MOOC ITyPA : c’est le grand jour du lancement !

Le MOOC ITyPA a démarré ce jour, jeudi 4 octobre à partir de 18h. Une vidéo a été streamée en direct sur YouTube sur la chaîne dédiée.

Le lien apparaîtra directement sur cette même chaîne jeudi soir, et permettra – après la diffusion en direct – de revisionner la vidéo. Il y a toutefois une bonne valeur ajoutée à être présent tous les jeudis soirs lors de la diffusion en direct car les participants auront la possibilité d’interagir en direct avec les intervenants et animateurs du cours via les forums présent sur le site de ITyPA ou les réseaux sociaux (Twitter par exemple – hashtag #ITyPA).

Quelques mots sur ITyPA : ce projet est né de la volonté des quatre animateurs (deux enseignants-chercheurs, une ingénieur pédagogique, une formatrice), répartis à travers la France mais unis par la même passion pour la pédagogie, la transmission et les nouvelles technologies, de proposer un cours totalement ouvert et gratuit, sur le modèle des MOOC américains. Pour ce projet pilote, nous n’avions évidemment pas les mêmes moyens que les établissements américains (à titre d’information, le MIT et Harvard ont investi chacun 30 millions de dollars dans leur plate-forme edX !). Mais nous ne voulions pas attendre des années avant de pouvoir proposer un enseignement sur cette modalité, et nous souhaitions pouvoir construire une démarche qui puisse ensuite en inspirer d’autres dans nos établissements et, plus généralement, dans la francophonie.

À titre personnel, en tant que chargé de mission EAT-TICE (Enseigner et Apprendre avec les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement) à l’École Centrale de Nantes, j’espère que ce projet pourra en appeler d’autres. Je suis vraiment ravi que notre Directeur de la Formation, Patrice Cartraud, ait accepté de proposé ce cours en tant qu’enseignement électif à nos élèves-ingénieurs de 2ème année. C’est ainsi que, du côté de Centrale, 27 étudiants vont avoir l’occasion de suivre (et valider les crédits associés) ce cours en ligne !

Ce MOOC a pour objectif d’inciter les participants à développer leurs propres réseaux d’apprentissage, à produire des ressources en ligne et à échanger.

Enfin, pour apprendre à connaître les animateurs du MOOC ITyPA, vous pouvez consulter la page de présentation sur le site.
Nous sommes tous les quatre présents sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter :

Enfin, pour rappel :

Aperçu de la plate-forme du MOOC ITyPA

Lancement du 1er MOOC francophone : “Internet, tout y est pour apprendre” (ITyPA)

Les possibilités d’Internet sont telles que, désormais, des cours complets sont proposés en ligne et gratuitement. Les MOOC (cours en ligne ouverts multi-apprenants) se multiplient.

J’ai la chance de participer en tant qu’animateur à l’aventure du MOOC baptisé « Internet, tout y est pour apprendre » (ITyPA), qui se déroulera du 4 octobre au 13 décembre 2012. Il s’agira du premier cours francophone de ce type. Il est accessible à tous gratuitement. Il ne vise pas que les enseignants et/ou chercheurs, mais concerne tous ceux qui sont amenés à utiliser Internet au quotidien, dans leur activité professionnelle ou extra-professionnelle.
Ce cours est axé autour de la question : « comment apprendre en ligne ? ».

Il balaiera un large panel de techniques, outils et méthodes pour repérer les sources d’information les plus intéressantes sur la toile, et contribuer à son tour à l’augmentation du savoir partagé dans un ou plusieurs domaines. Semaine après semaine, il abordera des thèmes tels que :

  • Comment gérer l’abondance des ressources disponibles sur Internet et s’assurer de la validité des sources ?
  • Comment gérer l’ensemble de ses ressources bibliographiques et annoter, commenter ou synthétiser ses recherches ?
  • Pourquoi intégrer ou créer une communauté en ligne pour apprendre ensemble ?
  • Comment utiliser les réseaux sociaux pour apprendre ?

Au cours de ces 10 semaines, les participants seront impliqués dans un apprentissage actif grâce à des échanges avec les animateurs et les autres inscrits. Ils seront invités à lire, commenter et publier eux-mêmes des ressources. Ainsi, à l’issue de ce cours, chacun aura été en mesure de construire son « environnement personnel d’apprentissage ».

