Extrait de la couverture de l'édition Shinzôban de Sailor Moon

Refonte graphique des planches de Sailor Moon pour la nouvelle édition du manga (Shinzōban)

Jusqu’à maintenant, j’étais convaincu que la version Deluxe (ou Shinzōban, ou Renewal Edition) de Sailor Moon – celle-là même qu’éditera Pika à partir du mois de juillet – contenait “seulement” de nouvelles couvertures, des illustrations supplémentaires et une réorganisation des chapitres. Mais cela va en fait bien plus loin que cela, comme je le découvre via une remarque de Saeko : en effet, Naoko Takeuchi a retravaillé nombre de ses planches !

Couverture du premier volume de l'édition japonaise Shinzôban de Sailor Moon

Couverture du premier volume de l'édition japonaise Shinzôban de Sailor Moon

Certaines planches contiennent des cases en plus, d’autres révisent les cadrages, ajoutent foules de petits détails (des étincelles, des éléments sur les armes ou dans les décors). Mais il arrive aussi que ce soit des personnages qui soient redessinés partiellement, voire entièrement. Ainsi on constate des corrections sur la posture de telle ou telle héroïne et même des refontes complètes de certains personnages, le temps d’une ou plusieurs cases.

Comparaison de l'ancienne édition française (à droite - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine de Sailor Moon (à gauche - publiée dans le sens "japonais") : la chatte Luna a été entièrement redessinée pour mieux correspondre au chara-design du personnage ; la case présentant le cristal d'argent connaît elle aussi le même sort.

Comparaison de l'ancienne édition française (à droite - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine de Sailor Moon (à gauche - publiée dans le sens "japonais") : la chatte Luna a été entièrement redessinée pour mieux correspondre au chara-design du personnage ; la case présentant le cristal d'argent connaît elle aussi le même sort.

Les Américains ont la chance de découvrir cette version Deluxe depuis le mois de septembre. En en lisant les premiers tomes “à froid” (c’est-à-dire plus de 10 ans après ma dernière lecture de l’édition française parue chez Glénat au milieu des années 90), je ne m’étais pas rendu compte de ces ajouts pourtant nombreux. La lecture m’était apparue fluide et le dessin aussi joli que dans mes souvenirs. Nul doute que les perfectionnements apportés par Naoko Takeuchi ont contribué à ce plaisir de lecture. Et cela renforce encore l’apport de cette nouvelle édition par rapport à la précédente !

Comparaison de l'ancienne édition française (en haut - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine de Sailor Moon (en bas - publiée dans le sens "japonais") : on observe l'ajout d'une case dans la séquence de transformation, ainsi qu'une refonte de la posture de Usagi et de son collier

Comparaison de l'ancienne édition française (en haut - publiée dans le sens "français") et de l'édition Shinzôban américaine de Sailor Moon (en bas - publiée dans le sens "japonais") : on observe l'ajout d'une case dans la séquence de transformation, ainsi qu'une refonte de la posture de Usagi et de son collier

Ces modifications montrent bien l’intérêt que Naoko Takeuchi porte à son oeuvre. Plus de quinze ans après avoir créé ce titre culte, elle est capable de prendre du recul par rapport à ses dessins, de les corriger et de les enrichir. Une démarche qui en rappelle d’autres, de Hideaki Anno qui revisite sa saga culte Evangelion via une série de quatre longs-métrages à Naoki Urasawa qui, lui aussi, a procédé à une refonte graphique du manga Monster pour sa parution en édition Deluxe, en passant par Akira Toriyama qui a remanié les 4 dernières pages de la fin de Dragon Ball pour l’édition Kanzenban. Décidément, les artistes japonais ne laissent jamais rien au hasard !

Revue de presse TICE – Journal des Grandes Écoles

Aperçu de l'article publié dans le numéro de décembre du Journal des Grandes Écoles

Aperçu de l'article publié dans le numéro de décembre du Journal des Grandes Écoles


J’ai eu la bonne surprise de découvrir, dans le numéro 60 (daté de décembre 2011) du Journal des Grandes Écoles, un article qui évoque plusieurs des actions sur lesquelles je travaille à Centrale Nantes :

  • Le prêt de Tablets PC aux apprentis du cursus “Centralien par apprentissage” pendant la durée de les 3 ans de leur apprentissage, ce qui leur permet ainsi de bénéficer d’un véritable “cartable numérique” pour leurs activités académiques, professionnelles et associatives ;
  • Le déploiement du logiciel MarkUs pour la gestion, l’annotation et l’évaluation des travaux rendus en informatique par les étudiants ;
  • Enfin, les expérimentations d’utilisation de réseaux sociaux, notamment Twitter, dans un contexte pédagogique.

