Ma thèse en 2 planches, un bande dessinée pour vulgariser les sujets de recherche en doctorat

Les sujets d’étude de la recherche peuvent paraître incompréhensibles à première vue : à combien de personnes mon sujet de thèse, soutenue en 2007 – « Réseaux de Petri à chronomètres – Temps dense et temps discret » – évoque une problématique concrète 😉 ? Pour que tout un chacun comprenne d’une part les problèmes auxquels s’attaque la recherche, d’autre part les principes d’une démarche rationnelle, il est crucial de mener un travail de vulgarisation. C’est dans ce contexte qu’est né, il y a quelques années, le concours « Ma Thèse en 180 secondes », consistant à présenter sur scène en 3 minutes son sujet de thèse de doctorat. L’Université de Lorraine (@univlorraine) est allée encore plus loin en proposant, sur la base de ce matériel, de résumer les thématiques en 2 planches de BD (dessinées par un professionnel du dessin). C’est un aperçu de quelques-unes des thématiques de recherche en France que permet ainsi de découvrir l’album « Ma thèse en deux planches », tout juste paru la semaine dernière. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

Moriarty, un manga sur les origines de l’ennemi juré de Sherlock Holmes

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Moriarty, voilà un nom qui éveillera immédiatement des souvenirs à tous ceux qui ont un jour lu les romans de Arthur Conan Doyle sur Sherlock Holmes, ou qui se sont intéressés à l’un de ces dérivés, en animation, série télévisée ou en film. Si le nom de l’ennemi juré du détective britannique n’apparaît que dans six chapitres de l’oeuvre originelle, sa figure était si marquante qu’elle s’est inscrite dans la légende de Sherlock Holmes. Personnage comploteur mais n’arrivant guère à ses fins dans la série télévisée d’animation italo-japonaise des années 80 ou nemesis absolue de Sherlock avec un grain de folie dans la récente série britannique menée par Steven Moffat et Mark Gatiss, les interprétations de cette incarnation du crime sont nombreuses. Mais rares sont celles qui vont jusqu’à analyser les motivations profondes du Professeur James Moriarty. C’est ce que nous propose le manga Moriarty dont la parution en France a débuté en juin 2018 en France. Dans cette vidéo, je vais vous dire pourquoi il s’agit là d’un très bon titre pour tous les amateurs de l’oeuvre de Conan Doyle… mais pas uniquement eux !

Le manga Moriarty s’ouvre d’abord sur *la* scène emblématique de son affrontement avec Holmes, au-dessus des chutes de Reichenbach. Mais ce n’est qu’une mise en bouche de ce que devrait nous proposer le scénario dans quelques volumes. Car, pour l’heure, il importe de faire connaissance avec le personnage de Moriarty, ce qui impose un retour dans le temps, à l’époque de l’enfance, au sein de la famille du Comte Moriarty, une lignée de nobles qui compte déjà deux fils de sang. Par ceux-ci, l’aîné, Albert, éprouve un profond dégoût pour la décadence de la noblesse, son mépris du peuple et la structuration pyramidale de la société britannique du 19e siècle. Ses valeurs résonnent profondément avec celles de deux orphelins que le Comte Moriarty a récemment adoptés. L’aîne de ces orphelins. Simple adolescent, il maîtrise des notions complexes de sciences et peut aider quiconque lui en fait la demande. Seulement, dans la famille du Comte Moriarty, il est détesté par l’épouse du comte ainsi que par le cadet, William. Mais pour renverser une société archaïque, construite sur une exploitation du peuple par quelques riches familles, un pacte va se nouer entre l’aîné Albert et les deux orphelins. Trois Moriarty s’apprêtent alors à réécrire l’histoire.

Le premier mérite de cette nouvelle série est de revenir sur la genèse de Moriaty. Et de proposer une histoire qui ne se focalise pas sur un unique personnage, mais plutôt un trio dont les liens interpellent. Évidemment, le personnage principal du manga reste le professeur William James Moriarty, éminemment charismatique, à la hauteur de la légende qui entoure ce nom. Mais les autres protagonistes de la série promettent eux aussi d’intéressants développements. Le titre est bien documenté. Même si l’ensemble est évidemment romancé, il permet de se faire une bonne idée des injustices qui régnaient dans l’empire britannique du XIXe siècle. C’est donc un bon duo que font Ryosuke Takeuchi au scénario et Hikaru Miyoshi au dessin. Le premier avait travaillé sur l’adaptation manga de All you need is kill, un roman japonais aussi connu pour sa version cinématographique, Edge of Tomorrow avec Tom Cruise. Ryosuke Takeuchi semble à l’aise pour travailler avec des dessinateurs de talents, puisque c’était Takeshi Obata, connu pour Death Note et Bakuman, qui avait illustré cette adaptation. Pour Moriarty, son binôme dessinateur est peut-être plus jeune, mais pas moins talentueux : Hikaru Miyoshi fait partie d’une nouvelle génération d’artistes, il a été récemment repéré pour sa participation au manga Psycho-Pass, disponible chez Kana.

