Aragaki Yui interprète Akane dans le drama Ranma

Drama de Ranma ½ : épisode spécial pour la télévision [SP Live Action]

Ranma ½ a longtemps marqué à la fois la fin d’une époque et le début d’une autre.

Ranma ½ marqua une fin au sens où ce fut l’ultime série phare que le Club Dorothée a mise à l’écran. Aucun titre après lui n’est ensuite parvenu à égaler la popularité de Saint Seiya, Dragon Ball, City Hunter ou Sailor Moon. Et l’émission culte de TF1 de pérécliter lentement, mais sûrement.

Mais Ranma ½ fut également porteur des espoirs de toute une génération, au même titre qu’Akira, Dragon Ball et Sailor Moon. Car il s’agit d’un des tous premiers mangas traduits et publiés en France. Le savoir-faire pour la publication de mangas est, à l’époque, bien différent. Au début, la parution de Ranma ½ est erratique car directement dépendante de l’édition américaine à partir de laquelle est réalisée la version française (rendez-vous compte : les Américains ont mis seize années avant de lire la conclusion de ce titre !).
Malgré cela, comment oublier l’excitation au moment de découvrir les nouvelles aventures de Ranma en librairie, ou même dans les petits fascicules de pré-publication accompagnant Player One en 1994 ? Quelques années plus tard, Ranma héritera d’une traduction directement réalisée à partir du japonais. L’édition du manga permettra de faire perdurer dans l’esprit des fans français l’ambiance à la fois joyeuse et émouvante de ce titre.

Affiche promotionnelle du drama Ranma ½ SP avec une illustration originale réalisée pour l'occasion par Rumiko Takahashi

Affiche promotionnelle du drama Ranma ½ SP avec une illustration originale réalisée pour l'occasion par Rumiko Takahashi

Quelle ne fut pas la surprise des Internautes quand ils découvrirent, cet automne, que la chaîne japonaise NTV s’apprêtait à diffuser un épisode spécial de plus d’une heure et demie en l’honneur de ce manga terminé depuis 15 ans ! La plus grosse surprise était la forme de cette production : il ne s’agissait pas d’animation mais de drama, tourné avec de véritables acteurs en prise de vue réelle. C’est la première fois que Ranma ½ allait bénéficier de ce type de mise à l’honneur.

Le résultat est à la hauteur des attentes vis-à-vis d’un tel défi ! Les comédiens sont crédibles, respectueux de ce qui faisait le sel du titre original, à savoir ce mélange comique et sentimental. Comme dans d’autres adaptations live de séries animées (Death Note, Sailor Moon), on sent le respect – et la passion – des Japonais pour les monuments de leur propre pop-culture. On est vite captivé par la réalisation, qui reprend les scènes clefs du début de l’oeuvre. Et même si on sait très bien ce qui va advenir dans telle ou telle scène, on se laisse prendre au jeu. On rit des frasques des familles Saotome et Tendô. Et on verserait presque une petite larme au moment où Ranma prend sur son dos Akane, blessée, qui commence à ouvrir son coeur.

Aragaki Yui campe une Akane à la fois décidée et touchante. Coup de coeur également pour Natsuna (auparavant vue dans une toute autre ambiance, à savoir celle de Gantz) et Namase Katsuhisa qui interprètent respectivement Ranma fille et Tendô Sôun. Mais, en fait, c’est toute la distribution qui s’avère particulièrement convaincante. Jusqu’au panda qui montre bien qu’un peu d’ingéniosité suffit pour arriver à un résultat tout aussi (voire plus) amusant qu’une image de synthèse !

Cerise sur le gâteau : la musique concourt fortement à l’immersion du spectateur, qui alterne composition légères, sonorités chinoises et rythmes plus rapides pour accompagner l’action.

Que demander de plus ? Une suite, évidemment ! On rêve maintenant de voir apparaître des personnages cultes tels que Shampoo ou Ryôga. En attendant un éventuel prolongement à cet épisode spécial, on se jettera sur le DVD ou le Bluray, dont la sortie est prévue le 21 mars 2012.