Voilà qui fait toujours plaisir !

En 2012, l'Arc~en~Ciel réalisera une tournée mondiale qui passera par la France.

L’Arc~en~Ciel, groupe phare de la scène japonaise, fête ses 20 ans de carrière – 20th L’Anniversary Live

La toute récente sortie du coffret DVD consacré aux concerts du 20e anniversaire de L’Arc~en~Ciel me donne envie d’évoquer, en quelques mots, ce groupe phare du paysage pop/rock japonais. En effet, la popularité des artistes japonais est souvent difficile à appréhender pour le public occidental néophyte – la couverture médiatique hexagonale du concert de L’Arc~en~Ciel au Zenith de Paris en 2008 l’avait d’ailleurs malheureusement illustré (France 2 avait fait la faute de goût de comparer le groupe à Tokyo Hotel). Plusieurs raisons à cette incompréhension, notamment le manque d’efforts/d’intérêt des producteurs japonais pour le marché international. La situation a heureusement évolué depuis quelques années.

Mais j’en reviens à L’Arc~en~Ciel : déjà, le groupe impressionne par sa longévité (20 ans de carrière ponctués par nombre de tubes au Japon) et sa constance (voilà 15 ans que Hyde, Tetsu, Ken et Yukihiro font chemin commun). Il est capable de remplir des stades entiers en Asie, et rencontre un franc succès lors de ses (rares) prestations aux États-Unis (2004) ou en Europe (2008). La formation sait se jouer du temps. La participation à des génériques de dessins animés (GTO, Full Metal Alchemist, Mobile Suit Gundam 00) permet de rallier de nouveaux publics, mais est réalisée avec parcimonie. Surtout, le groupe s’octroie des hiatus dont la durée est pré-programmée et respectée avec une précision horlogère. C’est ainsi qu’en 2008, L’Arc~en~Ciel avait annoncé cessé son activité jusqu’aux 20 ans du groupe, afin de permettre à ses membres de développer leurs projets solos, ce que chacun fit (avec toujours plus ou moins de succès dans ce type d’entreprise – force est de reconnaître que c’est surtout Hyde, le chanteur du groupe, qui s’est fait remarqué avec sa formation Vamps).

En 2011, les revoilà donc tous les quatre ensemble, sur scène. Ce sont deux concerts très spéciaux qui se tiennent les 28 et 29 mai 2011 au Ajinomoto Stadium, à Tôkyô. Chacune de ces journées est consacrée à l’une des moitiés de carrière de L’Arc-en-Ciel. Les teru teru bōzu accrochés par le groupe (et que l’on aperçoit dans le générique de fin du DVD) n’y auront rien fait, il aura beaucoup plu au cours de ce “20th L’Anniversary Concert”. Cela n’aura pas empêché le groupe – et le courageux public – de répondre présent. La captation donne l’occasion de (re)découvrir les titres les plus marquants du groupe. Et a le grand mérite de nous permettre d’entendre une interprétation récente de titres qui peuvent avoir jusqu’à 20 ans d’âge. Il est du coup bien agréable de replonger ainsi dans la mémoire du groupe, ce qui permet à la fois de mieux mesurer le chemin parcouru et de se préparer pour le prochain concert parisien de L’Arc-en-Ciel, le 14 avril prochain !

Page de garde du cours sur les enjeux légaux de la société de l'information et de la communication

Version mise à jour de mon cours sur les enjeux légaux de la société de l’information et de la communication

Durant ce mois de décembre, j’ai eu le plaisir d’être invité par les responsables de l’option ASTRE de l’école d’ingénieurs ESEO (à Angers) à donner une conférence sur la propriété intellectuelle et les enjeux juridiques liés à l’informatique. Ils avaient eu vent de mon intérêt pour le sujet via les cours que je donne à Centrale Nantes dans le domaine (droit d’auteur, droit des créations numériques, droit du traitement de l’information, etc.).

