66 Doraemon strike again at Roppongi Hills in Tōkyō

This summer, once again, a series of 66 Doraemon statues come to Roppongi Hills and anticipate the celebration of the 2016 Doraemon movie, entitled Birth of Japan. The statues are very popular, among not only children but also adults. Let us hope the character will someday become as renown in Occidental countries than in Japan.
#ドラえもん #六本木ヒルズ #Doraemon #RoppongiHills

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Harvest at a Japanese organic farm / Découverte d’une ferme bio japonaise

(EN) Today, through one of the fun activities proposed by Coto (the Japanese language school I go every week) I had the opportunity to visit an organic farm in Chiba. This was really precious because such occasions to visit a place of true Japanese lifestyle are rare.

This organic farm is managed by the owner on his own. He cultivates various sorts of vegetables, like potatoes, sweet potatoes (サツマイモ), tomatoes, … and herbs like okra. He does his job without any pesticide or chemical products. We even saw how he produces his compost, recycling a large set of wastes such that natural chemical reactions occur.

The organic market does not seem wide in Japan for the moment. One of the organizers of today’s tour, from the Vege-link company, told us that it represents currently an average 1%. But it is refreshing and encouraging to see people with such motivation in mind. The farmer explained us that he hasn’t need any medical care for 30 years. Because he pays attention to what he eats. He cares about giving rise to healthy food. As a manga/anime fan, this immediately echoes with some dialogs in Earth Maiden Arjuna or Silver Spoon.

We did not only get the chance to visit the farm, but also to harvest sweet potatoes and peanuts following the farmer’s advices. For me (as a very « city person »), it was my first time harvesting such vegetables. This was very moving, in the sense that such an action really connects us to the soil. After these (tiny) efforts (which are nothing compared to the huge amount of work performed everyday by the farmer), we enjoyed a barbecue with fresh products. This was really tasty.

The way the farmer and his family received us was really warming. The Japanese sense of hospitality continues to impress me every day.

This was one of these Sundays I’ll remember for long.

(FR) Dans le cadre des activités proposées par Coto, l’école de japonais à laquelle je suis inscrit, j’ai pu me rendre dans une ferme bio dans la région de Chiba. Il s’agissait là d’une véritable chance car les occasions de visiter de tels lieux, qui plus est au Japon, sont peu fréquentes !

La ferme en question est géré directement par son propriétaire. Il cultive une large gamme de légumes, tels que des pommes de terres, des patates douces (mais dans leur variété japonaise que les Français connaissent en fait peu : les satsumaimo – サツマイモ), des tomates et des herbes telles que l’okra. Il fait son travail sans énorme machine, sans pesticide et sans produit chimique. Tout à la main. Nous avons même vu comment il produit son compost, recyclant une large gamme de déchets d’une telle manière que des réactions chimiques naturelles s’occupent du reste. Il y a même des personnes qui sont allées constater, dans la montage de compost, que les réactions en question produisent, par elle-même, une chaleur comparable à celle d’un sauna !

Au Japon, la production bio ne paraît pas très importante en volume pour le moment. L’une des organisatrices de cette journée, de l’entreprise Vege-link, nous disait ainsi que le bio représente environ 1%. Mais cela fait plaisir – et c’est même sacrément encourageant – de voir des personnes avec autant de motivation ! Le fermier nous a ainsi expliqué qu’il n’avait plus eu à subir de traitement médical depuis 30 ans ! Parce qu’il porte attention à ce qu’il mange. Parce qu’il prend soin de cultiver une nourriture saine… en tant que fan de manga et d’anime, un tel discours faisait d’ailleurs écho au propos de séries tels que Earth Girl Arjuna ou Silver Spoon.

Nous n’avons pas eu seulement la chance de visiter la ferme, mais aussi de récolter des patates douces et des cacahuètes en suivant les conseils du fermier. En tant que citadin pur souche, c’était la première fois que je m’adonnais à une telle activité. C’était vraiment enthousiasmant, au sens où cette action nous rappelle l’importance des produits terriens dans notre quotidien. Après ces (minuscules) efforts (qui ne sont vraiment rien comparé au travail abattu chaque jour par le fermier), nous avons pu profité d’un barbecue avec un aperçu des aliments frais produits par la ferme. C’était vraiment délicieux. Et nous avons été tellement bien accueilli par tout le monde. Le sens de l’hospitalité japonais continue chaque jour de m’impressionner.

En tout cas, il s’agissait d’une expérience vraiment unique, de celle dont on se souvient pendant longtemps !

