Animation japonaise, manga et médiathèques : bref retour d’expérience personnelle

Pazu consacre, sur le blog d’Animint, un très intéressant article sur l’intérêt croissant des bibliothèques municipales et autres centres de jeunes pour la BD et l’animation japonaises. Il s’agit d’une tendance forte des dernières années. Un certain nombre de médiathèques essaient ainsi de susciter l’intérêt des enfants et des adolescents pour la lecture en passant par ce média populaire qu’est le manga.

C’est justement pour aider ses structures que j’ai décidé d’initier, en 2006, la création de l’association Univers partagés. Après avoir longtemps fréquenté le cœur du milieu francophone du manga (en participant à l’organisation de conventions, telle que la très sympathique manifestation rennaise Mangacity dont j’ai été webmaster pendant deux ans ; ou en écrivant au sein du webzine feu-Mangajima), j’ai trouvé utile et excitant de travailler auprès d’un public moins connaisseur, de diffuser plus largement la richesse de la culture visuelle (notamment asiatique).

Surtout qu’il y avait un vrai déficit dans l’offre proposée aux organismes souhaitant monter un événement “manga” avec conférences, tables-rondes, projections et ateliers de création. Je rejoins donc Pazu son son analyse consistant à dire qu’un des principaux obstacles est, du point de vue des bibliothécaires, de trouver les bons interlocuteurs, notamment sur le plan local. Il y a aussi, dans les témoignages que j’ai recueillis jusqu’à maintenant, la difficulté d’acheter des longues séries. Quand le fond “BD traditionnelle” est constitué au fil des ans depuis “longtemps” (ce “longtemps” étant variable en fonction des établissements), le fond “manga” est généralement neuf et gagne souvent de l’ampleur grâce à une mise en avant du manga au cours d’un événement dédié (et donc l’obtention du financement associé). Il reste toutefois difficile, pour les médiathèques, de savoir s’il vaut mieux focaliser ses achats sur des séries courtes intégrales ou des débuts de séries longues (pour lesquelles les tomes au-delà du vingtième ne seront probablement jamais acquis).

Au sein d’Univers partagés, j’essaie de répondre aux demandes en termes d’organisation et d’animation de conférences, de table-rondes, de programmation de dessins animés, etc. La page “Souvenirs” d’Univers partagés est là pour en attester.

Je tente aussi d’orienter mes interlocuteurs vers les personnes susceptibles de répondre à leurs demandes, par exemple dans la préparation d’ateliers de dessin “manga”. Dans l’Ouest, un certain nombre d’acteurs professionnels (à l’instar de l’auteur de BD Rosalys) et associatifs (tel BD Associées) assurent avec brio ce type de prestations.

C’est en tout cas un travail passionnant de travailler avec ce genre d’interlocuteurs et de promouvoir ainsi la BD japonaise auprès d’un plus large public que celui de ses adeptes d’ores et déjà acquis !

One thought on “Animation japonaise, manga et médiathèques : bref retour d’expérience personnelle

  1. Je comprends bien ce sentiment, puisque c’est aussi le but premier de mon site, promouvoir la BD japonaise tout en se faisant plaisir grâce aux rencontres avec les artistes.

    J’ai souvent l’impression d’avoir une génération de retard mais pourtant tout reste encore à faire ! Au boulot🙂

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