
« Im – Great Priest Imhotep » : un shōnen manga passionnant sur fond de culture égyptienne



Le harcèlement scolaire (ijime dans son intitulé japonais) est un sujet difficile. Son traitement dans l’un des arcs du manga « March comes in like a lion » est tout bonnement remarquable. Toute personne malheureusement confrontée, de près ou de loin, à ce problème devrait lire les tomes 5 à 7 de ce manga, ou visionner les épisodes 3 à 14 de la saison 2 de l’anime qui en a été tiré. Nous sortons justement d’un visionnage marathon de cet arc dans son adaptation animée, après que j’ai lu la version manga il y a quelques mois.
Trois considérations :
Au final, ce titre est porteur d’espoir et je me prends à rêver qu’il participe à une meilleure compréhension de ce problème, qu’il désamorce des situations conflictuelles ou qu’il incite des victimes à tenir bon contre leur bourreau.
À noter qu’au Japon, la diffusion de cet arc a fait l’objet d’un partenariat avec le Ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie (MEXT), avec la diffusion de 18.000 posters dans les écoles/collèges/lycées et la mise en place d’un numéro de téléphone spécial pour toutes les écoliers victimes d’intimidation.
Décidément, ce « March comes in like a lion » marquera durablement l’histoire du manga.


En revoyant les premiers épisodes de l’anime « March comes in like a lion », je réalise qu’on y retrouve l’un des préceptes que j’avais découvert en lisant « La méthode japonaise pour vivre 100 ans » à l’automne dernier : mâcher 30 fois !
On dit toujours qu’il est important de bien mâcher, mais je ne pensais pas que cette idée de mâcher 30 fois était si répandue dans la culture japonaise.
Personnellement, je crois que je suis trop gourmand pour cela. Mais peut-être devrais-je m’inspirer de cette sagesse pour espérer vivre plus vieux ?
Et vous, mâchez-vous 30 fois avant d’avaler votre nourriture ?
Vingt ans après la première série et avoir collecté les cartes de Clow, Sakura est de retour. Dès le 1er épisode, Shaolan revient de Hong-Kong où il a passé plusieurs mois. Ce sont des retrouvailles émouvantes. Mais pas le temps de se réjouir car, dans le même temps, Sakura commence à faire des rêves étranges, ses cartes deviennent transparentes… le moment est peut-être venu pour elle de reprendre ses missions de « card captor ».
Au Japon, l’anime est diffusée sur la chaîne NHK et bénéficie d’atouts graphiques et musicaux qui captent immédiatement l’attention du spectateur. C’est simple, c’est comme si la précédente série s’était terminée hier. Au contraire d’autres titres qui bénéficient de remake maladroits dans leur ciblage (je pense malheureusement à Sailor Moon dont la série Crystal a surtout visé les fans de la première heure, en témoignent les produits dérivés à destination non pas des adolescentes de maintenant, mais des jeunes femmes de 20-35 ans), il s’agit ici d’une suite qui pourra plaire tant aux enfants de maintenant qu’à ceux qui ont regardé les saisons précédentes. Des personnages énergiques, de la magie, des pétales de cerisiers… un cocktail que je recommande vivement. Cerise sur le gâteau : le générique de début est interprété par Maaya Sakamoto 🙂
Cette nouvelle série est disponible en France en simulcast grâce à Wakanim.

Le film Fireworks (打ち上げ花火、下から見るか 横から見るか) m’avait fait de l’œil dès cet automne, après avoir découvert sur YouTube le clip de Uchiage Hanabi, sa chanson thème par Kenshi Yonezu & DAOKO. Vu que les sorties de long métrages japonais d’animation ne sont pas monnaie courante en France, je ne pouvais pas passer à côté de la diffusion à Nantes au Katorza.
L’intrigue : deux garçons ont des sentiments pour la même fille, Nazuna. Leur situation évoluera-t-elle en ce jour de feu d’artifices, les hanabi si symboliques de l’été japonais ? Ils ne le savent pas encore, mais celle-ci doit quitter la ville le lendemain pour suivre sa mère. Sauront-ils trouver le futur qu’ils veulent construire ?
J’attendais beaucoup de cette œuvre, que la critique a – je pense – trop rapidement mis sur le même plan que Your Name ou La Traversée du Temps. L’ambiance musicale est au top, mais le reste ne me parait pas du même calibre que les œuvres sus-citées : trop de mélancolie, trop de non-dits… les personnages peinent à se prendre en main. J’en suis sorti essoufflé pour eux même si, sur le papier, l’œuvre avait tout pour me plaire dans les thèmes traités.