Dragon Ball Z – Battle of Gods (ドラゴンボールZ 神と神) : mes impressions

Fan de Dragon Ball de la première heure, et habitant au Japon ce printemps, je ne pouvais pas passer à côté du nouveau long-métrage : Dragon Ball Z – Battle of Gods (ドラゴンボールZ 神と神).

Même si la campagne publicitaire accompagnant cette nouveauté était massive (dans les magazines, à la télévision, dans les conbinis à travers un partenariat avec Lawson, dans la chaîne de restaurants KFC, etc.), je ne m’attendais pas à ce qu’autant de monde se presse dans les salles dès le premier jour. Un public large, diversifié, allant d’enfants qui ont sans doute connu la franchise via Dragon Ball Kai et le jeu Dragon Ball Heroes, à des trentenaires venant en couple ou avec un groupe d’amis. L’ambiance était à la fête, comme quand on retrouve de vieux copains.

Il faut dire que ce film tient de l’événement pour tous les fans : le créateur originel de Dragon Ball s’est personnellement impliqué, créant le scénario et les designs des personnages. Le long-métrage prend officiellement place dans l’intrigue de la saga, entre les chapitres 517 et 518 (c’est-à-dire pendant les 10 ans qui s’écoulent entre la fin de l’arc “Bū” et la conclusion de Dragon Ball à la fin de son 42e tome), là où les productions du genre ne sont habituellement que des “hors-séries”. Et l’intrigue pose de nouvelles bases, qui appellent clairement une suite, si le succès se confirme. Tout en constituant une histoire à part entière (on est loin de la fin abrupte de Saint Seiya Tenkai-hen Josō : Overture).

Le fan-service est là, c’est-à-dire que chaque personnage de la série a le droit à son propre moment dans le film. L’anniversaire de Bulma est une occasion parfaite pour réunir tous les protagonistes, de Vegeta à Mr Satan en passant par Krilin ou Buu. Même Pilaf et ses acolytes sont de la partie, dans un état de vigueur surprenant, et qui pourrait, en soi, faire l’objet d’une “side-story” future. L’ambiance est donc à la fête, et seule l’apparition de Beers (ビルス) – Dieu de la Destruction – et de Whis (ウイス) – son acolyte, dont on apprendra le véritable rôle à la fin du film – viendra troubler la quiétude de ce moment. Beers est là pour trouver le Super Saiyan God, un adversaire à sa hauteur dont un oracle lui avait prédit l’apparition, 39 ans auparavant. Après avoir fait un détour par la planète de Kaiō et avoir très vite battu Son Gokū, il poursuit sa recherche sur Terre.

Beers est un personnage surprenant. Réveillé d’un sommeil de près de 40 ans par Whis, son comportement est à l’image de son physique félin. Il dégage une sensation de puissance (Vegeta, qui l’a déjà croisé dans le passé, le craint immédiatement), mais il dévoile une surprenante facette en se prenant de passion pour la nourriture japonaise. La réussite du film doit beaucoup à ce personnage, ainsi qu’à Whis, qui apportent à la fois un nouvel enjeu et de la fraîcheur dans l’univers de Dragon Ball Z.

Encore une fois, les Japonais ont été malins dans leur promotion. Le spectateur est notamment pris à contre-pied par la fin du film – et notamment la scène de face-à-face entre Gokū et Beers, que l’on a beaucoup aperçu dans les extraits diffusés en ligne et à la télévision japonaise. Et si, pour une fois, un long-métrage Dragon Ball Z se terminait différemment ?

Au niveau technique, les scènes de combat sont réussies. La scène de bravoure de Vegeta, ainsi que l’affrontement final entre Gokū et Beers, bénéficient des dernières techniques d’animation, apportant un dynamisme nouveau à la mise en scène. La 3D y est alors bien mieux intégrée qu’au début du film, moment où l’on se demande s’il était vraiment nécessaire de modéliser la voiture de Kaiō en 3D, tant le résultat jure avec le reste. La musique, sans être inoubliable, s’accorde bien avec les images, et les titres de FLOW réalisés pour l’occasion passent finalement mieux à l’écran que sur CD. Le scénario, en explorant une zone temporelle encore inexploitée dans Dragon Ball, parvient à effacer le mauvais souvenir que le spectateur avait gardé en visionnant Dragon Ball GT. Akira Toriyama semble revenir avec un certain plaisir à sa saga. En duo avec Yūsuke Watanabe (co-scénariste de 33 ans, qui a du grandir avec la saga et qui est définitivement un créatif à suivre), il en propose une vision à la fois respectueuse de son travail d’antan et renouvelée. L’écriture enchaîne clins d’oeil et références, tout en disséminant des indices pour une éventuelle suite.

