The website morganmagnin.net after migrating on Wordpress

Official launch of this new site dedicated to the various activities I’m involved in

It has been a long time since I considered restructuring my on-line activity. I created my first website in 1998 and I’ve blogged since 2001 (remember my youth). But with the explosion of social networks, I’ve finally spent less time to update my blog than chit-chatting on Facebook, Twitter or Google+. Then why did I still think about having a personal space on the web, independently of the network? Because traffic and interaction evolve at a very fast speed on social networks. Because the management of archives is still archaic, despite the implementation of features like timeline. Because it is a huge effort to make any post on social networks be lively/active more than 48 hours. And there is another way to browse the web than solely living in instantaneity.

Le site morganmagnin.net avant le passage à WordPress

Website morganmagnin.net before being migrated to WordPress

It was very difficult for me to consider how I could merge my teaching, ICT (Information and Communication Technology), research and cultural activities in a unique platform. But I feel the urge of helping people to get a relevant overview of my interests in a single glance. That’s why I created “static” pages that I’ll keep updated as frequent as necessary. This is particularly significant for all ICT and research-related issues: people appreciate to get info like research topics, publications, past and on-going projects… I have thus created such pages, that will be in english only. I do not have enough time to do systematic translations. In addition, my experience has made me realize it is too much time consuming to maintain professional pages like that both in french and english for a very simple reason: almost every people working in Higher Education understands english.

Nevertheless, I did not want this new site to be static. Consequently it was fundamental to create a blog section, with the same kind of categories than the static pages. That will make me able to share not only my current interests and recent discoveries but also some additional daily info. This will be in french or in english, depending on the topic and the fact it is relevant – or not – to spread the word worldwide. Thanks to the great WordPress system, people will be able to efficiently search for previous posts, and I will share the links on social networks.

Le site morganmagnin.net après enrichissement via WordPress

The new version of morganmagnin.net managed thanks to WordPress

I’m very happy to come back to the blog excitement.

It took me time, many inspiration sources and, more importantly, numerous advices. Finally, I hope to have succeeded in building a new website, that could be representative of the diversity of my actions and sources of interests. Welcome everyone! Feel free to follow the blog either by mail or RSS feeds!

Aragaki Yui interprète Akane dans le drama Ranma

Drama de Ranma ½ : épisode spécial pour la télévision [SP Live Action]

Ranma ½ a longtemps marqué à la fois la fin d’une époque et le début d’une autre.

Ranma ½ marqua une fin au sens où ce fut l’ultime série phare que le Club Dorothée a mise à l’écran. Aucun titre après lui n’est ensuite parvenu à égaler la popularité de Saint Seiya, Dragon Ball, City Hunter ou Sailor Moon. Et l’émission culte de TF1 de pérécliter lentement, mais sûrement.

Mais Ranma ½ fut également porteur des espoirs de toute une génération, au même titre qu’Akira, Dragon Ball et Sailor Moon. Car il s’agit d’un des tous premiers mangas traduits et publiés en France. Le savoir-faire pour la publication de mangas est, à l’époque, bien différent. Au début, la parution de Ranma ½ est erratique car directement dépendante de l’édition américaine à partir de laquelle est réalisée la version française (rendez-vous compte : les Américains ont mis seize années avant de lire la conclusion de ce titre !).
Malgré cela, comment oublier l’excitation au moment de découvrir les nouvelles aventures de Ranma en librairie, ou même dans les petits fascicules de pré-publication accompagnant Player One en 1994 ? Quelques années plus tard, Ranma héritera d’une traduction directement réalisée à partir du japonais. L’édition du manga permettra de faire perdurer dans l’esprit des fans français l’ambiance à la fois joyeuse et émouvante de ce titre.

Affiche promotionnelle du drama Ranma ½ SP avec une illustration originale réalisée pour l'occasion par Rumiko Takahashi

Affiche promotionnelle du drama Ranma ½ SP avec une illustration originale réalisée pour l'occasion par Rumiko Takahashi

Quelle ne fut pas la surprise des Internautes quand ils découvrirent, cet automne, que la chaîne japonaise NTV s’apprêtait à diffuser un épisode spécial de plus d’une heure et demie en l’honneur de ce manga terminé depuis 15 ans ! La plus grosse surprise était la forme de cette production : il ne s’agissait pas d’animation mais de drama, tourné avec de véritables acteurs en prise de vue réelle. C’est la première fois que Ranma ½ allait bénéficier de ce type de mise à l’honneur.

Le résultat est à la hauteur des attentes vis-à-vis d’un tel défi ! Les comédiens sont crédibles, respectueux de ce qui faisait le sel du titre original, à savoir ce mélange comique et sentimental. Comme dans d’autres adaptations live de séries animées (Death Note, Sailor Moon), on sent le respect – et la passion – des Japonais pour les monuments de leur propre pop-culture. On est vite captivé par la réalisation, qui reprend les scènes clefs du début de l’oeuvre. Et même si on sait très bien ce qui va advenir dans telle ou telle scène, on se laisse prendre au jeu. On rit des frasques des familles Saotome et Tendô. Et on verserait presque une petite larme au moment où Ranma prend sur son dos Akane, blessée, qui commence à ouvrir son coeur.

