« Flying Witch », un très beau manga mélangeant quotidien et sorcellerie à Aomori

Quand je l’ai aperçu pour la première fois dans les rayons des librairies japonaises, « Flying Witch » m’a de suite intrigué par sa couverture qui, en elle-même, suffisait à me raconter une histoire : ce serait le quotidien, dans un Japon plutôt campagnard, d’une jeune sorcière avec son chat noir. Bingo, j’avais vu juste : « Flying Witch » suit Makoto, une lycéenne qui s’installe chez des cousins, à Aomori, pour terminer son apprentissage de sorcière. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

Ce manga en cours de parution (6 volumes au Japon, 5 en France) est une vraie bulle d’air. Il plonge avec réalisme le lecteur dans la ville de Hirosaki, et donne à voir la vie quotidienne dans une cité moyennement peuplée du Nord du Japon. Parfois, une pointe de surnaturel survient quand Makoto fait usage de ses talents ou reçoit la visite d’un surprenant visiteur, tel le messager du printemps. C’est une lecture douce et plaisante dont je parle plus longuement dans la vidéo publiée hier sur la chaîne YouTube de Rosalys.

Déballage de l'iPad Mini

Mes premières impressions sur l’iPad Mini

J’ai suivi l’actualité des tablettes au fil des dernières années avec beaucoup d’intérêt. J’avais immédiatement cédé aux charmes de l’iPad 1, qui m’a beaucoup accompagné en tant qu’outil de consultation (web, réseaux sociaux, BD), moins en tant qu’outil de production de contenu. Je l’ai renouvelé au printemps dernier, au profit du Nouvel iPad (alias l’iPad 3). La vivacité de la machine, le gain d’un appareil photo et l’enrichissement progressif de l’offre logicielle ont un peu modifié mes usages. J’emmène très régulièrement mon iPad en réunion pour de la prise de notes (notamment sous forme de cartes heuristiques). En salle de classe pour me servir de support de vidéo-projection ou pour avoir une trace des notes écrites lors de la préparation de mes enseignements. Mais là où je pensais, à la présentation de l’iPad 1 en janvier 2010, que ce serait la machine ultime de la mobilité, j’avoue n’avoir jamais sorti ma tablette dans un tram, dans un métro, et même de moins en moins dans les trains. Parce que l’iPad pèse ses 650g (tant dans une sacoche qu’à bout de bras). Parce qu’à choisir entre emmener un ordinateur et un iPad en déplacement, l’ordinateur l’emporte quand il s’agit de mener certaines tâches professionnelles efficacement (par exemple la correction de code informatique rendu par mes étudiants). Pourtant, les avantages de l’iPad en termes de lecture sont très nets. Que faire ?

Manipulation de cartes heuristiques avec l'iPad Mini

Manipulation de cartes heuristiques avec l’iPad Mini

L’iPad mini est dès lors apparu comme une belle promesse. Après une rapide prise en main de quelques heures, voici un bref retour d’usage sur cet appareil qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Apple tire-t-il trop sur la corde ? Ce nouveau modèle vise-t-il seulement à occuper un marché qui prend de l’importance, celui des tablettes d’environ 7 pouces ? Avec l’iPad mini,  Apple se contente-t-il vraiment de rétrécir l’iPad ?

Commençons par cette dernière question : oui, l’iPad Mini est une réduction de l’iPad original. L’écran Retina en moins. Ce qui constitue le reproche majeur que l’on peut faire à ce modèle. Quand on est habitué à un iPad et un iPhone Retina, le retour à un écran non-Retina est presque choquant… et ce, même si au quotidien, on travaille sur des écrans d’ordinateurs non-Retina. C’est sans doute la proximité du modèle Mini avec son aîné qui incite à cette comparaison peu flatteuse.

Mais cette comparaison s’inverse dès lors qu’on considère le poids et la compacité du Mini. La machine paraît incroyablement légère. Ses bords réduits contre-balancent la perte de surface au niveau de l’écran par rapport au modèle originel. Le Mini présente des dimensions avantageuses pour être glissé dans une sacoche ou un sac à mains. Parce que ses spécifications techniques ne sont pas tellement éloignées de son grand frère, il en permet presque tous les mêmes usages. Et plutôt que d’envisager l’iPad Mini comme un iPad avec des choses en moins – comme le font beaucoup de journalistes -, ne suffirait-il de considérer ce modèle en lui-même ? Lorsque le MacBook Air 11 pouces est apparu, il fut apprécié pour ses qualités intrinsèques (volume, poids, efficacité, etc.), pas pour ses faiblesses par rapport à un MacBook Pro 13 ou 15 pouces. Les machines ne sont pas exactement sur le même segment et ce, même si leur prix n’est pas si éloigné. À mon sens, le Mini a une taille idéale, et deviendra résolument incontournable lorsqu’il sera enrichi d’un écran Retina. D’ici là, il appartient aux acheteurs potentiels de mesurer le compromis qualité de l’écran/mobilité en fonction des usages qu’ils projettent : s’ils souhaitent une tablette pour une utilisation fixe, à la maison ou au bureau, alors l’iPad classique (en version Retina) est sans doute le meilleur parti. A contrario, s’ils désirent avoir leur tablette sous la main en permanence – qu’ils soient en ville, dans les transports en commun ou chez eux -, l’iPad Mini paraît très pertinent.

Il est trop tôt pour que je puisse déjà me prononcer sur la viabilité à long terme des usages sur cet iPad Mini. Comme avec le premier iPad à sa sortie, ils sont pour partie à inventer. Mais je connais déjà un domaine sur lequel je vais éprouver cette machine au cours de ce week-end de Toussaint : la lecture de mangas ! Car l’écran de l’iPad mini est quasi équivalent à celui d’une page de manga au format tankōbon, autrement dit une dimension parfaitement adaptée à ce type de consultation.

Lecture de manga sur l'iPad Mini : un format idéal !

Lecture de manga sur l’iPad Mini : un format idéal !

D’ailleurs, je n’ai pu m’empêcher de tester le confort de lecture de mon livre Otaku Tōkyō Isshukan sur l’iPad Mini. J’en aime beaucoup le résultat !

Mon livre sur les différents iDevices, de l’iPad à l’iPhone en passant par l’iPad Mini, sans oublier la version papier !

Mon livre sur les différents iDevices, de l’iPad à l’iPhone en passant par l’iPad Mini, sans oublier la version papier !