Bandeau de Otaku Tōkyō isshūkan

Mes séances de dédicaces de Otaku Tōkyō isshūkan en juin

La semaine prochaine marquera le début d’une nouvelle phase dans la promotion de mon guide de Tōkyō sous l’angle de la culture “manga” (Otaku Tōkyō isshūkan, disponible depuis la semaine dernière aussi bien en version numérique qu’en version papier) : les séances de dédicaces ! Certaines séances spéciales seront couplées avec une intervention sur l’univers de la bande-dessinée et de l’animation japonaise. Ce sera justement le cas en juin, lors des deux événements pendant lesquels j’interviendrai :

  • Le mardi 12 juin à partir de 18h30 à la Bibliothèque Emilienne Leroux (21 rue Charles Roger) à Nantes : je donnerai une conférence sur l’influence de la BD japonaise sur la création artistique française, suivie d’une séance de dédicaces de Otaku Tōkyō isshūkan. La rencontre dispose de son propre événement Facebook, récapitulant ces informations.
  • Le samedi 23 et le dimanche 24 juin (10h-12h30 ; 13h30-19h), au salon Passion Japon sur l’Île de Versailles à Nantes : je serai présent pendant le week-end sur la manifestation pour dédicacer Otaku Tōkyō isshūkan. De plus, le samedi à 15h, sur la scène principale, je proposerai un exposé sur l’impact du manga, tant dans la société japonaise qu’en France.

L’entrée à ces différents événements est libre.

Je serai vraiment heureux de vous y croiser !

Otaku Tōkyō isshūkan est disponible au format papier et sur tout support numérique depuis le 29 mai ! Choisissez la version que vous préférez, ou collectionnez-les toutes ;-)

Otaku Tōkyō isshūkan est disponible au format papier et sur tout support numérique depuis le 29 mai ! Choisissez la version que vous préférez, ou collectionnez-les toutes 😉

Aperçu de la version papier de Otaku Tōkyō isshūkan

Sortie de la version papier de Otaku Tōkyō isshūkan, guide de voyage de Tōkyō sous l’angle de la culture anime/manga

Après la version digitale, accessible en avant-première chez les libraires numériques dès la semaine dernière, la version “physique” de mon livre Otaku Tōkyō isshūkan est parue aujourd’hui !

Je suis le premier convaincu par les avantages du numérique, mais j’avoue que le support papier garde un charme indéniable : un livre, c’est aussi le plaisir du toucher, l’odeur qui se dégage des pages fraîchement imprimées, le bruit des pages que l’on tourne… une véritable expérience sensorielle, propre à chaque ouvrage.

Photo de famille de quelques-uns des supports sur lesquels Otaku Tōkyō isshūkan est disponible, c'est-à-dire iPad, iPhone, Kobo (et bien d'autres !)… et la fameuse édition papier !

Photo de famille de quelques-uns des supports sur lesquels Otaku Tōkyō isshūkan est disponible, c’est-à-dire iPad, iPhone, Kobo (et bien d’autres !)… et la fameuse édition papier !

Je suis vraiment ravi que mon texte ait pu bénéficier d’une édition aussi soignée, qui plus est avec une couverture pelliculée du plus bel effet ! Vous pouvez commander cette version papier au prix de 6.99 euros sur Amazon. Vous pourrez également retrouver l’ouvrage lors de deux événements auxquels je prendrai part en juin :

  • le 12 juin à la bibliothèque Emilienne Leroux – Nantes
  • les 23 et 24 juin au salon “Passion Japon” – Île de Versailles, Nantes

Que les lecteurs optent pour l’édition numérique ou physique, j’espère vraiment qu’ils apprécieront cette expérience, et qu’ils ressentiront toute la passion que j’ai mise dans la préparation de ce livre !

Formation sur Twitter dans le cadre du Printemps d'UNIT

Comment tirer profit des dynamiques des réseaux sociaux pour soutenir l’enseignement et l’apprentissage ? Formation au Printemps d’UNIT 2012.

