Bilan de l’année BD 2005

Après la publication du passionnant rapport annuel de Gilles Ratier, secrétaire général de l’Association des Critiques et journalistes de Bandes Dessinées [via Le Briographe] c’est au tour de l’excellent du9 de proposer son bilan 2005 du marché de la bande-dessinée (sous la plume du talentueux Xavier Guilbert, par ailleurs connu pour ses fameux Karoshi Reports) [via Gilles Laborderie]. Se basant sur les chiffres réels de vente quand Gilles Ratier a, lui, préféré retenir les tirages, du9 présente une analyse différente mais toute aussi pertinente des grandes tendances de la BD. A lire !

Quelques lectures

Une petite pause dans mes réflexions quotidiennes pour évoquer de mes coups de coeur du moment en termes de blogs.

Voilà quelques mois que j’ai découvert La lanterne brisée, blog dont j’apprécie tout particulièrement le traitement graphique et la justesse du ton. Le dernier billet en date est touchant, tant par sa construction que ses dessins.

En termes de blog BD, Boulet est plus que jamais la référence. La question qu’on se pose immanquablement c’est : mais comment diable fait-il pour être su productif ? Chaque planche est particulièrement travaillée, avec une chute bien souvent surprenante. C’est bien simple : chacun des billets de Boulet est meilleur que bon nombre d’oeuvres publiées ici et là en prépublication. C’est frais, jeune et original.

Ce n’est pas une nouveauté, mais je me suis récemment replongé dans le blog de François. Des textes travaillés, dotés de réflexions et de références approfondies. Une agréable lecture.

Garoo a lancé #FF00AA, consacré à l’informatique, aux blogs, aux Macs… Sympa pour maintenir son niveau en geekeries.

Histoire d’un livre qui se construit au fur et à mesure : Denis Sigal propose, sur son blog, de découvrir la génèse d’un ouvrage à paraître aux éditions Eyrolles, Le Grapholexique du Manga.

Desperate Housewives

Je viens de terminer le visionnage de la saison 1 de Desperate Housewives. Cette série raconte le quotidien de familles vivant à Wisteria Lane, une banlieue typique des Etats-Unis. Ce qui pourrait constituer le plus plat des scénarios est en fait relevé par les extravagances, les secrets et autres cadavres dans le placard de chacun des résidents.

Le premier épisode s’ouvre sur le suicide d’une de ces femmes au foyer qui, pourtant, avait tout pour être heureuse. Cette disparition sert de fil directeur à la première saison : pourquoi Mary-Alice Young s’est-elle suicidée ? Ses amies vont essayer de comprendre, tout en faisant face à leurs propres problèmes : un quotidien trop morne que seule une aventure extra-conjugale semble rehausser, un mariage qui tangue, des enfants ingérables ou une vie sentimentale calamiteuse. La galerie de personnages est savoureuse.

La réalisation est efficace. Scènes d’ouverture et conclusions font l’objet d’un soin particulier, ce qui n’est pas sans rappeler l’un des incontournables des années 2000, à savoir l’excellent Six Feet Under. Les scénarios mettent en exergue les limites du mode de vie à “l’américaine” (et, plus généralement, à “l’occidentale”). Les schémas sur lesquels sont bâtis la société (un beau mariage, de beaux enfants, une belle maison) sont patiemment déconstruits. Ce qui, nécessairement, invite le téléspectateur à s’interroger sur sa propre existence.

Desperate Housewives fait partie de ces oeuvres qui non seulement divertissent mais aussi poussent à la réflexion. Elle mérite donc un intérêt particulier.

Spirou HeBDo

2006, l’année Spirou :

Spirou fait peau neuve : Nouvelle maquette (pensée pour le public-cible du magazine : les enfants de 8 à 14 ans), nouvelle pagination (68 pages [4]) et enfin un nom plus actuel.
[…]
Huit des vingt pages supplémentaires de la nouvelle formule seront consacrées aux héros qui ont contribué à façonner l’image de marque des éditions Dupuis.

J’aurais tendance à craindre les conséquences du réajustement éditorial lié à la cible visée. Je me réjouis, par contre, de voir le Gaston de Franquin, les Schtroumpfs de Peyo ou le Lucky Luke de Morris et Goscinny revenir dans les pages de l’hebdomadaire. Cette nouvelle formule permettra peut-être au magazine de vivre avec son temps tout en faisant découvrir au jeune public les grands classiques des quarante dernières années. Vivement le 25 janvier !

Spirou se refait une beauté

Dans son édition de janvier, Bo-Doï nous apprend que l’hebdomadaire Spirou va de nouveau connaître une refonte générale, moins de deux ans après la précédente : fin janvier, le magazine passe de 48 à 68 pages, avec une modernisation de la maquette, l’arrivée d’un peu de papier glacé, de reportages et interviews en BD, le retour de séries cultes telles que Gaston Lagaffe, Boule et Bill, …
Olivier Van Vaerenbergh, rédacteur en chef, explique qu’il souhaite ainsi “faire revenir le magazine en kiosques, d’où il avait pratiquement disparu, augmenter sensiblement sa diffusion et lui insuffler un peu d’esprit rock’n roll“.

Parallèlement, c’est le 4 janvier que débarque en librairie le premier des one-shots autour de Spirou : Les Géants Pétrifiés, par Yoann et Fabien Vehlmann.