Retour sur les Willem Barrière Sessions. Concert de Christophe Willem à La Baule en juin 2012.

C’est grâce à la Nouvelle Star que Christophe Willem s’est fait repérer en 2006. Dès les premières émissions, celui qui sera surnommé “La Tortue” détonne par son timbre de voix et son allure. Un cocktail gagnant qui le conduit jusqu’à la victoire de cette émission télévisée… le début d’une belle histoire. Car là où certains, dans des circonstances similaires, se sont perdus dans la création de leur premier album, Christophe Willem garde le cap qu’il s’est fixé. Il s’entoure bien, chante avec finesse des titres qui le dévoilent… et réussit le difficile pari de créer un équivalent français à la pop-dance anglo-saxonne. Les tournées, les albums suivants, et sa participation au jury de X-Factor en 2011 ne font que confirmer l’évidence : Christophe Willem est une des principales révélations françaises des années 2000.

Christophe Willem n'hésite pas à aller au coeur de son public lors de ses concerts, ici à La Baule.

Christophe Willem n’hésite pas à aller au coeur de son public lors de ses concerts, ici à La Baule.

En 2012, Christophe Willem se lance dans un nouveau défi : retourner dans des salles plus intimistes, dans le cadre d’une série de concerts produits avec la franchise Barrière dont c’est le centième anniversaire. Un véritable challenge car il part à la rencontre d’un public différent de celui qu’il croise habituellement. Ses prestations se situent dans des villes plutôt huppées, avec un auditoire sans doute plus âgé que celui des performances dans les Zenith. Mais la mayonnaise n’a aucun mal à prendre. C’est ça, le talent Willem : réussir à réunir autour de la musique des gens d’horizons différents, et les faire chanter et danser. La taille raisonnable des salles permet à l’artiste des fantaisies réjouissantes, tel ce tour de la salle en début et fin de concert. Le naturel et l’aisance de Christophe Willem sur scène impressionnent. D’autant que la performance vocale est au rendez-vous, avec une justesse épatante au vu des notes qui sont atteintes, et tenues sans difficulté apparente. Chaque titre bénéficie d’un gros travail de réorchestration, par l’entremise de Sarah De Courcy, musicienne et arrangeuse qui travaille notamment avec Kylie. La playlist mêle harmonieusement des morceaux des premier, second et troisième albums. Elle alterne entre séquences rythmées – qui mettent le feu au public – et des moments plus calmes mais empreints d’émotion. Une justesse jusque dans les moindres détails ! Cette tournée est vraiment une occasion unique de re-découvrir Christophe Willem avec une proximité rare entre le public et lui. S’il passe près de chez vous, je vous recommande de vous laisser tenter. Il est le seul artiste francophone capable de faire danser une salle à la manière de Madonna, Kylie ou Lady Gaga ! Chapeau l’artiste !

Christophe Willem envoûtant lors de son concert à Atlantia, à La Baule.

Christophe Willem envoûtant lors de son concert à Atlantia, à La Baule.

En 2012, l'Arc~en~Ciel réalisera une tournée mondiale qui passera par la France.

L’Arc~en~Ciel, groupe phare de la scène japonaise, fête ses 20 ans de carrière – 20th L’Anniversary Live

La toute récente sortie du coffret DVD consacré aux concerts du 20e anniversaire de L’Arc~en~Ciel me donne envie d’évoquer, en quelques mots, ce groupe phare du paysage pop/rock japonais. En effet, la popularité des artistes japonais est souvent difficile à appréhender pour le public occidental néophyte – la couverture médiatique hexagonale du concert de L’Arc~en~Ciel au Zenith de Paris en 2008 l’avait d’ailleurs malheureusement illustré (France 2 avait fait la faute de goût de comparer le groupe à Tokyo Hotel). Plusieurs raisons à cette incompréhension, notamment le manque d’efforts/d’intérêt des producteurs japonais pour le marché international. La situation a heureusement évolué depuis quelques années.

Mais j’en reviens à L’Arc~en~Ciel : déjà, le groupe impressionne par sa longévité (20 ans de carrière ponctués par nombre de tubes au Japon) et sa constance (voilà 15 ans que Hyde, Tetsu, Ken et Yukihiro font chemin commun). Il est capable de remplir des stades entiers en Asie, et rencontre un franc succès lors de ses (rares) prestations aux États-Unis (2004) ou en Europe (2008). La formation sait se jouer du temps. La participation à des génériques de dessins animés (GTO, Full Metal Alchemist, Mobile Suit Gundam 00) permet de rallier de nouveaux publics, mais est réalisée avec parcimonie. Surtout, le groupe s’octroie des hiatus dont la durée est pré-programmée et respectée avec une précision horlogère. C’est ainsi qu’en 2008, L’Arc~en~Ciel avait annoncé cessé son activité jusqu’aux 20 ans du groupe, afin de permettre à ses membres de développer leurs projets solos, ce que chacun fit (avec toujours plus ou moins de succès dans ce type d’entreprise – force est de reconnaître que c’est surtout Hyde, le chanteur du groupe, qui s’est fait remarqué avec sa formation Vamps).

En 2011, les revoilà donc tous les quatre ensemble, sur scène. Ce sont deux concerts très spéciaux qui se tiennent les 28 et 29 mai 2011 au Ajinomoto Stadium, à Tôkyô. Chacune de ces journées est consacrée à l’une des moitiés de carrière de L’Arc-en-Ciel. Les teru teru bōzu accrochés par le groupe (et que l’on aperçoit dans le générique de fin du DVD) n’y auront rien fait, il aura beaucoup plu au cours de ce “20th L’Anniversary Concert”. Cela n’aura pas empêché le groupe – et le courageux public – de répondre présent. La captation donne l’occasion de (re)découvrir les titres les plus marquants du groupe. Et a le grand mérite de nous permettre d’entendre une interprétation récente de titres qui peuvent avoir jusqu’à 20 ans d’âge. Il est du coup bien agréable de replonger ainsi dans la mémoire du groupe, ce qui permet à la fois de mieux mesurer le chemin parcouru et de se préparer pour le prochain concert parisien de L’Arc-en-Ciel, le 14 avril prochain !