Ce MOOC est animé par Anne-Céline Grolleau (ingénieure pédagogique à l’École Centrale de Nantes en charge du dispositif de formation inter-établissements “PedaTice“), Jean-Marie Gilliot (enseignant-chercheur à Telecom Bretagne), Christine Vaufrey (formatrice, rédactrice en chef de Thot Cursus) et moi-même. Le MOOC accueillera de nombreux invités, experts de leur domaine, au fil des semaines.

Pour en savoir plus, il suffit de vous rendre sur le site support de ce MOOC où vous trouverez :

Je vous conseille également de consulter le message annonçant l’ouverture de ce cours sur le site Thot Cursus.

N’hésitez pas à rejoindre cette aventure, comme l’ont déjà fait les 600 personnes d’ores et déjà inscrites à ce cours totalement ouvert !

Formation sur Twitter dans le cadre du Printemps d'UNIT

Comment tirer profit des dynamiques des réseaux sociaux pour soutenir l’enseignement et l’apprentissage ? Formation au Printemps d’UNIT 2012.

À l’occasion du Printemps d’UNIT 2012, j’étais invité, ce jeudi 24 mai, à donner une formation sur les réseaux sociaux en pédagogie. Intitulée “Twitter, Google+ et compagnie : comment tirer profit des dynamiques des réseaux sociaux pour soutenir l’apprentissage ?“, cette intervention de 4 heures visait à permettre aux participants de :

  • Identifier le réseau social adapté au soutien de leur dispositif pédagogique
  • Déterminer les configurations optimales pour l’intégration d’une composante “réseaux sociaux” dans leurs enseignements
  • Initier des interactions enseignant/apprenant grâce aux réseaux sociaux

L’enjeu que représentent les réseaux sociaux pour l’enseignement supérieur n’est plus à démontrer : 83% des 15-24 ans possèdent un compte sur Facebook, selon l’étude (réalisée du 14 au 23 décembre 2010) de l’Ifop sur l’accès des Français à Internet. Ces réseaux bénéficient nativement des faveurs des étudiants. Mais au-delà d’un usage à titre exclusivement privé, il importe que les jeunes développent une bonne maîtrise de leur identité numérique et soient capable de tirer profit des réseaux sociaux tant dans le cadre de leurs études que dans leurs relations professionnelles.
Les réseaux sociaux apparaissent comme des structures très intéressantes pour construire des communautés d’apprentissage. Au cours de cette formation, nous avons balayé la diversité des réseaux sociaux existants, avec leurs usages associés. Nous nous sommes concentrés notamment sur leur utilisation dans le cadre de dispositifs pédagogiques dédiés. Nous avons illustré notre propos à partir d’exemples tirés des expériences que nous menons depuis plusieurs années à l’École Centrale de Nantes.

Le diaporama support de cette formation est visible ci-dessous. J’en profite pour rappeler qu’une captation d’un précédent exposé (donné en février 2012), centré sur l’utilisation de Twitter en enseignement, est également disponible en ligne.

Exemple d'échanges sur Twitter pendant la matinée du e-learning

Les réseaux sociaux en enseignement supérieur. Exposé à la Matinée du E-Learning.

Voilà plusieurs années que je mène différentes expériences autour de l’usage des réseaux sociaux à des fins pédagogiques. Il faut dire que je suis passionné de longue date par les potentialités qu’Internet a ouverte en termes de communication, d’échanges et de co-construction de ressources.

Faisant suite à ces expérimentations, j’ai eu le plaisir d’être invité à intervenir lors de la Matinée du E-learning du 3 février 2012, organisée à l’EM Lyon. L’événement avait pour thème “Twitter dans l’enseignement supérieur“.

Au cours de ma présentation, j’ai dressé le bilan des initiatives intégrant  l’usage de réseaux sociaux (notamment Twitter) dans des dispositifs pédagogiques déployés à l’École Centrale de Nantes depuis 2009. Mon diaporama peut être consulté (et téléchargé) en ligne. Mon exposé était relativement similaire à celui que j’avais donné, deux semaines auparavant, dans le cadre de la réunion des responsables TICE de la région Pays de la Loire. Si vous avez raté mon intervention à Lyon, je vous invite donc à découvrir mon propos dans la vidéo qui suit.