La venue de Suzuka Asaoka à Nantes en vidéo

Lors de “Bulles de Mangas” de novembre 2011 à la FNAC de Nantes, j’ai eu le plaisir de recevoir Suzuka Asaoka (responsable des relations avec le Japon et animatrice au sein de la chaîne de télévision Nolife) pour évoquer son livre Paris Japon, les meilleures adresses de Suzuka.

La venue de Suzuka Asaoka méritait une mise en lumière spéciale. C’est pourquoi, dans le cadre d’Univers partagés, nous avons réalisé une vidéo dédiée, avec interview et retour sur la rencontre qui s’est déroulée à la FNAC. Nous espérons que cette vidéo donnera envie aux spectateurs d’en savoir plus, à la fois sur Tôkyô Café (visible sur Nolife) et sur le livre Paris Japon, les meilleures adresses de Suzuka ^o^ !

Master class de Kazuki Akane sur le ekonte (storyboard japonais) à Japan Expo Sud 2010


La deuxième édition de Japan Expo Sud s’est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Avec Univers partagés, nous étions évidemment présents pour couvrir l’événement. Et puisqu’un des leitmotiv de notre association est le partage, c’est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez ici, chaque jour à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !

Autre grand nom présent à Japan Expo Sud : Kazuki Akane, réalisateur – excusez du peu – de la série TV et du film d’Escaflowne, mais aussi de Heat Guy J, Noein ou encore Birdy the Mighty Decode. Il a, d’une part, participé à une rencontre-débat avec Satoshi Urushihara et, d’autre part, donné une master class sur l’art du storyboard. Plus exactement, c’était de ekonte dont il était question : le ekonte est un outil typiquement japonais, très proche du storyboard, qui permet de donner des indications précises sur les plans d’un dessin animé, avant sa réalisation effective. Les plans sont décrits de haut en bas, avec des indications sur la durée et le nombre d’images de chacun.  

L’élaboration du ekonte débute lorsque l’écriture du scénario est terminée. Le ekonte permet de décrire tout ce qu’il est difficile de décrire avec des mots, telles la narration et la succession des plans. Pour Kazuki Akane, l’un des rôles fondamentaux du ekonte est de nourrir l’imagination des animateurs. C’est pourquoi il recommande de ne pas réaliser des ekonte trop propres ou détaillés. L’important, à cette étape, est de faire passer une intention et des sentiments. Une fois le ekonte dévoilé à l’équipe de production, chaque animateur peut choisir les scènes qui lui plaisent le plus. Ce qui permet de répartir le travail harmonieusement entre les différents intervenants.

Le ekonte est l’outil du réalisateur pour imposer sa vision de l’histoire aux animateurs. Kazuki Akane se situe dans la droite lignée de Yoshiyuki Tomino (créateur et réalisateur de Gundam) en préconisant de ne pas trop détailler l’ekonte et d’ainsi laisser une marge de liberté aux animateurs. Mais certains réalisateurs préfèrent, au contraire, exercer un contrôle rigoureux du travail des animateurs. C’est le cas de Hayao Miyazaki qui élabore des ekonte très détaillés : il demande ensuite à ses collaborateurs d’y rester fidèles et de ne pas en dériver.

Arrivé à ce stade de son discours, Kazuki Akane met en avant l’importance du ekonte dans la production animée, en opposition à la préparation d’un film avec des acteurs. Pour un tournage “live“, les prises sont souvent nombreuses et, souvent, des plans sont tournés puis abandonnés lors du montage. Ce n’est évidemment pas possible en animation. Le ekonte permet donc d’avoir une vision claire sur les plans à animer, en évitant toute production superflue !

Comme nous l’avons évoqué auparavant, le ekonte diffère du storyboard classique en ce qu’il intègre des informations sur la durée et le nombre d’images de chaque plan. Ce qui implique, pour la personne en charge du ekonte, d’avoir une bonne perception du rythme de l’histoire.
Kazuki Akane a alors mis l’accent sur sa propre démarche artistique. En ce qui le concerne, il réalise une première version du ekonte sans aucune donnée temporelle. Il s’interroge alors sur le bon rythme et réfléchit au temps nécessaire pour chaque plan. Très souvent, la bande originale est créée avant la production de l’animation, ce qui lui permet de finaliser le ekonte en mettant la musique en fond sonore et en prenant des repères sur celle-ci. M. Akane aime utiliser la musique pour exprimer des émotions non visibles. Par exemple, il n’hésite pas à recourir à une composition mélancolique pour un personnage en apparence joyeux : le contraste permet alors de traduire des tourments intérieurs.  

