Jour 4, lundi 18 mars 2013 : National Institute of Informatics

Mon séjour de recherche à Tōkyō durant le printemps 2013

En ce printemps 2013, j’ai été invité par le National Institute of Informatics (NII) de Tōkyō à effectuer un séjour de recherche dans la capitale japonais pour, d’une part approfondir mes collaborations avec le NII, d’autre part donner une série de 4 conférences sur ma thématique de recherche (le model-checking et ses applications à la biologie) d’autre part.

Cette page rassemble un certain nombre de photos de ma vie quotidienne sur place.

Exemple d'échanges enseignant/étudiant via Twitter

Usage pédagogique des médias et réseaux sociaux dans le supérieur. Formation pour le PRES UEB en novembre 2012

À l’occasion d’un projet autour des réseaux sociaux mené par le PRES UEB, j’ai été invité à Rennes ces 27 er 28 novembre 2012 pour animer une formation régionale sur l’usage pédagogique des médias et réseaux sociaux pour un public principalement composé d’ingénieurs techno-pédagogiques et de chargés de projet.

Ma formation est composée d’une alternance de séquence de présentations et de pratique avec l’ensemble des participants. Après avoir mis en avant les enjeux des réseaux sociaux et la manière dont un outil tel que Twitter permet de s’intégrer dans une dimension d’échanges et d’interactions, mon propos s’oriente sur les autres réseaux, et leurs usages respectifs. Il est évidemment également question des services sociaux, tels que les logiciels de prise de note collaborative. Enfin, je conclue sur la belle promesse que constituent les MOOC (Massive Online Open Courses), notamment dans leur modalité connectiviste (cMOOC), en m’appuyant sur l’expérience ITyPA.

Cette intervention de 1 jour et demi vise à permettre aux participants de :

  • Identifier le réseau social adapté au soutien de leur dispositif pédagogique
  • Déterminer les configurations optimales pour l’intégration d’une composante “réseaux sociaux” dans leurs enseignements
  • Initier des interactions enseignant/apprenant grâce aux réseaux sociaux

L’enjeu que représentent les réseaux sociaux pour l’enseignement supérieur n’est plus à démontrer : 83% des 15-24 ans possèdent un compte sur Facebook, selon l’étude (réalisée du 14 au 23 décembre 2010) de l’Ifop sur l’accès des Français à Internet. Ces réseaux bénéficient nativement des faveurs des étudiants. Mais au-delà d’un usage à titre exclusivement privé, il importe que les jeunes développent une bonne maîtrise de leur identité numérique et soient capable de tirer profit des réseaux sociaux tant dans le cadre de leurs études que dans leurs relations professionnelles. Certaines études semblent même montrer que les étudiants qui twittent ont de meilleures notes !

Les réseaux sociaux apparaissent comme des structures très intéressantes pour construire des communautés d’apprentissage. Au cours de cette formation, je balaie la diversité des réseaux sociaux existants, avec leurs usages associés. Je me concentre notamment sur leur utilisation dans le cadre de dispositifs pédagogiques dédiés. J’illustre mon propos à partir d’exemples tirés des expériences que nous menons depuis plusieurs années à l’École Centrale de Nantes.

Le diaporama support d’une précédente formation de ce type est visible en ligne. La nouvelle version, avec les nouveaux éléments que j’y ai intégrés, sera prochainement accessible depuis cette page. J’en profite pour rappeler qu’une captation d’un précédent exposé (donné en février 2012), centré sur l’utilisation de Twitter en enseignement, est également disponible en ligne.

Aperçu du blog de veille technologique des étudiants en informatique de Centrale Nantes

Réactivation du blog de veille technologique en TIC par les étudiants de l’option Informatique de Centrale Nantes

Je crois fermement à l’intérêt des blogs comme outils de partage et de valorisation des travaux menés par les étudiants dans le cadre de leurs différents projets. C’est pourquoi, lorsque j’ai récupéré la responsabilité des projets de veille technologique en informatique à Centrale Nantes, j’avais proposé de nouvelles modalités pédagogiques :

  • l’écriture de compte-rendus bi-mensuels sur un blog dédié. Ce blog est volontairement ouvert sur l’extérieur de manière à favoriser les interactions non seulement entre les groupes d’élèves, mais aussi avec les acteurs extérieurs (professionnels du secteur, anciens élèves, etc.). Et nous avons effectivement constaté plusieurs d’échanges de ce type grâce aux commentaires du blog. C’est ainsi que les élèves ont été amenés à discuter avec des spécialistes du sujet qu’ils traitaient, ou se sont vus indiquer de nouvelles références bibliographiques pour approfondir leur étude.
  • la rédaction d’un rapport final conçu comme un document autonome et complet, ne se contentant pas d’être la concaténation des articles de blogs ;
  • une « soutenance » de 5 minutes pour inciter les élèves à être concis, précis et efficaces.