À l’occasion du Printemps d’UNIT 2012, j’étais invité, ce jeudi 24 mai, à donner une formation sur les réseaux sociaux en pédagogie. Intitulée “Twitter, Google+ et compagnie : comment tirer profit des dynamiques des réseaux sociaux pour soutenir l’apprentissage ?“, cette intervention de 4 heures visait à permettre aux participants de :

  • Identifier le réseau social adapté au soutien de leur dispositif pédagogique
  • Déterminer les configurations optimales pour l’intégration d’une composante “réseaux sociaux” dans leurs enseignements
  • Initier des interactions enseignant/apprenant grâce aux réseaux sociaux

L’enjeu que représentent les réseaux sociaux pour l’enseignement supérieur n’est plus à démontrer : 83% des 15-24 ans possèdent un compte sur Facebook, selon l’étude (réalisée du 14 au 23 décembre 2010) de l’Ifop sur l’accès des Français à Internet. Ces réseaux bénéficient nativement des faveurs des étudiants. Mais au-delà d’un usage à titre exclusivement privé, il importe que les jeunes développent une bonne maîtrise de leur identité numérique et soient capable de tirer profit des réseaux sociaux tant dans le cadre de leurs études que dans leurs relations professionnelles.
Les réseaux sociaux apparaissent comme des structures très intéressantes pour construire des communautés d’apprentissage. Au cours de cette formation, nous avons balayé la diversité des réseaux sociaux existants, avec leurs usages associés. Nous nous sommes concentrés notamment sur leur utilisation dans le cadre de dispositifs pédagogiques dédiés. Nous avons illustré notre propos à partir d’exemples tirés des expériences que nous menons depuis plusieurs années à l’École Centrale de Nantes.

Le diaporama support de cette formation est visible ci-dessous. J’en profite pour rappeler qu’une captation d’un précédent exposé (donné en février 2012), centré sur l’utilisation de Twitter en enseignement, est également disponible en ligne.

Bandeau de Otaku Tōkyō isshūkan

Otaku Tōkyō isshūkan, mon guide de voyage de Tōkyō sous l’angle de la passion manga

C’est avec beaucoup d’émotion et d’enthousiasme que j’entame la promotion de Otaku Tōkyō isshūkan, livre disponible aussi bien au format numérique que papier. Avec cet ouvrage, j’ai voulu proposer une visite de la capitale japonaise en harmonie avec la passion de l’animation japonaise et du manga que je porte dans le coeur depuis tant d’années.

Couverture de Otaku Tōkyō isshūkan

Couverture de Otaku Tōkyō isshūkan

Cette sortie fait sens à plus d’un titre. Après la parution de Workaholic, j’ai souhaité proposer un nouveau livre, Otaku Tōkyō isshūkan. J’avais envie de partager mon enthousiasme pour la capitale japonaise. Je ne connais pas de cité qui intègre aussi bien la culture “otaku” : des mangas aux dessins animés en passant par les jeux vidéos… le coeur de la ville semble battre à l’unisson avec sa pop-culture. Ce nouvel ouvrage est une invitation au voyage. Une incitation à découvrir les rues de Tōkyō sous l’angle de la culture “manga”. J’espère sincèrement qu’il saura satisfaire les amateurs du Japon !

Retrouvez Otaku Tōkyō isshūkan : 

Image d'un réseau de régulation génétique

Des réseaux de régulation biologique à leurs propriétés dynamiques qualitatives : synthèse de l’exposé donné par Denis Thieffry à Nantes

Comme certains d’entre vous le savent, mes travaux de recherche portent notamment sur la bio-informatique, et plus spécifiquement la biologie des systèmes (c’est-à-dire le domaine scientifique consistant à intégrer des données biologiques de nature différente, notamment par des approches mathématiques et informatiques, pour une meilleure compréhension des systèmes). Ces termes sont souvent l’objet d’une mauvaise compréhension ou de fantasmes. Pour y remédier, j’essaierai de présenter, de temps en temps, des articles sur ce sujet. Aujourd’hui, je vous propose une synthèse de l’intervention de Denis Thieffry (Professeur des Universités à l’École Normale Supérieure) donnée ce jeudi 10 mai 2012 à Nantes.

Les enjeux d’une modélisation logique des mécanismes de régulation

Au niveau d’une cellule, les choix sont nombreux : prolifération, différentiation, mort, … Devant des mécanismes de régulation très complexes, la question centrale est de savoir comment les décisions sont prises. La modélisation dynamique doit permettre de comprendre fonctionnellement les réseaux, mais également de prédire le comportement des systèmes dans des situations nouvelles et d’aider à la conception de nouvelles expérimentations.

Denis Thieffry distingue trois familles différentes d’approches :

  • concevoir des cartes d’interactions (cf. les implémentation dans CellDesigner, Cytoscape) ;
  • construire des modèles quantitatifs (équations différentielles, équations stochastiques, etc.), mais il faut avoir un certain nombre d’informations sur les paramètres ;
  • développer des modèles logiques, dans un premier temps booléens, des réseaux de régulation cellulaire.

C’est cette dernière méthode qui est approfondie dans les travaux de Denis Thieffry.

Les premières recherches sur les réseaux booléens ont été menées par Stuart A. Kauffman (1969). En parallèle, le biologiste René Thomas a eu l’idée de formaliser le comportement du phage-lambda avec une approche booléenne (1973).