Kazuki Akane ajoute alors que, dans cette phase, il apporte souvent des modifications à son ekonte. Il lui arrive même de supprimer certaines séquences ! C’est une autre des raisons pour lesquelles il conseille de ne pas trop soigner les dessins portés sur le ekonte. Car un ekonte trop détaillé peut inciter à ne pas faire de retouches dessus. Or il ne faut avoir aucun scrupule à effectuer des modifications, voire à abandonner des scènes… et ce, avant que les animateurs commencent leur labeur. 

Le ekonte constitue donc une étape cruciale dans la production d’un dessin animé. Dans le cadre d’un épisode de 20 minutes de série télévisée, le ekonte s’étale généralement sur 120 pages et prend 3 semaines à être finalisé. Dans le cadre d’un film tel qu’Escaflowne, il est indispensable de compter entre 4 et 6 mois de travail sur ce seul document ! En termes de gestion de la production, le ekonte de tous les épisodes d’une série n’est généralement pas terminé lorsque l’œuvre est lancée à la télévision. En fait, le ekonte du premier épisode est terminé, au plus tard, 6 mois avant sa programmation à la TV. La production rejoint progressivement la diffusion, de sorte que les retards éventuels sont de plus en plus pénalisants… Kazuki Akane avoue que sa pire expérience en la matière est d’avoir terminé un ekonte 3 semaines avant la diffusion ! Mais il reste, quoiqu’il arrive, très attaché à la conception de ce document, comme le montre la vidéo suivante.

L’essor du numérique va-t-il sonner le glas pour le ekonte ? Kazuki Akane ne le pense pas. Même si les techniques évoluent, le ekonte reste au coeur de la préparation d’un dessin animé. Il nécessite juste quelques adaptations. Il en va ainsi des réalisations 3D, pour lesquelles le ekonte doit simplement intégrer une information supplémentaire : la position de la caméra dans l’univers 3D. Kazuki Akane se dit d’ailleurs très intéressé par les effets rendus possibles par cette “caméra numérique“. Un sujet sur lequel il se penche actuellement avec plusieurs de ses collègues réalisateurs. Nul doute que nous pourrons découvrir les conséquences de cette réflexion dans une prochaine œuvre !

Pour aller plus loin :

Conférence sur le doublage par Thomas Guitard et Geneviève Doang à Japan Expo Sud 2010


La deuxième édition de Japan Expo Sud s’est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Avec Univers partagés, nous étions évidemment présents pour couvrir l’événement. Et puisqu’un des leitmotiv de notre association est le partage, c’est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez ici, chaque jour à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !

Explorer l’univers du doublage, tel était le sujet passionnant auquel les spectateurs de Japan Expo Sud ont été conviés lors d’une conférence spéciale. Cette initiation était proposée par deux talentueux comédiens de doublage : Thomas Guitard et Geneviève Doang. Le premier est un directeur artistique français spécialisé dans le doublage, il a notamment travaillé sur les versions françaises de Wakfu, Gundam 00, Gurren Lagann, etc. La seconde est une comédienne de doublage qui s’est distinguée en interprétant Yoko dans Gurren Lagann, Soma Peries dans Gundam 00, Kuromi dans Animation Runner Kuromi, Dorothy dans MÄR,… “Cerise” sur le gâteau : ils assurent les voix off de NoLife. En fait, ils ne sont pas venus au doublage par hasard. Très tôt, ils ont eu un fort attrait pour cette activité, en témoigne leur participation dans la légendaire association GotohWan (structure qui a marqué de sa présence de nombreuses conventions en démystifiant le doublage via des animations sérieuses et ludiques). En devenant professionnels, ils ont finalement réussi à donner corps à leur rêve. Un parcours exemplaire !