L’objectif d’un tel projet est d’habituer les élèves-ingénieurs à bâtir une veille technologique sur un sujet scientifique, c’est-à-dire : savoir rechercher l’information, faire preuve de discernement et d’esprit critique, synthétiser et partager l’information efficacement en fonction de la cible et du médium. Le fait que le blog soit complètement ouvert force les élèves à se responsabiliser sur la nécessité d’un travail personnel d’analyse, le respect du droit d’auteur, et plus généralement les règles de base de la communication écrite sur le web. Là où nous avions, auparavant, un certain nombre de rapports “plagiés”, nous avons constaté un regain d’intérêt de la part des élèves qui peuvent se servir de leur production comme un moyen d’illustrer, auprès des recruteurs, leur connaissance de tel ou tel domaine.

Le résultat des dernières années est toujours accessible en ligne, et je vous renvoie vers les articles que j’avais écrits à ce sujet en 2010 et en 2011.

Cette année, ce sont plus de 15 sujets qui vont être explorés au fil des semaines.

Déballage de l'iPad Mini

Mes premières impressions sur l’iPad Mini

J’ai suivi l’actualité des tablettes au fil des dernières années avec beaucoup d’intérêt. J’avais immédiatement cédé aux charmes de l’iPad 1, qui m’a beaucoup accompagné en tant qu’outil de consultation (web, réseaux sociaux, BD), moins en tant qu’outil de production de contenu. Je l’ai renouvelé au printemps dernier, au profit du Nouvel iPad (alias l’iPad 3). La vivacité de la machine, le gain d’un appareil photo et l’enrichissement progressif de l’offre logicielle ont un peu modifié mes usages. J’emmène très régulièrement mon iPad en réunion pour de la prise de notes (notamment sous forme de cartes heuristiques). En salle de classe pour me servir de support de vidéo-projection ou pour avoir une trace des notes écrites lors de la préparation de mes enseignements. Mais là où je pensais, à la présentation de l’iPad 1 en janvier 2010, que ce serait la machine ultime de la mobilité, j’avoue n’avoir jamais sorti ma tablette dans un tram, dans un métro, et même de moins en moins dans les trains. Parce que l’iPad pèse ses 650g (tant dans une sacoche qu’à bout de bras). Parce qu’à choisir entre emmener un ordinateur et un iPad en déplacement, l’ordinateur l’emporte quand il s’agit de mener certaines tâches professionnelles efficacement (par exemple la correction de code informatique rendu par mes étudiants). Pourtant, les avantages de l’iPad en termes de lecture sont très nets. Que faire ?

Manipulation de cartes heuristiques avec l'iPad Mini

Manipulation de cartes heuristiques avec l’iPad Mini

L’iPad mini est dès lors apparu comme une belle promesse. Après une rapide prise en main de quelques heures, voici un bref retour d’usage sur cet appareil qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Apple tire-t-il trop sur la corde ? Ce nouveau modèle vise-t-il seulement à occuper un marché qui prend de l’importance, celui des tablettes d’environ 7 pouces ? Avec l’iPad mini,  Apple se contente-t-il vraiment de rétrécir l’iPad ?

Commençons par cette dernière question : oui, l’iPad Mini est une réduction de l’iPad original. L’écran Retina en moins. Ce qui constitue le reproche majeur que l’on peut faire à ce modèle. Quand on est habitué à un iPad et un iPhone Retina, le retour à un écran non-Retina est presque choquant… et ce, même si au quotidien, on travaille sur des écrans d’ordinateurs non-Retina. C’est sans doute la proximité du modèle Mini avec son aîné qui incite à cette comparaison peu flatteuse.

