Nagamichi est le quartier samouraï de Kanazawa, faisant régner dans la ville comme un parfum de l’histoire féodale du Japon. Il est caractérisé par ces devantures en paille que l’on voit bien sur la photo. Elles sont disposées durant l’hiver sur les murs (faits de pierre et de boue) entourant les maisons afin de les protéger contre les aléas de la glace et de la neige. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ #Samourai #長町 #Nagamichi #Kanazawa #金沢#Kanazawacity #金沢市 #Japon #Japan #日本

Nagamichi est le quartier samouraï de Kanazawa, faisant régner dans la ville comme un parfum de l’histoire féodale du Japon. Il est caractérisé par ces devantures en paille que l’on voit bien sur la photo. Elles sont disposées durant l’hiver sur les murs (faits de pierre et de boue) entourant les maisons afin de les protéger contre les aléas de la glace et de la neige. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
#Samourai #長町 #Nagamichi #Kanazawa #金沢#Kanazawacity #金沢市 #Japon #Japan #日本 #blog

« Flying Witch », un très beau manga mélangeant quotidien et sorcellerie à Aomori

Quand je l’ai aperçu pour la première fois dans les rayons des librairies japonaises, « Flying Witch » m’a de suite intrigué par sa couverture qui, en elle-même, suffisait à me raconter une histoire : ce serait le quotidien, dans un Japon plutôt campagnard, d’une jeune sorcière avec son chat noir. Bingo, j’avais vu juste : « Flying Witch » suit Makoto, une lycéenne qui s’installe chez des cousins, à Aomori, pour terminer son apprentissage de sorcière. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

Ce manga en cours de parution (6 volumes au Japon, 5 en France) est une vraie bulle d’air. Il plonge avec réalisme le lecteur dans la ville de Hirosaki, et donne à voir la vie quotidienne dans une cité moyennement peuplée du Nord du Japon. Parfois, une pointe de surnaturel survient quand Makoto fait usage de ses talents ou reçoit la visite d’un surprenant visiteur, tel le messager du printemps. C’est une lecture douce et plaisante dont je parle plus longuement dans la vidéo publiée hier sur la chaîne YouTube de Rosalys.

Yuri!!! ON ICE, chronique anime & cover IRL aux Jeux Olympiques 2018 : le patinage artistique plus vrai que nature

Quand patinage artistique et animation japonaise se rencontrent, ils d’influencent l’un l’autre et conduisent à l’un des meilleurs titres de ces dernières années : Yuri!!! on Ice (ユーリ!!! on ICE). Gros coup de coeur “anime” de l’année 2016, je ne lui avais pourtant pas encore consacré d’article ou de vidéo. C’est désormais chose faite, avec cet article à quatre mains avec Rosalys, article qui a aussi sa version vidéo.

YURI AUX JO 2018

Les JO ont commencé très fort pour les anime-fans : dans la compétition par équipe, les sportifs japonais Miu Suzaki et Ryuichi Kihara ont choisi de patiner sur la musique emblématique de Yuri on Ice. Cela a suscité des flots de passion sur les réseaux sociaux, et cela jusqu’en France. Pour l’illustrer, il faut voir que même les pages « sport » du Figaro en ont parlé ! Les artistes derrière l’anime n’en furent pas en reste : Junichi Suwabe, l’acteur doublant Victor l’un des personnages principaux, s’est fendu d’un commentaire sur Twitter, tout comme la scénariste Mitsuro Kubo.

Il faut dire qu’avant cette performance « officielle », nombre de fans ont tenté de rendre « réelles » les chorégraphies de Yuri!!! on ICE. C’est ainsi que des danses dans des patinoires de centre commerciaux ont attiré l’attention dès la diffusion de l’anime. Il en va ainsi des vidéos de Joel Minas, qui a réinterprété IRL plusieurs des chorégraphies de la série.

Enfin, au-delà même de la référence directe à Yuri!!! on ICE dans la compétitions par équipe, ces Jeux Olympiques ont eu de quoi satisfaire les fans japonais. Yuzuru Hanyu a en effet réussi à conserver son titre dans la compétition masculine. Un bel exploit, surtout quand on sait qu’il se remet juste d’une blessure à la cheville. La passion des Japonais pour le patinage artistique n’est pas prête de s’éteindre !

par Morgan

L’HISTOIRE DE L’ANIME


Yuri!!! on ICE est un anime original, c’est à dire qu’il ne s’agit pas de l’adaptation d’un manga ou d’un roman, mais bien d’une histoire créée pour l’anime.