Le manga Moriarty est en cours au Japon. Il est pré-publié dans le mensuel Jump SQ qui s’adresse à un lectorat un poil plus âgé que le Weekly Shônen Jump. Lancée en août 2016, la série compte à ce jour 6 volumes au Pays du Soleil Levant. 3 tomes par an y sont publiés, en mars, juillet, novembre. En France, l’éditeur Kana semble parti pour publier la série sur un rythme trimestriel pour le moment. Le tome 2 est en effet attendu en septembre, et le suivant en décembre. Le premier tome a été mis en vente dans deux versions : une simple, et une version collector accompagné d’un set d’écriture aux couleurs de Moriarty. Cet effort de mise en avant, dès le tome 1, est une illustration du potentiel que l’éditeur français voit dans cette série. C’est en tout cas un titre qui a suscité ma curiosité. Adolescent, je lisais surtout des bandes dessinées, peu de romans. Les titres de Arthur Conan Doyle faisaient partie des rares qui arrivaient à me passionner. C’est vous dire si j’attendais cette histoire autour du Professeur Moriarty au tournant. Je n’ai pas été déçu et j’ai hâte de lire les prochains tomes pour voir comment les bonnes bases posées dans ce tome 1 se concrétisent.

Pour finir, sachez que le chapitre 1 de Moriarty est disponible gratuitement en ligne sur le site de Kana. Les 74 pages qui ouvrent cette histoire peuvent ainsi vous permettre de vous faire votre propre idée sur ce manga.

Mes autres chroniques mangas sont à découvrir en vidéo sur la chaîne YouTube de Rosalys.

Couverture du tome 1 d'Un Prince à Croquer de Patricia Lyfoung

Un prince à croquer, une nouvelle série BD jeunesse à déguster

C’est avec la Rose Écarlate que Patricia Lyfoung s’est fait connaître du grand public. En 2010, elle a signé le scénario de Comme ton Ombre, avec Manboou au dessin. Aujourd’hui, nous pouvons explorer une autre facette de son univers avec une nouvelle série dont elle est à la fois scénariste et dessinatrice : Un Prince à Croquer. L’histoire se situe à notre époque. On suit le dilemme du Prince Nicolas auquel ses parents posent un ultimatum : il devra se marier pour ses 26 ans ou abdiquer. Ne connaissant absolument pas la femme qui lui est promise, il préfère s’enfuir à Paris avec un de ses gardes du corps. Là-bas, il va croiser la route de Margot, une jolie parisienne qui n’a qu’une passion : la cuisine. Celle-ci est dotée d’un très fort caractère, et la rencontre avec le prince, qui cherche à passer incognito, ne manquera pas de sel.

Un Prince à Croquer est évidemment disponible au format papier en librairie, mais également au format électronique sur l'iBookStore d'Apple (iPhone/iPad)

Un Prince à Croquer est évidemment disponible au format papier en librairie, mais également au format électronique sur l'iBookStore d'Apple (iPhone/iPad)

L’intrigue ne manque pas de faire écho à l’actualité. Comment ne pas reconnaître un peu du Prince Albert de Monaco ou de William d’Angleterre dans le personnage principal de cette aventure ? Comment ne pas sentir dans la passion de Margot le même enthousiasme pour la cuisine que celui témoigné par les candidats de jeux télévisés tels que Top Chef ou MasterChef ? Le mélange des genres n’en est que plus plaisant. On retrouve immédiatement le dessin dynamique et fin de Patricia Lyfoung. Cela fait bien plaisir de voir son trait s’épanouir dans un univers contemporain. Cerise sur le gâteau, de petites surprises se cachent parfois au coin des cases, telles ces références à Maison Ikkoku, Star Trek ou Terminator.

Gageons qu’Un Prince à Croquer se fera facilement une place dans l’univers de la BD jeunesse. Le titre le mérite. Mon seul regret : devoir attendre un an avant de lire la suite. Mais, après tout, c’est bien normal car La Rose Écarlate se poursuit en parallèle, et nous pourrons en découvrir le prochain tome à l’automne. Rares sont les auteurs qui arrivent à tenir un tel rythme !

Release of the English edition of our one-shot manga Workaholic on iBookStore

Yesterday was full of great news for our publishing house, Univers partagés éditions: the English edition of Workaholic released officially on iBookStore, and we benefited from two new papers in the press (Nantes-Actu.info and Journal du Japon). That’s very exciting to see the enthusiasm among readers and people around us.

Now that Workaholic is available in English, we hope a wide range of readers will enjoy our eBook. In a few words: Workaholic is a one-shot comic-book that I wrote and which has been brilliantly illustrated by Rosalys. The French version has been released two weeks ago, and now the English version can be downloaded for free on the iBookStore. If you’re looking for a short manga to read on your iPad, feel free to download our story.

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

The description of the book follows:

Amina works as an executive in a state-of-the-art IT company. She joined that company right after getting her degree and progressively climbed up through the ranks. Greater responsibilities also imply greater pressure. Amina spares no effort working overtime. And it’s not unusual for her to leave the office around midnight. But strange events will occur on a stormy night…

A complete story, as a tribute to josei manga.
“Lady” Collection, comic book, 32 pages.
Translated from French by Nocturnal Azure.

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

Sortie de la version anglaise de Workaholic et parution de deux articles dans la presse

Journée pleine d’actualité hier pour Univers partagés éditions avec la sortie de l’édition anglaise de Workaholic sur l’iBookStore d’une part, la parution de deux articles dans la presse sur notre projet d’autre part.

Nous espérons que cette traduction anglaise permettra à un plus large public de découvrir notre histoire ! En attendant de bien mesurer l’impact de cette version, nous sommes ravis de constater l’enthousiasme que génère notre approche.

Nantes-actu.info nous a gratifié d’un joli article avec du “média enrichi” pour présenter Workaholic et, plus généralement, notre démarche.

Article de Nantes-Actu sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Article de Nantes-Actu sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Le Journal du Japon, de son côté, s’interroge sur la place du manga numérique dans le paysage éditorial.

Article de Journal du Japon sur la parution de Workaholic sur iBookStore

Article de Journal du Japon sur la parution de Workaholic sur iBookStore