Bandeau pour Macross Frontier Itsuwari no Utahime

Macross Frontier Gekijō-ban ~Itsuwari no Utahime~ (Macross Frontier the Movie: The False Songstress)

À quoi tient mon attrait pour Macross ? Un savant mélange de mécha, de triangle amoureux, de caractères bien trempés et, surtout, de musique. Macross Frontier, dernier univers en date placé sous ce label, m’avait de suite séduit par ses chansons (et son générique interprété par Māya Sakamoto) et par sa réalisation léchée. Le produit tenait ses promesses, même si le personnage principal (Alto) faisait pâle figure face aux deux figures féminines. L’une, Sheryl, était élégante et entreprenante, tandis que la seconde, Ranka, restait plus naïve, parfaite image de femme-enfant. Alto allait-il réussir à y trouver sa reine de coeur ?

Visuel promotionnel pour la série animée Macross Frontier diffusée du Japon entre avril et septembre 2008

Visuel promotionnel pour la série animée Macross Frontier diffusée du Japon entre avril et septembre 2008

Après le succès de la série de 25 épisodes, Macross Frontier s’est vu décliné en deux longs-métrages. Le premier (Macross Frontier Gekijō-ban ~Itsuwari no Utahime~, ou Macross Frontier the Movie: The False Songstress) est sorti dans les cinémas japonais le 21 novembre 2009, puis en DVD et Blu-ray en octobre 2010. Le second est arrivé dans les salles obscures nipponnes le 26 février 2011, puis en DVD et Blu-ray au Japon le 20 octobre 2011.

Les films rebattent les cartes, en reprenant certes les mêmes personnages, mais en les plaçant dans des situations (légèrement) différentes. Ni résumé, ni intrigue totalement originale, le scénario suit le même fil rouge que la série. À savoir l’apparition de mystérieux extra-terrestres qui mettent en péril les stations orbitales sur lesquelles vivent désormais les humains. Mais les producteurs ont su s’adapter à la contrainte d’un long-métrage de cinéma, en évitant des scènes d’exposition excessivement longues (et dommageables au niveau du rythme).

Itsuwari no utahime saura plaire au fan comme au néophyte, en offrant un séjour bref, mais intense, en plein coeur de la saga Macross Frontier. Les personnages sont fidèles à leur alter-ego de la série. Les spectateurs se déchireront une nouvelle fois pour savoir qui, de Ranka ou de Sheryl, devrait avoir les faveurs d’Alto. Un petit jeu auquel il est sympathique de se prêter. Justement, Sheryl illumine la scène, avec de nouvelles chansons qui restent en tête longtemps après le générique de fin (Universal Bunny, Obelisk) et des mises en scène flamboyantes (à l’image de la transformation de son auditorium de concert en navire de proue).

Jaquette du CD Universal Bunny par Sheryl Nome/May'n, sorti peu avant le premier film de Macross Frontier

Jaquette du CD Universal Bunny par Sheryl Nome/May'n, sorti peu avant le premier film de Macross Frontier

Une nouvelle fois, la franchise Macross Frontier fait ainsi l’objet d’une belle exploitation : un CD spécial, signé Sheryl Nome, avait fait son apparition dans les bacs japonais juste avant l’arrivée dans les salles du premier long-métrage. Et nous savons déjà qu’un autre album nous attend en décembre prochain, quelques mois avant la projection de la conclusion de la saga. “Commercial”, diront certains rabats-joies ? Oui, peut-être, mais pourquoi bouder son plaisir quand l’ensemble est si bien mené ? Et l’un des talents des Japonais se révèlent là : parvenir à faire vivre une franchise au-delà des seuls événements que représente la sortie d’un film ou d’un DVD. Des albums des personnages de la série, en passant par ceux des interprètes de ces mêmes personnages (May’n et Megumi Nakajima, qui ont entamé ainsi une belle carrière), sans oublier le DVD du concert “live” donné en l’honneur de l’univers, le public a pu profiter d’au moins une sortie notable chaque trimestre ! Cela fait maintenant plus de 4 ans que le volet “Frontier” s’est ouvert et parvient à conserver l’intérêt des fans. On espère que cela va durer, et qu’à l’instar de May’n (qui a donné un concert à Japan Expo 2011 et qui se produira à nouveau sur scène à Paris en septembre 2012), Megumi Nakajima, Māya Sakamoto ou encore Yōko Kanno rendront visite prochainement à leurs fans français.