En accord avec les responsable de l’option ASTRE, j’ai ajusté le contenu de mon intervention pour mieux coller avec le profil des auditeurs de cet exposé. C’est ainsi que, par rapport au diaporama que je propose “classiquement” aux élèves-ingénieurs de 1ère année à Centrale Nantes, mon support intégrait de nouvelles sections sur :

  • la rétro-ingénierie (diapos 83-85)
  • les licences logicielles – notamment les licences libres (diapos 89-120)
  • avec une ouverture vers les licences Creative Commons (diapos 121-130)
Et quelques détails supplémentaires répartis ici et là (par exemple diapo 167 sur la divulgation de failles de sécurité informatique).
Je prends toujours autant de plaisir à exposer ces notions à un public étudiant, en essayant d’illustrer les textes de lois par des exemples issus de la “vraie vie”, mis à jour au fil des ans (cette année, comment ne pas évoquer le site rassemblant des déclarations d’incidents survenus dans les transports gérés par la RATP ou encore le licenciement de salariés pour des propos tenus sur Facebook ?).
The website morganmagnin.net after migrating on Wordpress

Lancement officiel de mon nouveau site

Voilà longtemps que je cherche à restructurer mon activité en ligne. J’ai créé mon premier site web en 1998 et je blogue depuis 2001 (ah les souvenirs de jeunesse !). Mais avec l’explosion des réseaux sociaux, j’en suis arrivé à passer moins de temps sur la mise à jour de mon blog qu’à échanger sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Google+. Alors pourquoi est-ce que je considère qu’il est encore important d’avoir un espace personnel sur le web, indépendamment du réseau social ? Parce que la fréquentation et les interactions évoluent très rapidement sur les réseaux sociaux. Parce que la gestion des archives y reste archaïque, en dépit de l’implémentation de fonctionnalités telles que Timeline. Parce qu’il faut beaucoup d’effort pour faire survivre un post sur un réseau social plus de 48 heures. Et il y a une autre manière de parcourir le web que de vivre seulement dans l’instantanéité.

Le site morganmagnin.net avant le passage à WordPress

Le site morganmagnin.net avant le passage à WordPress

C’était difficile pour moi de considérer comment rassembler à la fois mes activités d’enseignement, mes actions dans le secteur des TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement), la recherche (en bio-informatique) et mes projets culturels dans une unique plate-forme. Mais je ressentais le besoin d’aider mon entourage personnel et professionnel à avoir rapidement une meilleure compréhension de l’ensemble de mes sources d’intérêt. C’est pourquoi j’ai créé des pages “statiques” que je mettrai à jour aussi souvent que nécessaire. Cela est particulièrement important pour tout ce qui relève des TICE et de la recherche : les interlocuteurs dans ce secteur apprécient d’avoir toutes les informations objectivement utiles – sujets de recherche, publications, projets passés et en cours – rassemblées en un seul et même endroit… C’est pourquoi j’ai créé ces pages, qui seront en anglais uniquement. Je n’ai en effet pas le temps de réaliser une traduction systématique. Et mon expérience en la matière m’a montré combien il était chronophage – et souvent inutile – de maintenir ses pages professionnelles dans deux langages : pratiquement tous les membres de l’Enseignement Supérieur comprennent l’anglais.

Toutefois, je ne souhaitais pas que mon site soit uniquement statique. Il était donc fondamental de créer une section “blog”, dont les catégories seraient calquées sur les pages statiques. Cela me permettra de partager non seulement mes coups de coeur du moment, mais aussi des informations au fil de l’eau. Ces articles de blog seront la plupart du temps en français, parfois en anglais, selon que je souhaite diffuser mon propos de manière “locale” ou plus largement. Qui plus est, le public pourra effectuer des recherches efficacement dans les anciens articles de blog grâce à la puissance de WordPress. Et, évidemment, je partagerai les liens de mes nouveaux articles sur les réseaux sociaux (que je n’abandonne évidemment pas).

Le site morganmagnin.net après enrichissement via WordPress

Le site morganmagnin.net après enrichissement via WordPress

Je suis vraiment ravi de ressentir la même excitation autour des blogs qu’à mes débuts !

Cela m’a demandé du temps, de visiter différentes sources d’inspirations, mais surtout de recevoir des conseils pertinents et amicaux. Au final, j’espère que ce nouveau site atteindra son objectif, à savoir donner une image représentative de la diversité de mes actions et de mes centres d’intérêts. Bienvenue à tous ! N’hésitez pas à suivre le blog par courriel (cf. la petite boîte à droite), par les flux RSS ou à revenir régulièrement !