Résumé de Crunchyroll, la plateforme de vidéo à la demande, sur laquelle l’anime est disponible :

Yûri Katsuki portait sur ses épaules tous les espoirs du Japon pour remporter le Grand Prix de patinage artistique, mais il a subi une écrasante défaite. Il retourne dans sa ville natale et songe alors à prendre sa retraite, bien qu’ayant toujours envie de patiner. Un jour pourtant, Victor Nikiforov qui fut cinq fois champion du monde, accompagné d’un jeune Russe, Yuri Plisetsky, viennent le trouver pour qu’il reprenne la compétition…

Et j’ajoute que ce jour est venu grâce à une vidéo où Yûri fait une cover d’une chorégraphie de Victor. Cette vidéo a été mise sur internet et est devenu virale ! Comme quoi, c’est vraiment bien les réseaux sociaux modernes. D’ailleurs les personnages publient des photos sur instagram, ce qui a directement des conséquences sur leurs destinations et l’engouement des médias, et cela ancre l’histoire à notre époque d’information instantanée. Mais revenons sur l’anime.

par Rosalys

L’ANIME

Yuri!!! on ICE est une série 12 épisodes, diffusée à l’automne 2016, produite par le studio MAPPA. Celui-ci a précédemment produit Kids on the Slope et Days, un anime ayant le football pour thème et dont on avait fait une chronique sur la chaîne. La réalisation est signée Sayo Yamamoto, écriture par Mitsuro Kubo, toutes partageant un intérêt profond pour le patinage artistique. À noter qu’elles ont honoré Japan Expo 2017 de leur présence. Un film est en production. Il n’y a pas encore de date pour sa sortie. On sait juste qu’il ne s’agira pas d’un film de compilation.

par Morgan

MON AVIS SUR L’ANIME

Pour être honnête, je n’aurais pas regardé cet anime au Japon, depuis octobre 2016, si Morgan ne m’y avait pas contraint, parce que je pressentais le fan service qu’il y aurait. Cela dit, le fan servicequel qu’il soit n’a jamais empêché une histoire d’être bonne. Au final, je suis reconnaissante à Morgan de me l’avoir fait découvrir.

Ce que j’ai surtout aimé, c’est le fond artistique. D’abord parce que les chorégraphies et les techniques sont réellement détaillés. Ensuite parce que les personnages ne sont pas que des sportifs, ils expriment avant tout leur art avec une sensibilité à fleur de peau. Ce côté cristal sur le point de se briser donne tout l’éclat à leur interprétation, et vivre ça au plus près des personnages est passionnant.

Au point que j’ai fait une cover de l’opening ! Cependant, la plupart des commentaires va dans le sens « Je préfère quand tu chantes en japonais ». Mais c’est la chanson originale qui est en anglais ! D’ailleurs chanté par un japonais, à la prononciation étonnante bonne, sauf sur le passage « the moment of truth ». On dirait qu’il dit « the moment of treat ». Mais on pardonne ça volontiers, même les français ont du mal à prononcer le « th » anglais. Parlant de cover, il y a beaucoup mieux que les cover de chanson !

par Rosalys

BONUS : YURI IN REAL LIFE

Les auteurs se sont inspirés de patineurs existant pour créer leurs personnages. Elles citent par exemple Florent Amodio, Guillaume Cizeron, Gabriella Papadakis.

L’anime a été très bien reçu par les patineurs. avec en tête Evgenia Medvedeva, patineuse russe (double championne du monde), connue pour être une anime-fan puisqu’elle avait déjà dansé sur la glace sur l’opening de Sailor Moon. Elle a même cosplayé Yuri ! Et plusieurs patineurs existants sont apparus dans la série, dans leur propre rôle. C’est le cas du japonais Nobunari Oda du français Stéphane Lambiel, respectivement dans l’épisode 11 et 12.