L’Arc~en~Ciel – 20th L’Anniversary WORLD TOUR 2012 : de retour du concert au Zenith de Paris

Quatre ans… c’est le temps qu’il aura fallu attendre pour revoir en France L’Arc~en~Ciel, groupe phare de la scène pop-rock japonaise. Lors de sa première prestation hexagonale, en 2008, Hyde, Tetsu, Ken et Yukihiro (le chanteur, bassiste, guitariste et percussionniste) avaient promis qu’ils reviendraient fêter les 20 ans de leur composition. Ils n’ont pas menti. Et le spectacle était à la hauteur de nos espérances !

Forcément, il s’en est est passé des choses en quatre ans.

Pour ce nouveau passage de l'Arc~en~Ciel au Zenith de Paris, le décor était peut-être sobre, mais les jeux de lumières étaient renversants.

Pour ce nouveau passage de l'Arc~en~Ciel au Zenith de Paris, le décor était peut-être sobre, mais les jeux de lumières étaient renversants.

Même s’il ne semble pas vieillir (et c’est la grande surprise de la soirée !), le public français a mûri. Cela se sent dans sa participation tant physique que vocale. Ainsi les spectateurs s’équipent désormais en glowsticks, ces bâtons de lumière qui permettent de battre le rythme avec les musiciens. L’ambiance en est radicalement modifiée, les séquences de noir profond laissant transparaître des lumières diffuses dans la salle. Surtout, la connaissance des chansons – et de leurs paroles – est bien meilleure. Évidemment, cela ne veut pas forcément dire que tous les Français apprennent le japonais. Mais les venues régulières d’artistes japonais et la diffusion quotidienne de clips de jpop sur la chaîne de télévision Nolife concourent grandement à la démocratisation de la musique et des textes qui vont avec. Du coup, l’atmosphère dans le public était très différente de celle de 2008 : quand les spectateurs avaient alors l’impression de vivre l’expérience unique d’une vie, ils savent désormais que la rencontre pourrait se reproduire… et ont à coeur de communier avec leurs idoles sans penser au lendemain.

Pour animer un des intermèdes vocaux, Ken était venu avec quelques cadeaux pour Hyde.

Pour animer un des intermèdes vocaux, Ken était venu avec quelques cadeaux pour Hyde.

De leur côté, les membres de L’Arc~en~Ciel paraissaient beaucoup plus détendus et heureux d’être là. Alors que la performance de 2008 en France paraissait être un excellent coup de pub’ vis-à-vis du public japonais, le spectateur hexagonal avait paru abandonné au niveau de la communication autour de l’événement. Il en était de même de la distribution alors très lacunaire des albums studios en magasins (physiques et virtuels). Depuis, les choses ont bien changé : les nouvelles sorties de l’Arc~en~Ciel bénéficient d’une diffusion hexagonale (voire européenne) et la tournée mondiale a fait l’objet d’une campagne publicitaire dans les différents pays visités. Mine de rien, cela fait plaisir de voir une publicité pour le groupe dans un magazine bien français tel que Les Inrockuptibles. L’aura de l’Arc~en~Ciel dépasse depuis longtemps les frontières de l’archipel nippon, ce que les quatre piliers du groupe semblent désormais comprendre, apprécier et défendre. Il n’y a qu’à voir, pendant le concert, leurs efforts pour parler français lors des intermèdes vocaux.

Durant la performance magistrale de l'Arc~en~Ciel sur Niji, des plumes descendaient du ciel, renforçant la grâce de la fin de concert.

Durant la performance magistrale de l'Arc~en~Ciel sur Niji, des plumes descendaient du ciel, renforçant la grâce de la fin de concert.

À l’issue d’une prestation dense, spectaculaire et intense, L’Arc~en~Ciel paraît désormais se positionner sciemment comme le groupe phare du rock japonais. On ne peut que s’en réjouir et espérer que le Roi saura défendre sa couronne lors des années à venir. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts pour que la Reine de la pop japonaise, Hamasaki Ayumi, envisage à son tour de nous rendre une petite visite !

Quelques photos “bonus” pour terminer :

Lors de leurs interventions, les membres du groupe ont fait l'effort de parler en français. Ici, Ken s'apprête à révéler les cadeaux qu'il a amenés pour Hyde.

Lors de leurs interventions, les membres du groupe ont fait l'effort de parler en français. Ici, Ken s'apprête à révéler les cadeaux qu'il a amenés pour Hyde.

Hyde, heureux avec les Tour Eiffel que lui a ramenées Ken… mais encore plus par celle remplie d'alcool.

Hyde, heureux avec les Tour Eiffel que lui a ramenées Ken… mais encore plus par celle remplie d'alcool.

Tetsu, magistral à la basse, a semblé beaucoup plus apprécier ce concert parisien qu'en 2008.