Les amoureux du Japon apprécieront également les cameos, à l’instar des petits rôles tenus par la judoka médaillée d’or Kaori Matsumoto et la chanteuse Shōko Nakagawa.

Rendez-vous dans trois ans pour la suite ?

NB : bien que souvent désignés sur le web sous les noms de Bils et Wis, le Dieu de la Destruction (ビルス ) et son compagnon (ウイス) sont ici nommés selon l’usage adopté dans le pamphlet officiel du film : Beers et Whis.

Concours de cosplay des Utopiales - Journée Manga-tan 2011

Utopiales 2012 : les activité du pôle asiatique

Dans un peu plus d’une semaine débutera la 13e édition du Festival International de Science-Fiction à Nantes, les Utopiales. Avec Neil Gaiman en invité d’honneur, et un programme des plus touffus.

Et ce sera déjà la sixième année d’existence du pôle asiatique au sein du festival ! Fidèle aux habitudes, la Journée Manga-tan revient pour une nouvelle édition le 11 novembre. Au menu : de belles projections (je suis vraiment ravi de vous faire découvrir le vibrant A Letter to Momo et le très esthétique Voyage vers Agharta), des invités passionnés et passionnants (Julien Pirou et Florent Gorges) et le traditionnel concours de cosplay géré cette année par la Brigade SOS francophone. Une fois de plus, le dimanche s’annonce festif… un moment incontournable en perspective !

Mais le programme autour du manga et de l’animation ne s’arrête pas là. Car nous poursuivons le partenariat avec l’école de manga de Niigata, le JAM College. Ce sont d’ailleurs des élèves de cette école qui signent cette année encore l’affiche de la journée Manga-tan. Une professionnelle diplômée de cette école, Ayumi Katagiri, des enseignants et étudiants seront également présents sur la manifestation pour réaliser un manga inspiré par 20.000 Lieux sous les Mers de Jules Verne !

Enfin j’ai la chance de pouvoir présenter une série de films qui furent, pour moi, une véritable révélation de la puissance de l’animation japonaise ! Il s’agit de la trilogie de films baptisés “Patlabor“. Certains connaissent peut-être le manga ou la série animée, mais les films transcendent l’univers et parlent à tout un chacun. À travers une vision de Tôkyô remplie de robots géants, ces longs métrages (visibles indépendamment) proposent une réflexion sur la société, le rapport à la paix et à la guerre, la place de la science et l’hybris. J’ai eu un véritable choc en voyant Patlaor en K7 VHS, au milieu des années 90, et ces oeuvres sont de celles qui m’ont donné envie d’explorer plus en avant la richesse de l’animation japonaise. C’est donc un grand bonheur pour moi de pouvoir projeter, lors des Utopiales, cette trilogie, qui plus est dans sa nouvelle version disposant d’un master HD. Les spectateurs devraient en avoir plein les yeux.

Tous les détails sont en ligne sur le site d’Univers partagés. J’espère que les connaisseurs, tout autant que les néophytes, trouveront leur bonheur dans cette programmation !

Affiche de la Journée Manga-tan 2012

Affiche de la Journée Manga-tan 2012

Avec Otaku Tōkyō isshukan devant le Gundam 1:1 à Odaiba, au Japon.

La rentrée autour de Otaku Tōkyō isshukan

La rentrée est là, les feuilles commencent à tomber, l’été est passé à toute vitesse… Je n’ai pas eu l’occasion de revenir sur la promotion autour de mon ouvrage Otaku Tōkyō isshukan, mais celle-ci s’est vraiment très bien passée. Grâce aux efforts de mon éditeur et au soutien des lecteurs, le livre a continué de très bien se vendre pendant les vacances, et cela fait chaud au coeur ! Merci à tous pour votre soutien !

Pendant ce temps, j’ai eu l’occasion de repartir au Japon, sur les traces des endroits que je décrivais dans le livre, mais également sur des lieux qui ont ouvert très récemment. C’est le cas du Gundam Front, à Odaiba, musée entièrement dédiée à la saga de robots géants. C’est à cet endroit même que se trouve désormais le Gundam à échelle 1:1. Je reviendrais sans doute sur ces expériences dans un avenir plus ou moins proche.

En attendant, je vous invite à passer à la FNAC de Nantes ce mardi 18 septembre, à partir de 17h30. J’y serai présent pour dédicacer mon livre. Et si vous êtes amateur de belles histoires, vous pourrez également rencontrer Rosalys qui présentera son livre “jeunesse” Fraisie, la magie de la pâtisserie.