La rencontre organisée à Japan Expo Sud a été scindée en deux temps : une phase de questions-réponses avec le public, puis des essais de doublage réalisés directement par des spectateurs. Une formule très séduisante, qui a permis d’illustrer les enjeux et les difficultés pour parvenir à un doublage réussi !

Thomas Guitard et Geneviève Doang sont notamment revenus sur les différences fondamentales entre les doublages en France et au Japon. Dans les studios français, rares sont les occasions où plus de trois comédiens sont simultanément présents pour réaliser une scène. En fait, pour faciliter la gestion du planning de chacun, les doubleurs viennent à tour de rôle enregistrer leur texte. Il est par exemple impossible de réunir, au même moment, les 15 ou 20 comédiens qui interviennent sur une même série. C’est au chef de plateau qu’il appartient alors d’assurer la cohérence du doublage : il est sensé bien connaître la série et préciser aux comédiens les principales caractéristiques des personnages et du scénario. Car quand un comédien arrive dans un studio pour doubler une série, il ne sait pas à l’avance le rôle qu’il va jouer – hormis si c’est un des personnages principaux, auquel cas un casting de voix aura été préalablement réalisé. Le chef de plateau lui présente le contexte de l’histoire, lui montre une ou deux fois la scène à doubler… Et l’enregistrement peut alors commencer ! Le doubleur a, en face de lui, un écran avec, d’une part, la vidéo de la scène et, d’autre part, la fameuse bande rythmo qui défile. C’est elle que le comédien doit suivre tout en incarnant véritablement le rôle qui lui a été attribué (d’où la nécessité, pour être un bon doubleur, de savoir jouer la comédie).

Un dispositif qui contraste très nettement avec le mode opératoire en vigueur au Japon. Là-bas, la bande rythmo n’existe pas. En fait, les comédiens reçoivent généralement à l’avance le texte qu’ils vont devoir enregistrer, le répètent chez eux, et viennent tous simultanément au studio de doublage. Contrairement aux doubleurs français, il n’est pas rare que les Japonais jouent leur texte sans regarder l’image. Cela se traduit par beaucoup de spontanéité et de dynamisme au niveau sonore. La contrepartie, c’est que, parfois, on entend des personnages parler alors qu’à l’écran, leur bouche ne bouge plus.

Malgré les différences qui subsistent entre les démarches françaises et japonaises, nombreux sont ceux qui, ces dernières années, ont remarqué de très sensibles améliorations dans les doublages français de séries animées. Pourquoi ? Thomas Guitard et Geneviève Doang pensent que la raison est à chercher du côté de l’arrivée de jeunes directeurs artistiques sur les plateaux. Ceux-ci ont grandi au contact du manga et de l’animation japonaise et savent en déchiffrer les codes (par exemple lorsqu’un personnage se transforme en S.D.). Ce qui n’est pas le cas des doubleurs ayant la cinquantaine ou plus. En outre, de véritables passionnés – séduits par l’animation japonaise depuis longtemps – sont arrivés “sur le marché”. C’est justement le cas des deux intervenants de cette conférence. Ainsi Geneviève Doang s’est investie sur la traduction d’un certain nombre des épisodes de Gurren Lagann. Un travail qui lui a permis d’aborder le doublage de l’héroïne Yuko avec une meilleure connaissance de cette oeuvre  !
 
Mais des difficultés demeurent : les ventes de DVD de séries animées japonaises chutent – sans doute à cause du piratage des médias vidéos sur Internet – de telle sorte qu’il y a moins de temps et moins d’argent attribué à la traduction, l’adaptation et le doublage de ces titres. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de doublages sont désormais effectués en Belgique ou au Québec, où le tarif des comédiens est bien moindre. C’est le cas par exemple du doublage français de Naruto, réalisé en Belgique.
Les éditeurs cherchent donc à faire le maximum d’économies sur la production des versions françaises. Une situation parfois problématique, la qualité ayant un coût

Pour illustrer leur propos, Thomas Guitard et Geneviève Doang ont proposé au public de s’essayer au doublage d’une scène de l’anime Animation Runner Kuromi (qui dévoile justement les coulisses de la création d’un dessin animé au Japon). C’est ainsi que plusieurs spectateurs se sont lancés, dans une atmosphère conviviale et bonne enfant. La vidéo qui suit vous présente l’un de ces essais.