Tetsu, magistral à la basse, a semblé beaucoup plus apprécier ce concert parisien qu'en 2008.

Final éblouissant sur Niji

Final éblouissant sur Niji

Couverture du tome 1 d'Un Prince à Croquer de Patricia Lyfoung

Un prince à croquer, une nouvelle série BD jeunesse à déguster

C’est avec la Rose Écarlate que Patricia Lyfoung s’est fait connaître du grand public. En 2010, elle a signé le scénario de Comme ton Ombre, avec Manboou au dessin. Aujourd’hui, nous pouvons explorer une autre facette de son univers avec une nouvelle série dont elle est à la fois scénariste et dessinatrice : Un Prince à Croquer. L’histoire se situe à notre époque. On suit le dilemme du Prince Nicolas auquel ses parents posent un ultimatum : il devra se marier pour ses 26 ans ou abdiquer. Ne connaissant absolument pas la femme qui lui est promise, il préfère s’enfuir à Paris avec un de ses gardes du corps. Là-bas, il va croiser la route de Margot, une jolie parisienne qui n’a qu’une passion : la cuisine. Celle-ci est dotée d’un très fort caractère, et la rencontre avec le prince, qui cherche à passer incognito, ne manquera pas de sel.

Un Prince à Croquer est évidemment disponible au format papier en librairie, mais également au format électronique sur l'iBookStore d'Apple (iPhone/iPad)

Un Prince à Croquer est évidemment disponible au format papier en librairie, mais également au format électronique sur l'iBookStore d'Apple (iPhone/iPad)

L’intrigue ne manque pas de faire écho à l’actualité. Comment ne pas reconnaître un peu du Prince Albert de Monaco ou de William d’Angleterre dans le personnage principal de cette aventure ? Comment ne pas sentir dans la passion de Margot le même enthousiasme pour la cuisine que celui témoigné par les candidats de jeux télévisés tels que Top Chef ou MasterChef ? Le mélange des genres n’en est que plus plaisant. On retrouve immédiatement le dessin dynamique et fin de Patricia Lyfoung. Cela fait bien plaisir de voir son trait s’épanouir dans un univers contemporain. Cerise sur le gâteau, de petites surprises se cachent parfois au coin des cases, telles ces références à Maison Ikkoku, Star Trek ou Terminator.

Gageons qu’Un Prince à Croquer se fera facilement une place dans l’univers de la BD jeunesse. Le titre le mérite. Mon seul regret : devoir attendre un an avant de lire la suite. Mais, après tout, c’est bien normal car La Rose Écarlate se poursuit en parallèle, et nous pourrons en découvrir le prochain tome à l’automne. Rares sont les auteurs qui arrivent à tenir un tel rythme !

Exposé à l'école EJCIM en mars 2012

La modélisation du temps pour l’étude de systèmes biologiques. Cours à l’École EJCIM 2012.

Du lundi 19 au vendredi 23 mars se tenait à Rennes l’École Jeunes Chercheurs en Informatique Mathématique 2012. À cette occasion, Damien Eveillard, Olivier Roux et moi avons été invités à donner un cours complet sur le thème : “Modélisation du temps pour la vérification des systèmes dynamiques“. Je suis intervenu pour ma part sur l’enrichissement progressif d’un modèle pour la prise en compte de la dimension temporelle dans l’étude des systèmes biologiques. Cette démarche était illustrée sur le cas des réseaux de Petri. Mon diaporama peut être visionné ci-dessous.

Release of the English edition of our one-shot manga Workaholic on iBookStore

Yesterday was full of great news for our publishing house, Univers partagés éditions: the English edition of Workaholic released officially on iBookStore, and we benefited from two new papers in the press (Nantes-Actu.info and Journal du Japon). That’s very exciting to see the enthusiasm among readers and people around us.

Now that Workaholic is available in English, we hope a wide range of readers will enjoy our eBook. In a few words: Workaholic is a one-shot comic-book that I wrote and which has been brilliantly illustrated by Rosalys. The French version has been released two weeks ago, and now the English version can be downloaded for free on the iBookStore. If you’re looking for a short manga to read on your iPad, feel free to download our story.

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

Workaholic has just been released in English on the iBookStore

The description of the book follows:

Amina works as an executive in a state-of-the-art IT company. She joined that company right after getting her degree and progressively climbed up through the ranks. Greater responsibilities also imply greater pressure. Amina spares no effort working overtime. And it’s not unusual for her to leave the office around midnight. But strange events will occur on a stormy night…

A complete story, as a tribute to josei manga.
“Lady” Collection, comic book, 32 pages.
Translated from French by Nocturnal Azure.