Aragaki Yui campe une Akane à la fois décidée et touchante. Coup de coeur également pour Natsuna (auparavant vue dans une toute autre ambiance, à savoir celle de Gantz) et Namase Katsuhisa qui interprètent respectivement Ranma fille et Tendô Sôun. Mais, en fait, c’est toute la distribution qui s’avère particulièrement convaincante. Jusqu’au panda qui montre bien qu’un peu d’ingéniosité suffit pour arriver à un résultat tout aussi (voire plus) amusant qu’une image de synthèse !

Cerise sur le gâteau : la musique concourt fortement à l’immersion du spectateur, qui alterne composition légères, sonorités chinoises et rythmes plus rapides pour accompagner l’action.

Que demander de plus ? Une suite, évidemment ! On rêve maintenant de voir apparaître des personnages cultes tels que Shampoo ou Ryôga. En attendant un éventuel prolongement à cet épisode spécial, on se jettera sur le DVD ou le Bluray, dont la sortie est prévue le 21 mars 2012.

La venue de Suzuka Asaoka à Nantes en vidéo

Lors de “Bulles de Mangas” de novembre 2011 à la FNAC de Nantes, j’ai eu le plaisir de recevoir Suzuka Asaoka (responsable des relations avec le Japon et animatrice au sein de la chaîne de télévision Nolife) pour évoquer son livre Paris Japon, les meilleures adresses de Suzuka.

La venue de Suzuka Asaoka méritait une mise en lumière spéciale. C’est pourquoi, dans le cadre d’Univers partagés, nous avons réalisé une vidéo dédiée, avec interview et retour sur la rencontre qui s’est déroulée à la FNAC. Nous espérons que cette vidéo donnera envie aux spectateurs d’en savoir plus, à la fois sur Tôkyô Café (visible sur Nolife) et sur le livre Paris Japon, les meilleures adresses de Suzuka ^o^ !

Mention spéciale des Trophées des Technologies Éducatives 2011 pour MarkUs

MarkUs primé aux Trophées des Technologies Éducatives

Mention spéciale des Trophées des Technologies Éducatives 2011 pour MarkUs

Mention spéciale des Trophées des Technologies Éducatives 2011 pour MarkUs

Mon collègue Guillaume Moreau, deux de mes anciens étudiants – Nelle Varoquaux et Benjamin Vialle – et moi avons eu la joie, hier, de recevoir la “mention spéciale” des 3èmes Trophées des Technologies Éducatives décernées au salon professionnel de l’éducation Educatec-Educatice. Nous avons été distingués pour une innovation que nous portons depuis plusieurs années avec l’Université de Toronto : l’application web MarkUs. Il s’agit d’une application permettant aux étudiants de déposer leurs rapports et leur code, puis aux enseignants de tout corriger en ligne à travers un simple navigateur web !

Grâce à cela, il n’y a plus besoin de recourir à des impressions papiers (ce qui économise, chez nous, plus de 10000 de feuilles de papier par an) et le processus global de correction gagne en efficacité (finies les archives compressées illisibles sur sa machine) et en rapidité (possibilité de copier/coller des annotations fréquentes, par exemple pour des erreurs récurrentes sur les premiers TP).

C’est super de voir que ce type d’efforts est soutenu 🙂 Si vous souhaitez en savoir plus, je vous recommande la lecture de l’article complet que j’ai publié sur le blog EAT-TICE de Centrale Nantes.

Master class de Kazuki Akane sur le ekonte (storyboard japonais) à Japan Expo Sud 2010


La deuxième édition de Japan Expo Sud s’est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Avec Univers partagés, nous étions évidemment présents pour couvrir l’événement. Et puisqu’un des leitmotiv de notre association est le partage, c’est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez ici, chaque jour à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !

Autre grand nom présent à Japan Expo Sud : Kazuki Akane, réalisateur – excusez du peu – de la série TV et du film d’Escaflowne, mais aussi de Heat Guy J, Noein ou encore Birdy the Mighty Decode. Il a, d’une part, participé à une rencontre-débat avec Satoshi Urushihara et, d’autre part, donné une master class sur l’art du storyboard. Plus exactement, c’était de ekonte dont il était question : le ekonte est un outil typiquement japonais, très proche du storyboard, qui permet de donner des indications précises sur les plans d’un dessin animé, avant sa réalisation effective. Les plans sont décrits de haut en bas, avec des indications sur la durée et le nombre d’images de chacun.  