En France, on a longtemps critiqué le travail des comédiens de doublage sur les dessins animés japonais. Mais le contexte d’alors était bien différent. Nous avons désormais la chance d’avoir des doubleurs passionnés qui mettent beaucoup d’eux-même dans leur travail. Ils méritent vraiment que les spectateurs aillent au-delà de leurs préjugés et découvrent par eux-mêmes la qualité de la version française de Gurren Lagann, Gundam 00 ou encore Tales of Fantasia !

Pour aller plus loin :

Performance graphique de Benjamin à Japan Expo Sud 2010

La deuxième édition de Japan Expo Sud s’est tenue du 19 au 21 février 2010 à Marseille. Nous étions évidemment présents pour couvrir l’événement. Et puisqu’un des leitmotiv de notre association est le partage, c’est tout naturellement que nous allons inviter nos lecteurs à revivre les temps forts de la manifestation tout au long de la semaine. Retrouvez chaque jour, à 12h, un nouvel article sur Japan Expo Sud !

S’il est un auteur de manhua (BD chinoise) largement reconnu en France, c’est bien Benjamin. Celui-ci a signé différentes BD publiées chez Xiao Pan, a eu l’honneur d’une exposition à la galerie parisienne Arludik et a travaillé sur le premier clip de la chanteuse française Jena Lee. Malgré ce foisonnement d’activités, il continue de venir deux fois par an dans l’Hexagone à la rencontre de son public. Il a profité de son passage à Japan Expo Sud pour proposer une performance graphique mémorable, dessinant sur tablette graphique tout en répondant aux questions de l’auditoire. En témoigne la vidéo suivante, dans laquelle un spectateur demande à Benjamin d’où vient son inspiration.

L’échange lui a permis de revenir sur son parcours. Ainsi il vient de la campagne et pense que cela l’a inspiré jusqu’aux couleurs “flashy” qu’il utilise abondamment dans ses dessins. Récemment, il s’est rendu compte que les gens vivant en ville avaient une existence très dure. De ce constat il a fait deux romans, publiés uniquement en Chine. Il planche actuellement sur une nouvelle BD, Saviour, prévue pour l’été 2010 en France. Mais également sur une série d’illustrations sur le mode de vie des jeunes filles chinoises, un travail à découvrir à l’horizon 2012. Il a même révélé l’origine de son nom d’artiste, “Benjamin” : il s’agit en fait du prénom du héros de The Graduate (Le Lauréat en France), interprété par Dustin Hoffman. Le film conte l’histoire d’un jeune adulte un peu perdu dans sa vie. Si Benjamin a pu se reconnaître, à une époque, dans ce personnage, il en est désormais bien loin : ses bandes dessinées sont éditées en France, mais également au Royaume-Uni, en Suisse, en Belgique, aux États-Unis, au Brésil, etc.

Quand on lui demande pourquoi il a commencé à publier ses œuvres en France,  il répond simplement que c’était une opportunité qui lui a été offerte. De plus, selon lui, les lecteurs français sont suffisamment curieux pour apprécier une BD un peu différente.

Mais Benjamin fait lui aussi preuve d’une grande ouverture d’esprit, en témoigne son envie de se frotter à différents médias : ainsi il se dit prêt à travailler sur un nouveau projet de jeu vidéo si on le lui proposait. Toutefois, il ne garantit pas qu’il s’investirait à fond car le coeur de son métier reste la bande dessinée. Mais c’est cette envie d’explorer de nouveaux territoires qui a déjà permis à la collaboration avec Jena Lee de voir le jour. C’est le manager de cette dernière qui est venu le voir dans un festival, en 2007, pour lui suggérer un travail en commun. Le projet était sérieux et a alors vu le jour, avec le succès que l’on sait.

Quels conseils Benjamin donnerait-il aux jeunes qui veulent se lancer dans l’illustration ? D’être âpre à la tâche, d’y dépenser beaucoup d’énergie car le dessin ne permet pas qu’on ne s’y investisse qu’à moitié.

Pour découvrir d’autres éclairages sur Japan Expo Sud :