La ville dont est originaire le héros, Yuri, est basé sur la ville de Karatsu, dans la préfecture de Saga. Cette préfecture s’est justement servie de Yuri!!! on Ice comme vecteur de promotion touristique. Selon un article de AnimeNewsNetwork, Yuri!!! on Ice aurait permis d’attirer 20 000 visiteurs supplémentaires, de 27 pays différents, en l’espace de 6 mois.

par Morgan

NOTRE CHRONIQUE EN VIDÉO

LIENS CITÉS

Opening History Maker COVER by Rosalys
Performance de Miu Suzaki et Ryuichi Kihara
Article du Figaro
Tweet de Junichi Suwabe
Tweet de Mitsuro Kubo
Cover patinage par Joel Minas
Tweet cosplay Yuri
Cover patinage SailorMoon
L’anime sur Crunchyroll
Notre chronique en vidéo

« Im – Great Priest Imhotep » : un shōnen manga passionnant sur fond de culture égyptienne

La finesse du trait, le découpage dynamique des planches, l’inspiration égyptienne, voilà 3 bonnes raisons de donner sa chance au manga « Im – Great Priest Imhotep ». Série en cours de parution tant au Japon qu’en France (6 tomes publiés à ce jour chez Ki-oon), elle réinterprète dans un univers caractéristique de shōnen manga (avec pouvoirs et invocations de dieux) le lien entre le prêtre Imhotep (Im) et le prince Djéser.
Au début de la série, Im est réveillé d’un sommeil de 3000 ans pour éliminer les Magai, démons malfaisants qui cherchent à nuire aux humains. Et c’est à Tōkyō, en croisant une jeune fille soupçonnée d’être maudite, que va commencer sa quête.
Le rythme de la prépublication mensuel du magazine Shōnen Gangan (de Square Enix) permet à chaque chapitre d’être fouillé, sans céder à la facilité, tout en creusant l’histoire et les liens entre les protagonistes. Qui plus est, la qualité esthétique de chaque planche est épatante, surtout quand on apprend qu’il s’agit là de la première série longue de son auteure, la mangaka Makoto Morishita. Cette série m’avait été conseillée par @rosalysart, et je vous la recommande également chaudement !

Contre le harcèlement scolaire : la très bonne réflexion du manga « March Comes In Like a Lion »

Le harcèlement scolaire (ijime dans son intitulé japonais) est un sujet difficile. Son traitement dans l’un des arcs du manga « March comes in like a lion » est tout bonnement remarquable. Toute personne malheureusement confrontée, de près ou de loin, à ce problème devrait lire les tomes 5 à 7 de ce manga, ou visionner les épisodes 3 à 14 de la saison 2 de l’anime qui en a été tiré. Nous sortons justement d’un visionnage marathon de cet arc dans son adaptation animée, après que j’ai lu la version manga il y a quelques mois.

Trois considérations :

  1. Le thème du harcèlement scolaire est traité sans dramatisation excessive, mais également sans complaisance ou idéalisme quant à ses solutions. Chaque cas est différent, mais l’auteure de la série met l’accent sur l’importance d’un entourage bienveillant et à l’écoute.
  2. L’anime réussit une excellente transposition de cet arc. La réalisation transmet beaucoup d’émotions, mais sans faire subir au spectateur un excès de pathos.
  3. S’il faut autant de chapitres (ou d’épisodes) pour qu’une solution se fasse jour, c’est d’une part que le problème ne peut pas être solutionné du jour au lendemain (et que le reste de l’intrigue, notamment les avancées du héros, Rei Kiriyama, dans le monde du shogi, continue son bonbonne de chemin), d’autre part qu’il impacte l’entourage complet du personnage ici victime de harcèlement. L’histoire montre ainsi comment chacun vit cette situation et agit pour que les choses changent.

Au final, ce titre est porteur d’espoir et je me prends à rêver qu’il participe à une meilleure compréhension de ce problème, qu’il désamorce des situations conflictuelles ou qu’il incite des victimes à tenir bon contre leur bourreau.

À noter qu’au Japon, la diffusion de cet arc a fait l’objet d’un partenariat avec le Ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie (MEXT), avec la diffusion de 18.000 posters dans les écoles/collèges/lycées et la mise en place d’un numéro de téléphone spécial pour toutes les écoliers victimes d’intimidation.

Décidément, ce « March comes in like a lion » marquera durablement l’histoire du manga.