Mais cette comparaison s’inverse dès lors qu’on considère le poids et la compacité du Mini. La machine paraît incroyablement légère. Ses bords réduits contre-balancent la perte de surface au niveau de l’écran par rapport au modèle originel. Le Mini présente des dimensions avantageuses pour être glissé dans une sacoche ou un sac à mains. Parce que ses spécifications techniques ne sont pas tellement éloignées de son grand frère, il en permet presque tous les mêmes usages. Et plutôt que d’envisager l’iPad Mini comme un iPad avec des choses en moins – comme le font beaucoup de journalistes -, ne suffirait-il de considérer ce modèle en lui-même ? Lorsque le MacBook Air 11 pouces est apparu, il fut apprécié pour ses qualités intrinsèques (volume, poids, efficacité, etc.), pas pour ses faiblesses par rapport à un MacBook Pro 13 ou 15 pouces. Les machines ne sont pas exactement sur le même segment et ce, même si leur prix n’est pas si éloigné. À mon sens, le Mini a une taille idéale, et deviendra résolument incontournable lorsqu’il sera enrichi d’un écran Retina. D’ici là, il appartient aux acheteurs potentiels de mesurer le compromis qualité de l’écran/mobilité en fonction des usages qu’ils projettent : s’ils souhaitent une tablette pour une utilisation fixe, à la maison ou au bureau, alors l’iPad classique (en version Retina) est sans doute le meilleur parti. A contrario, s’ils désirent avoir leur tablette sous la main en permanence – qu’ils soient en ville, dans les transports en commun ou chez eux -, l’iPad Mini paraît très pertinent.

Il est trop tôt pour que je puisse déjà me prononcer sur la viabilité à long terme des usages sur cet iPad Mini. Comme avec le premier iPad à sa sortie, ils sont pour partie à inventer. Mais je connais déjà un domaine sur lequel je vais éprouver cette machine au cours de ce week-end de Toussaint : la lecture de mangas ! Car l’écran de l’iPad mini est quasi équivalent à celui d’une page de manga au format tankōbon, autrement dit une dimension parfaitement adaptée à ce type de consultation.

Lecture de manga sur l'iPad Mini : un format idéal !

Lecture de manga sur l’iPad Mini : un format idéal !

D’ailleurs, je n’ai pu m’empêcher de tester le confort de lecture de mon livre Otaku Tōkyō Isshukan sur l’iPad Mini. J’en aime beaucoup le résultat !

Mon livre sur les différents iDevices, de l’iPad à l’iPhone en passant par l’iPad Mini, sans oublier la version papier !

Mon livre sur les différents iDevices, de l’iPad à l’iPhone en passant par l’iPad Mini, sans oublier la version papier !

Concours de cosplay des Utopiales - Journée Manga-tan 2011

Utopiales 2012 : les activité du pôle asiatique

Dans un peu plus d’une semaine débutera la 13e édition du Festival International de Science-Fiction à Nantes, les Utopiales. Avec Neil Gaiman en invité d’honneur, et un programme des plus touffus.

Et ce sera déjà la sixième année d’existence du pôle asiatique au sein du festival ! Fidèle aux habitudes, la Journée Manga-tan revient pour une nouvelle édition le 11 novembre. Au menu : de belles projections (je suis vraiment ravi de vous faire découvrir le vibrant A Letter to Momo et le très esthétique Voyage vers Agharta), des invités passionnés et passionnants (Julien Pirou et Florent Gorges) et le traditionnel concours de cosplay géré cette année par la Brigade SOS francophone. Une fois de plus, le dimanche s’annonce festif… un moment incontournable en perspective !

Mais le programme autour du manga et de l’animation ne s’arrête pas là. Car nous poursuivons le partenariat avec l’école de manga de Niigata, le JAM College. Ce sont d’ailleurs des élèves de cette école qui signent cette année encore l’affiche de la journée Manga-tan. Une professionnelle diplômée de cette école, Ayumi Katagiri, des enseignants et étudiants seront également présents sur la manifestation pour réaliser un manga inspiré par 20.000 Lieux sous les Mers de Jules Verne !

Enfin j’ai la chance de pouvoir présenter une série de films qui furent, pour moi, une véritable révélation de la puissance de l’animation japonaise ! Il s’agit de la trilogie de films baptisés “Patlabor“. Certains connaissent peut-être le manga ou la série animée, mais les films transcendent l’univers et parlent à tout un chacun. À travers une vision de Tôkyô remplie de robots géants, ces longs métrages (visibles indépendamment) proposent une réflexion sur la société, le rapport à la paix et à la guerre, la place de la science et l’hybris. J’ai eu un véritable choc en voyant Patlaor en K7 VHS, au milieu des années 90, et ces oeuvres sont de celles qui m’ont donné envie d’explorer plus en avant la richesse de l’animation japonaise. C’est donc un grand bonheur pour moi de pouvoir projeter, lors des Utopiales, cette trilogie, qui plus est dans sa nouvelle version disposant d’un master HD. Les spectateurs devraient en avoir plein les yeux.

Tous les détails sont en ligne sur le site d’Univers partagés. J’espère que les connaisseurs, tout autant que les néophytes, trouveront leur bonheur dans cette programmation !

Affiche de la Journée Manga-tan 2012

Affiche de la Journée Manga-tan 2012