L’élaboration du ekonte débute lorsque l’écriture du scénario est terminée. Le ekonte permet de décrire tout ce qu’il est difficile de décrire avec des mots, telles la narration et la succession des plans. Pour Kazuki Akane, l’un des rôles fondamentaux du ekonte est de nourrir l’imagination des animateurs. C’est pourquoi il recommande de ne pas réaliser des ekonte trop propres ou détaillés. L’important, à cette étape, est de faire passer une intention et des sentiments. Une fois le ekonte dévoilé à l’équipe de production, chaque animateur peut choisir les scènes qui lui plaisent le plus. Ce qui permet de répartir le travail harmonieusement entre les différents intervenants.

Le ekonte est l’outil du réalisateur pour imposer sa vision de l’histoire aux animateurs. Kazuki Akane se situe dans la droite lignée de Yoshiyuki Tomino (créateur et réalisateur de Gundam) en préconisant de ne pas trop détailler l’ekonte et d’ainsi laisser une marge de liberté aux animateurs. Mais certains réalisateurs préfèrent, au contraire, exercer un contrôle rigoureux du travail des animateurs. C’est le cas de Hayao Miyazaki qui élabore des ekonte très détaillés : il demande ensuite à ses collaborateurs d’y rester fidèles et de ne pas en dériver.

Arrivé à ce stade de son discours, Kazuki Akane met en avant l’importance du ekonte dans la production animée, en opposition à la préparation d’un film avec des acteurs. Pour un tournage “live“, les prises sont souvent nombreuses et, souvent, des plans sont tournés puis abandonnés lors du montage. Ce n’est évidemment pas possible en animation. Le ekonte permet donc d’avoir une vision claire sur les plans à animer, en évitant toute production superflue !

Comme nous l’avons évoqué auparavant, le ekonte diffère du storyboard classique en ce qu’il intègre des informations sur la durée et le nombre d’images de chaque plan. Ce qui implique, pour la personne en charge du ekonte, d’avoir une bonne perception du rythme de l’histoire.
Kazuki Akane a alors mis l’accent sur sa propre démarche artistique. En ce qui le concerne, il réalise une première version du ekonte sans aucune donnée temporelle. Il s’interroge alors sur le bon rythme et réfléchit au temps nécessaire pour chaque plan. Très souvent, la bande originale est créée avant la production de l’animation, ce qui lui permet de finaliser le ekonte en mettant la musique en fond sonore et en prenant des repères sur celle-ci. M. Akane aime utiliser la musique pour exprimer des émotions non visibles. Par exemple, il n’hésite pas à recourir à une composition mélancolique pour un personnage en apparence joyeux : le contraste permet alors de traduire des tourments intérieurs.  

Kazuki Akane ajoute alors que, dans cette phase, il apporte souvent des modifications à son ekonte. Il lui arrive même de supprimer certaines séquences ! C’est une autre des raisons pour lesquelles il conseille de ne pas trop soigner les dessins portés sur le ekonte. Car un ekonte trop détaillé peut inciter à ne pas faire de retouches dessus. Or il ne faut avoir aucun scrupule à effectuer des modifications, voire à abandonner des scènes… et ce, avant que les animateurs commencent leur labeur. 

Le ekonte constitue donc une étape cruciale dans la production d’un dessin animé. Dans le cadre d’un épisode de 20 minutes de série télévisée, le ekonte s’étale généralement sur 120 pages et prend 3 semaines à être finalisé. Dans le cadre d’un film tel qu’Escaflowne, il est indispensable de compter entre 4 et 6 mois de travail sur ce seul document ! En termes de gestion de la production, le ekonte de tous les épisodes d’une série n’est généralement pas terminé lorsque l’œuvre est lancée à la télévision. En fait, le ekonte du premier épisode est terminé, au plus tard, 6 mois avant sa programmation à la TV. La production rejoint progressivement la diffusion, de sorte que les retards éventuels sont de plus en plus pénalisants… Kazuki Akane avoue que sa pire expérience en la matière est d’avoir terminé un ekonte 3 semaines avant la diffusion ! Mais il reste, quoiqu’il arrive, très attaché à la conception de ce document, comme le montre la vidéo suivante.

L’essor du numérique va-t-il sonner le glas pour le ekonte ? Kazuki Akane ne le pense pas. Même si les techniques évoluent, le ekonte reste au coeur de la préparation d’un dessin animé. Il nécessite juste quelques adaptations. Il en va ainsi des réalisations 3D, pour lesquelles le ekonte doit simplement intégrer une information supplémentaire : la position de la caméra dans l’univers 3D. Kazuki Akane se dit d’ailleurs très intéressé par les effets rendus possibles par cette “caméra numérique“. Un sujet sur lequel il se penche actuellement avec plusieurs de ses collègues réalisateurs. Nul doute que nous pourrons découvrir les conséquences de cette réflexion dans une prochaine œuvre !

Pour aller plus loin :