La modélisation logique des réseaux de régulation repose sur la combinaison d’un graphe de régulation (dans lequel les noeuds du graphe représentent les éléments de régulation, et les arcs traduisent les régulation) et de règles logiques spécifiant l’impact des régulateurs.
René Thomas (et ceux qui ont repris son approche en Europe) a envisagé le modèle sous une hypothèse asynchrone tandis qu’aux États-Unis, Stuart A. Kauffman autorisait les mises à jour synchrones. Entre ces approches, Denis Thieffry et son équipe ont introduit une vision mixte (Fauré et al. Bioinformatics, 2006). Il s’agit de définir deux classes de priorité :

  • des synthèses lentes qui sont synchrones entre elles ;
  • des dégradations rapides qui sont synchrones entre elles.

Un logiciel implémentant les résultats théoriques obtenus : GINsim

Pour manipuler informatiquement ces réseaux, Denis Thieffry et Claude Chaouiya développent le logiciel GINsim depuis une dizaine d’années. Les outils intégrés dans GINsim sont notamment :

  • l’identification des attracteurs ;
  • l’analyse des circuits de régulations ;
  • une réduction automatique des modèles ;
  • plus récemment, une compression des graphes de transitions.

Afin de faire du model-checking, des exports vers les réseaux de Petri discrets et colorés sont proposés. Mais des travaux sont également menés autour de la programmation par contraintes, afin d’identifier des informations manquantes (tels des seuils ou des règles logiques) dans des modèles.

Analyse des modèles

René Thomas a subodoré dès les années 70 (puis formalisé dans les années 80) le rôle des circuits dans les mécanismes de régulation, distinguant l’impact des circuits positifs (conduisant à un état stable) et négatifs (menant à des propriétés d’oscillations entretenues ou amorties). René Thomas a posé :

  • un circuit positif est nécessaire pour générer de multiples états stables ou attracteurs ;
  • un circuit négatif est nécessaire pour des mécanismes oscillatoires.
Depuis ces hypothèses ont fait l’objet de nombreux travaux mathématiques les démontrant.

Le problème général auquel on fait face réside dans l’explosion des graphes de transitions. De premiers défis consistent à se pencher sur la réduction du modèle, l’identification des attracteurs, la temporisation… et la compression des graphes de transitions. Une approche naïve consiste d’abord à opérer un regroupement par composantes fortement connexes. Mais le choix fait par Denis Thieffry et ses collaborateurs est d’avoir une représentation plus compacte, basée par un rapprochement des composantes qui ont un comportement asymptotique similaire. En raisonnant sur ce graphe compressé, on peut identifier des transitions caractéristiques pour faire des choix (par exemple entre deux attracteurs). Pour en savoir plus, consulter cette contribution de 2010 sur les “hierarchical state transition graphs“.
Cela dit, il faut avoir conscience que ce regroupement des états ayant un même comportement asymptotique aboutit à une sur-approximation de la dynamique.

Modélisation de la spécification de l’évolution de l’hématopoïèse (cellules du sang chez les mammifères)

De manière assez récente, Denis Thieffry travaille avec un laboratoire espagnol (le Center for Genomic Regulation de Barcelone mené par Thomas Graf) pour étudier le système biologique de différentiation de cellules du sang.

Sur ce système, on sait que :

  • dans le processus d’évolution de ces cellules, il y a un certain nombre de pertes de fonctions ;
  • quels sont les facteurs de transcription importants dans les différents types cellulaires ;
  • dans certains cas, l’ordre d’expression des facteurs de transcription est important car ne conduisant pas au même type de cellule (effet sur la différentiation de ces cellules) ;
  • il est possible de reprogrammer ces cellules : à partir d’un progéniteur, en forçant l’expression de tel ou tel facteur de transcription, on peut obtenir un autre type cellulaire.

Quelques enjeux au niveau de la modélisation et des question auxquelles le bio-informaticien souhaiterait pouvoir répondre :

  • Comment une cellule choisit tel ou tel chemin de différentiation ?
  • Comment peut-on changer ce chemin de différentiation ?
  • Est-ce que la reprogrammation cellulaire peut être plus efficace en forçant l’expression de tel ou tel facteur de transcription ?

La construction du modèle complet d’un tel système aboutit à un graphe beaucoup trop large pour sa compréhension immédiate. Heureusement, la compression du graphe de transitions conduit à un modèle beaucoup plus facile à analyser. Il a également été possible de mettre en évidence les différents circuits positifs en jeu. La méthodologie, ainsi que les résultats afférents, sont détaillés dans plusieurs documents disponibles sur Internet.