Ma conférence était suivie d’un exposé de Yann Bergheaud, juriste et responsable du e-learning à l’Université de Lyon 3. Il a apporté un regard complémentaire sur les enjeux légaux liés à l’usage d’un réseau social tel que Twitter en pédagogie. Il a notamment évoqué :

  • le droit d’auteur sur un tweet : dès qu’un tweet témoigne de la personnalité de l’auteur, il est protégé par le droit d’auteur. Il en découle que, dans une application stricte de la loi, l’auteur d’un tweet pourrait exiger de contrôler toute copie (retweet) ou modification de son propos initial de 140 caractères.
  • la question de la propriété d’un compte Twitter d’institution géré par un community manager contractuel. Cela ne semblerait pas poser de problème dans le cas d’un compte Twitter institutionnel tenu par un agent contractuel dont la principale mission inscrite à son contrat serait l’animation de l’identité numérique de l’établissement sur les réseaux sociaux. Ce serait moins évident dans le cas où l’animation du compte ne figurerait pas dans le contrat (avec une possibilité pour l’animateur du compte d’en revendiquer la propriété ?). En tout cas, le sujet paraît chaud aux Etats-Unis.
Après un certain nombre de mises en garde, Yann Bergheaud a modulé son discours en expliquant que le travail d’un juriste, c’est de montrer le pire, autrement dit tout ce qui peut arriver. Après, en tant qu’utilisateur, il s’agit de faire une analyse du risque. Et, dans le contexte de l’enseignement supérieur, le risque est modéré.
Il reste toutefois important de sensibiliser les étudiants au problème de la maîtrise de leurs données. Et de réfléchir, pour un passage à l’échelle de ces expérimentations, aux moyens logistiques et techniques qui permettraient aux établissements d’enseignement supérieur de proposer des solutions maîtrisables et traçables (telle l’installation, par exemple, de solutions libres sur leurs serveurs).

L’auditoire, composé d’une soixantaine de personnes, s’est en tout cas emparé avec passion de ces sujets. La matinée fut largement live-tweetée. De plus, certains participants ont réalisé une synthèse collaborative des échanges que je vous recommande.

Pendant les exposés, le public a partagé ses impressions en direct sur Twitter. Cela a contribué à la visibilité des échanges auprès d'un large public intéressé par les TICE, et pas uniquement envers l'auditoire présent à Lyon.

Pendant les exposés, le public a partagé ses impressions en direct sur Twitter. Cela a contribué à la visibilité des échanges auprès d'un large public intéressé par les TICE, et pas uniquement envers l'auditoire présent à Lyon.

Capture d'écran de MarkUs pour l'évaluation d'un document PDF

Apports de MarkUs pour l’évaluation des travaux des étudiants. Exposé au Learning Lab Centrale Lyon/EMLyon.

Ce vendredi 3 février, j’ai été invité à faire une présentation du logiciel libre MarkUs à un panel d’enseignants de l’École Centrale de Lyon et de l’ECAM. MarkUs est une application web qui permet aux étudiants de déposer leurs rapports et leur code, puis aux enseignants de tout corriger en ligne à travers un simple navigateur ! Pour rappel, le projet a reçu la mention spéciale des Trophées des Technologies Éducatives 2011.

Cette présentation s’est tenue dans les locaux du Learning Lab, lieu d’échange et de partage d’expériences tenu par l’École Centrale de Lyon et l’EMLyon. Le diaporama que j’ai diffusé pour l’occasion figure ci-dessous.

L’auditoire semble avoir été sensible au fait que MarkUs nous permette de mieux structurer le processus de rendu des compte-rendus par les étudiants, correction et évaluation par les enseignants, retour vers les élèves de la version annotée par les enseignants. J’ai pu sentir une forte demande envers des fonctionnalités qui font l’objet de nos efforts actuels, notamment :

  • L’aide à la correction, à travers la possibilité pour l’enseignant de savoir si le code soumis par les élèves dans le cadre de TP d’informatique passe – ou non – une série de tests unitaires ;
  • La détection de plagiat ;
  • L’extension de MarkUs à d’autres matières que les enseignements d’informatique.

J’espère que mon exposé aura suscité des vocations et que de nouveaux enseignants auront envie d’utiliser MarkUs !