne sont pas loin… et ce n’est pas un hasard si, dans le cadre des formations liées au statut de moniteur de l’enseignement supérieur, nous faisons de l’improvisation et des jeux de rôle. Alors, quand je vais à un spectacle, j’essaie de repérer des petits trucs qui pourraient m’être utiles pour mes cours. Je tente de m’imprégner du talent qu’ont certains artistes pour transmettre émotion, message ou énergie à leur auditoire.

Et le concert qu’a donné Clarika ce soir à la Bouche d’Air de Nantes était une sacrée leçon. Elément qui ne trompe pas : c’est la première fois (depuis que je me rends dans cette salle) que je vois le public continuer de demander un énième rappel alors que les lumières se sont définitivement rallumées. Et finalement obtenir une ultime chanson.

Clarika aimerait se glisser dans les vestiaires des garçons (Les garçons dans les vestiaires), vante les losers (We are the losers), se demande qui elle tirera dans le jeu de cartes du destin (Joker), s’interroge sur les rêves des patineurs (Les patineurs), … De belles fées se sont penchées sur Joker, sa dernière oeuvre en date. D’abord son compagnon de toujours, Jean-Jacques Nyssen. Mais aussi Marie Nimier, Florent Marchet ou encore Michel Jonasz.
Les compositions touchantes des albums studio deviennent particulièrement percutantes en live. Les orchestrations y sont en effet beaucoup plus rock. Le plaisir que la chanteuse prend sur scène est communicatif. Et cela donne la patate aux spectateurs.

Rires et émotion, voilà ce que promet Clarika au début de se prestation. Un contrat rempli haut-la-main !

Au cours de sa représentation, Clarika interprète un titre dédié à Marc Beltra, jeune étudiant français parti étudier à l’Université de Bogota et disparu depuis 2 ans en Colombie. Ce morceau, librement téléchargeable et diffusable, a été enregistré pour éviter que cette affaire ne sombre dans l’oubli. Une sorte de bouteille à la mer pour que l’information remonte avec force en haut lieu. Un beau geste de solidarité, de chanson citoyenne. Et, comme le dit Clarika, c’est à ce genre de démarche que peut aussi servir Internet !

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